NEWSLETTER N° 9 INFOS-SPORT-SANTE DU 15 MAI 2026
- 16 mai
- 32 min de lecture

onvaincu que l'activité physique DEVRAIT devenir un élément central de la politique de prévention santé, j'ai souhaité en créant cette newsletter mettre à votre disposition des informations utiles à la compréhension d'un écosystème centré sur la santé et ses déterminants. La plus grande partie de mon activité pour rédiger cette news letter consiste à identifier des sources pertinentes pour chaque sujet, et à conduire une veille permanente pour repérer des sources supplémentaires. Vous trouverez donc de nombreuses informations, études, rapports, textes , recommandations etc ... utiles j'espère pour évoluer ,en meilleure connaissance de cause, dans l'univers de la santé.
BONNE LECTURE
N'oubliez pas si vous jugez utile de diffuser, liker ou/et de Republier merci😊
Sommaire
Cette newsletter Santé n°9 propose une veille structurée autour de 23 thématiques couvrant la prévention, le sport-santé, la santé publique, la nutrition, la santé mentale, les politiques publiques, les territoires, le vieillissement, l’éducation thérapeutique et l’intelligence artificielle en santé. Elle rassemble des recommandations de sociétés savantes, des plans nationaux et internationaux, des textes réglementaires, des rapports d’expertise, des enquêtes d’opinion et des études scientifiques récentes. L’ensemble vise à fournir aux professionnels, décideurs et acteurs de terrain des repères fiables, des ressources actualisées et des éléments d’analyse directement mobilisables pour nourrir leurs pratiques, leurs projets et leurs stratégies d’action en santé
Événement : Salon National Sport Santé & APA 2026
Recommandations des sociétés savantes
Politiques de santé publique
Santé mentale
Santé au travail
Financement public du sport
Territoires, sport et prévention
Sport universitaire
Développement durable
Réseau français Villes-Santé
Textes de loi, décrets, instructions
Économie du sport
Les tendances
Seniors – autonomie
Politique de prévention santé
Enquêtes d’opinion
La pratique sportive en France et à l’étranger
Nutrition
L’encadrement réglementaire des pratiques
Études et veilles scientifiques
Éducation thérapeutique
Système de santé européen
I.A. / Intelligence artificielle
1 EVENEMENT : Salon National Sport Santé & APA 2026 !
Les 30 et 31 mai à Toulouse, je serai présent au Salon National Sport Santé & APA, un événement devenu incontournable pour tous les acteurs engagés dans le sport, le sport santé, la santé et l’activité physique adaptée. Je co-animerai l’espace conférences aux côtés de Nathalie Courcelle, avec un programme riche en échanges, expertises et retours de terrain. Un rendez-vous pour :
Comprendre les enjeux actuels du sport santé
Découvrir des solutions concrètes et innovantes
Échanger avec des professionnels engagés
Tester des pratiques adaptées accessibles à tous
Dans un contexte où l’activité physique est reconnue comme essentielle pour la santé physique, mentale et sociale, ce type d’événement prend tout son sens.
Professionnels ou grand public : vous êtes les bienvenus
Entrée gratuite sur inscription :
🎟️ Réservez votre place dès maintenant : ➡️ www.sportsanteapa.com
Au plaisir de vous y retrouver !
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2 RECOMMANDATIONS DES SOCIETES SAVANTES
Les Directives canadiennes de mouvement sur 24 heures pour les 18‑64 ans recommandent de bouger chaque jour, limiter la sédentarité et dormir suffisamment pour optimiser la santé. Elles préconisent au moins 150 minutes hebdomadaires d’activité aérobique d’intensité moyenne à élevée, plusieurs heures d’activité légère incluant des périodes debout, et du renforcement musculaire au moins deux fois par semaine. La sédentarité ne devrait pas dépasser 8 heures par jour, dont un maximum de 3 heures de loisir devant un écran, avec des interruptions fréquentes des longues périodes assises. Un sommeil régulier de 7 à 9 heures de bonne qualité est également recommandé. Ces recommandations, fondées sur les meilleures données probantes, réduisent le risque de mortalité, maladies chroniques, troubles mentaux et améliorent fonctions cognitives, qualité de vie et santé osseuse.
Les Directives canadiennes de mouvement sur 24 heures pour les 65 ans et plus recommandent une approche intégrée combinant activité physique, réduction de la sédentarité et sommeil suffisant pour optimiser la santé. Elles s’adressent aux adultes de 65 ans et plus en bonne santé apparente, tous milieux confondus, et reposent sur les meilleures données probantes disponibles et un consensus d’experts. Les recommandations incluent au moins 150 minutes hebdomadaires d’activités aérobies d’intensité modérée à élevée, complétées par des exercices de renforcement musculaire au moins deux fois par semaine, des activités d’équilibre et plusieurs heures d’activité légère, incluant du temps passé debout. Il est conseillé de limiter la sédentarité à un maximum d’environ 8 heures par jour, dont au plus 3 heures de temps de loisir devant un écran, en interrompant aussi souvent que possible les longues périodes assises.Les lignes directrices préconisent également 7 à 8 heures de sommeil de bonne qualité avec des heures de coucher et de lever régulières, dans le cadre d’une bonne hygiène de sommeil. Le respect, même partiel, de ces cibles est associé à une réduction du risque de mortalité, de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, de certains cancers, de troubles mentaux et de chutes, ainsi qu’à une amélioration de la santé osseuse, de la cognition, de la fonction physique et de la qualité de vie.
Les directives canadiennes 24 h recommandent aux enfants et jeunes de 5 à 17 ans un équilibre quotidien entre activité physique, peu de sédentarité et un sommeil suffisant pour optimiser leur santé globale. Elles préconisent au moins 60 minutes/jour d’activité physique d’intensité modérée à élevée, incluant des activités intenses et de renforcement musculaire et osseux au moins 3 jours/semaine, complétées par plusieurs heures d’activité légère. Le sommeil doit être de 9 à 11 h pour les 5–13 ans et de 8 à 10 h pour les 14–17 ans, avec des horaires réguliers. Le comportement sédentaire doit être limité à un maximum de 2 h/jour de loisirs devant écran et à un minimum de périodes prolongées assises, en privilégiant davantage de temps dehors et des ajustements progressifs pour ceux qui ne respectent pas encore ces recommandations.
Les directives canadiennes de mouvement sur 24 heures pour les 0‑4 ans promeuvent un équilibre entre activité physique, sédentarité de qualité et sommeil suffisant afin de soutenir une croissance et un développement sains. Elles s’adressent aux nourrissons, tout‑petits et enfants d’âge préscolaire, en bonne santé ou avec certaines incapacités, avec avis médical au besoin. Elles recommandent des activités variées, ludiques, sécuritaires, adaptées au développement, dans divers environnements et avec interactions adultes‑enfants. Le temps d’écran est déconseillé avant 2 ans puis limité à 1 heure, au profit d’activités interactives sans écran (lecture, histoires, jeux). Un rituel de sommeil régulier, sans écran et dans une chambre sans écrans, est encouragé. L’adhésion progressive à ces recommandations améliore condition physique, développement cognitif et moteur, régulation émotionnelle et bien‑être global.
4° Programme national pour l’alimentation Vers une alimentation saine et durable pour tous 2026 - 2030 Le PNA4 2026‑2030 vise à renforcer la souveraineté alimentaire tout en accélérant la transition vers une alimentation saine, durable et accessible à tous, en cohérence avec la SNANC et le PNNS. Il fixe des objectifs à 2030 sur la santé (réduction du surpoids), l’environnement (baisse des émissions, réduction du gaspillage), la justice sociale (lutte contre la précarité alimentaire) et la structuration des filières. L’action se décline en quatre axes : gouvernance systémique et projets alimentaires territoriaux, transformation des environnements alimentaires (restauration collective, distribution, industrie), accompagnement des comportements alimentaires, et renforcement de la recherche, de l’expertise et de l’évaluation pour piloter la transition.
Unir nos forces pour mieux prévenir plan d’action gouvernemental 2026-2031 de la stratégie nationale de prévention en santé Le plan d’action gouvernemental 2026‑2031 de la Stratégie nationale de prévention en santé vise à faire de la prévention un véritable projet de société au Québec, afin d’améliorer la santé, le bien‑être et la pérennité du système de santé. D’ici 2035, il cible une réduction de 10% de la croissance du fardeau des maladies évitables et une diminution de 10% de l’écart de mortalité prématurée lié aux inégalités socioéconomiques. Articulé autour de 4 grandes orientations (réduire les maladies évitables, soutenir des générations en santé, bâtir des milieux de vie sains et faire de la prévention un projet de société), il déploie 54 mesures regroupées en 19 ambitions, agissant sur le pouvoir d’agir des individus, les services cliniques préventifs, la prévention dans les communautés et les politiques publiques saines, dans une démarche intersectorielle impliquant l’ensemble des partenaires gouvernementaux, communautaires et citoyens.
« IN FORM – Initiative allemande pour une alimentation saine et davantage d’activité physique. Plan d’action national pour la prévention de la malnutrition, de la sédentarité, du surpoids et des maladies associées. » Titre traduit : « IN FORM – Initiative allemande pour une alimentation saine et davantage d’activité physique. Plan d’action national pour la prévention de la malnutrition, de la sédentarité, du surpoids et des maladies associées. » Ce plan d’action national allemand vise à améliorer durablement les habitudes alimentaires et le niveau d’activité physique de la population afin de réduire surpoids, obésité et maladies chroniques associées, ainsi que les inégalités sociales de santé. Il s’appuie sur une campagne fédérale, la mobilisation des Länder, des communes et de la société civile, et l’articulation avec les stratégies européennes et de l’OMS . Cinq axes structurent l’action : exemplarité des pouvoirs publics, information et éducation, promotion de l’activité physique au quotidien, amélioration de la qualité de la restauration collective et soutien à la recherche et à l’évaluation .
3 POLITIQUES DE SANTE PUBLIQUE
Feuille de route stratégique pour un système de santé soutenable et résilient : agir en amont face aux maladies chroniques Ce rapport propose une feuille de route pour transformer le système de santé français, encore trop centré sur le curatif, en un système soutenable, résilient et orienté vers la prévention et l’intervention précoce face aux maladies chroniques. Il mobilise un cadre en sept domaines (santé de la population, gouvernance, organisation des soins, financement, ressources humaines, médicaments/technologies, soutenabilité environnementale) pour analyser performances, lacunes et inégalités, puis formuler des recommandations opérationnelles, notamment sur la coordination des acteurs, le renforcement des soins primaires, la réorientation des financements vers la prévention, la stratégie RH de long terme et une meilleure exploitation des données de santé pour piloter qualité, équité et résultats.
Mettre en œuvre en contexte français des politiques publiques intégrées favorables à la qualité de vie Ce rapport du HCSP plaide pour un changement de paradigme vers des politiques publiques intégrées, centrées sur les déterminants sociaux de la santé et la prévention primordiale, afin d’améliorer la qualité de vie et réduire les ISTS. Il montre que la santé est co‑produite par l’ensemble des politiques (urbanisme, logement, emploi, environnement) et ne peut plus être réparée a posteriori par le seul système de soins. S’appuyant sur analyses documentaires, auditions et études de cas intersectorielles, il identifie obstacles et leviers à la démarche « Santé dans toutes les politiques » et formule 8 propositions déclinées en 19 actions, organisées autour de trois enjeux : faire norme (cadre législatif et financier), renforcer la gouvernance intersectorielle et structurer recherche, expertise et données, en recherchant systématiquement des co‑bénéfices santé‑société.
« Comment renforcer l’expertise pour favoriser un changement de paradigme en matière de prévention des maladies ? Résumé (≈100 mots) : Ce rapport de la Haute Autorité de santé analyse comment développer une véritable culture de promotion de la santé et de prévention des maladies (HPDP) pour réorienter le système de santé français vers la prévention. Il souligne le manque de données robustes sur l’efficacité, le coût‑efficacité, les conditions de mise en œuvre et les externalités des interventions, ce qui freine les décisions et la généralisation des programmes. Le document propose un « toolkit » méthodologique pour structurer l’évaluation et un dispositif de dialogue/intermédiation entre chercheurs, décideurs et acteurs de terrain, inspiré notamment du Prevention Partnership Centre australien.
La « santé dans toutes les politiques » est une approche intersectorielle visant à intégrer systématiquement les impacts sanitaires dans toutes les décisions publiques afin d’améliorer la santé et l’équité. Fondée sur la promotion de la santé au sens de l’OMS, elle mobilise des secteurs variés (urbanisme, transports, travail, alimentation) pour agir sur les déterminants de santé et rechercher des synergies. Construite par quarante ans de déclarations internationales (Ottawa, Helsinki, etc.) et consolidée en droit de l’Union européenne (article 168 TFUE, Charte des droits fondamentaux), elle reste en France incomplètement institutionnalisée. Le cadre législatif français s’est densifié (lois de santé publique, PNNS, Nutri-Score) et intègre prévention, promotion et intersectorialité, mais sans obligation générale ni outils méthodologiques et financiers robustes pour imposer la prise en compte de la santé dans toutes les politiques.
4 SANTE MENTALE
Santé mentale des enfants, adolescents et jeunes au 21ᵉ siècle Ce rapport de l'OCDE examine la détérioration de la santé mentale des jeunes de moins de 25 ans dans les pays membres. Dans neuf pays sur onze disposant de données comparables, la santé mentale des jeunes a décliné de 3% à 16% annuellement entre 2012 et 2022. La pandémie de COVID-19 a aggravé cette crise, mais la tendance était déjà visible avant 2020. Les filles et les adolescents plus âgés sont particulièrement touchés. Le rapport identifie des facteurs multiples incluant la digitalisation, l'anxiété climatique, les inégalités socio-économiques et la pression scolaire. Des approches préventives multisectorielles, des services de soutien accessibles et une meilleure collecte de données sont recommandés.
Analyse mensuelle des indicateurs à partir des réseaux OSCOUR® et SOS Médecins
Comment les écrans déforment le cerveau des jeunes enfants les données récentes montrent que, chez les tout-petits, une exposition précoce et prolongée aux écrans peut modifier la trajectoire de maturation du cerveau (réseaux visuels, contrôle cognitif), être associée à de plus faibles scores de langage, motricité fine et autonomie, et perturber le sommeil, surtout quand les écrans sont utilisés en soirée. Ces effets semblent en moyenne d’ampleur modérée au niveau individuel mais deviennent préoccupants à l’échelle de la population, ce qui justifie de limiter fortement les écrans avant 2–3 ans, d’éviter totalement les écrans au moment des repas et avant le coucher, et de privilégier les interactions directes, le jeu libre et la lecture partagé
Santé mentale : un état des lieux au regard de la situation financière, de l’orientation sexuelle et des discriminations subies L’enquête EpiCov (2020‑2022) montre une légère baisse globale des syndromes dépressifs, mais une forte dégradation de la santé mentale chez les 15‑24 ans, surtout les jeunes femmes. Les pensées suicidaires augmentent entre 2020 et 2022, passant à 3,4% des adultes, avec un pic à 7% chez les moins de 25 ans et des tentatives de suicide plus fréquentes dans cette tranche d’âge . Les difficultés émotionnelles chez les enfants de 5 à 17 ans progressent également, en particulier chez les filles . Les facteurs les plus associés aux syndromes dépressifs sont les difficultés financières, le manque de soutien social, les discriminations (âge, sexe, origine, poids, handicap), l’appartenance aux minorités sexuelles, la maladie chronique, ainsi qu’une surexposition aux écrans et aux réseaux sociaux, surtout chez les jeunes femmes, chez qui ces facteurs se cumulent.
L'impact des usages de l'IA sur la santé mentale des jeunes européens Cette enquête Ipsos bva – Vyv montre une forte prévalence de l’anxiété chez les jeunes Européens et un usage massif de l’IA dès 11 ans, notamment pour les études, les loisirs et les sujets intimes. Près de la moitié des jeunes Français utilisent l’IA pour parler de problèmes personnels, la vivant comme un conseiller ou un confident « toujours disponible », surtout chez ceux suspectés de trouble anxieux généralisé. Les bénéfices perçus (aide, confiance, apaisement) coexistent avec la conscience de risques : isolement, fragilisation du bien‑être, incertitudes sur la confidentialité et le devenir des données. Les jeunes expriment une forte demande d’information sur les risques, les bonnes pratiques et la gestion de leurs données lorsqu’ils recourent à l’IA.
5 SANTE AU TRAVAIL
Prévention des risques psychosociaux au travail Cette étude EUROGIP présente un panorama international actualisé des risques psychosociaux (RPS) au travail, de leurs déterminants, de leurs conséquences et des réponses apportées par les institutions et les États. Elle rappelle les définitions de la santé mentale et des RPS (OMS, OIT, EU-OSHA, rapport Gollac), détaille les principaux facteurs de risque (organisation du travail, exigences émotionnelles, autonomie, rapports sociaux, insécurité, interface travail‑vie privée, etc.) et leurs effets individuels, organisationnels et macro‑économiques. En s’appuyant sur les données européennes et internationales récentes (Eurostat, Eurofound, EU‑OSHA, OCDE, OMS, Assurance Maladie), le rapport montre la forte progression des situations de santé mentale dégradée et le coût massif pour les systèmes productifs. Il analyse ensuite les normes, plans d’action et recommandations de l’ISO, de l’OCDE, de l’OMS, de l’OIT et des institutions européennes, qui encadrent la prévention, la reconnaissance et la prise en charge des RPS, et souligne à la fois les avancées et les limites de leur mise en œuvre effective dans les pays étudiés.
Etude sur l’impact économique de l’activité physique et sportive sur l’entreprise, le salarié et la société civile Cette étude de Goodwill-management quantifie l’impact économique de l’activité physique et sportive (APS) pour l’entreprise, le salarié et la société. À partir de plus de 150 études, d’une enquête auprès de 200 entreprises et d’une modélisation en MET.heures/semaine, elle montre qu’un salarié sédentaire qui se met au sport améliore sa productivité de 6 à 9%, ce qui peut augmenter la rentabilité nette de l’entreprise de 1 à 14%. Le salarié réalise 5 à 7% d’économies sur son budget santé, et la société civile environ 7 à 9% d’économies par salarié (près de 300 €) via la baisse des dépenses de santé, de la dépendance et de la mortalité précoce.
6 FINANCEMENT PUBLIQUE DU SPORT
Analyse de l’exécution budgétaire 2025 Mission Sport, jeunesse et vie associative La mission Sport, jeunesse et vie associative est composée des quatre programmes 163 – Jeunesse et vie associative, 219 – Sport, 350 – Jeux olympiques et paralympiques 2024 et 385 – Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030, qui relèvent d’un même ministère chargé des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Les dépenses d’intervention (titre 6) de la mission représentent 38 % des CP consommés en 2025 (48,5 % en 2024, 53 % en 2023) et les subventions pour charge de service public (SCSP) 44,8 % (31,3 % en 2024). Les crédits de fonctionnement courant (catégorie 31) représentent 6,1 % des crédits exécutés, ce qui porte à 50,9 % la part de l’ensemble des dépenses de titre 3 dans les crédits de paiement consommés. Les crédits d’investissement sont minoritaires (1,4 % des AE et 1,1 % des CP) et concernent le programme 219 – Sport, le programme 350 – Jeux olympiques et paralympiques 2024 et le programme 385 – Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030.
Le guide des financements européens dans le sport Ce guide présente le cadre européen du sport, les acteurs clés (Conseil, Commission, Parlement, CJUE) et le plan de travail UE 2024‑2027 autour de l’intégrité, de la durabilité socio‑économique et de la santé par l’activité physique. Il explique comment le sport est reconnu dans les traités, les politiques et les programmes européens (Erasmus+, FEDER, FSE+, EU4Health…), avec un budget renforcé pour 2021‑2027. La seconde partie détaille les grands principes des financements (cofinancement, consortium, valeur ajoutée européenne, durabilité) et les mécanismes pratiques : appels à propositions, critères d’évaluation, portail Funding & Tenders. Le guide souligne le retard français dans la mobilisation de ces fonds, les freins (manque de temps, complexité perçue) et les bénéfices stratégiques d’y recourir : ressources financières, crédibilité, coopération internationale et montée en compétences des équipes.
Erasmus+ 2026 est le programme de l’UE pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport sur 2021‑2027, renforcé après 2014‑2020 pour élargir la participation et l’impact. Il vise le développement personnel et professionnel, la croissance durable, l’emploi de qualité, la cohésion sociale, l’innovation et le renforcement de l’identité européenne. Ses priorités horizontales sont l’inclusion et la diversité, la transformation numérique, l’environnement et le climat, ainsi que la participation démocratique et l’engagement civique. Le guide 2026 détaille objectifs, budget, dispositifs de mobilité, coopération, reconnaissance des compétences et modalités de candidature aux différents appels.
7 TERRITOIRES ET SPORT ET PREVENTION
la filière sport en Nouvelle-Aquitaine Le Book présente la filière sport en Nouvelle-Aquitaine, 3e région sportive de France, et met en avant sa stratégie pour développer la pratique pour tous tout en réduisant l’impact environnemental. Il décrit la politique régionale structurée autour de quatre orientations (santé et société, cohésion territoriale, sport de haut niveau, soutien aux têtes de réseau) et une filière de 11 900 entreprises générant 4,5 Md€ de chiffre d’affaires. L’ouvrage détaille ensuite l’incubateur « Sport Impulsion », coordonné par ADI et la Région, qui accompagne sur un an des start-up sportives via coaching entrepreneurial, ateliers collectifs, mentoring et réseau de partenaires publics/privés. La suite du document présente les fiches des entreprises incubées (sport tech, santé, IA, équipements, numérique associatif, etc.) illustrant un écosystème innovant et structuré autour du sport comme levier d’innovation.
L’inclusion en mouvement : repenser la ville par les pratiques sportives Ce rapport montre comment le sport, à travers ses espaces et pratiques, peut devenir un levier d’inclusion sociale dans des villes confrontées à la sédentarité, aux inégalités et aux tensions urbaines, en France, au Cameroun, au Sénégal et au Rwanda. Il distingue inclusion « dans », « par » et « à travers » le sport, recense plus de 160 initiatives de « sport à impact », et propose un référentiel d’indicateurs pour professionnaliser la mesure d’impact. L’accent est mis sur l’accessibilité des infrastructures, la levée des barrières symboliques, la diversité des espaces (libres, encadrés, de spectacle) et la nécessité d’impliquer une pluralité d’acteurs pour faire du sport un vecteur conscient de transformation urbaine et sociale.
Des politiques locales intégrées pour la qualité de vie : Les collectivités locales, acteurs majeurs de la prévention. Ce document appelle à une profonde transformation des politiques publiques locales pour faire de la santé et de la qualité de vie un objectif transversal dans toutes les politiques communales (urbanisme, transport, logement, environnement, social, etc.). Il promeut la prévention primordiale en agissant sur les environnements de vie, dans la logique « Santé dans toutes les politiques », afin de créer des co-bénéfices simultanés en termes de santé, d’économie et de résilience territoriale, et d’éviter des coûts cachés futurs pour le système de soins. Le HCSP propose cinq grands axes pour les collectivités : intégrer systématiquement la santé dans chaque politique locale (EIS, urbanisme favorable à la santé), renforcer par la loi les compétences et moyens des communes, croiser les financements pour des politiques co-bénéfiques, organiser le recueil de données locales sur les déterminants de santé, et mobiliser les expertises existantes via des centres de ressources et des partenariats recherche–collectivités. Les maires et présidents de communautés de communes sont présentés comme des acteurs majeurs de cette stratégie, capables de faire de chaque projet un levier de bien-être, de soutenabilité budgétaire et d’attractivité territoriale.
8 SPORT UNIVERSITAIRE
Schéma directeur du sport à l’université de Bordeaux 2025-2030 Le schéma directeur du sport 2025-2030 de l’université de Bordeaux pose le sport et l’activité physique comme leviers stratégiques de santé, de réussite et de cohésion pour toute la communauté universitaire, en cohérence avec les orientations nationales sport-santé. Il s’articule autour de trois axes : rendre les pratiques accessibles et équitables (UE sport créditante, harmonisation de l’offre, amélioration de la visibilité et de l’accessibilité), développer un campus « Healthy » en intégrant le sport dans les politiques de prévention, de qualité de vie et d’adaptation des emplois du temps, et faire rayonner l’université via la compétition, les grands événements et l’innovation en sciences du mouvement humain. Le document définit un cadre méthodologique, une gouvernance et des partenariats pour déployer des actions prioritaires, ajustables chaque année, en s’appuyant sur la recherche, la formation et un réseau d’acteurs internes et externes.
9 DEVELOPPEMENT DURABLE
The Global Sport and Sustainable Development Goals Baseline and Initial Impact Report: « Rapport de référence et d’impact initial sur le sport mondial et les objectifs de développement durable ». Ce rapport évalue de façon systémique comment l’éducation physique, l’activité physique et le sport contribuent aux Objectifs de développement durable (ODD), en proposant un premier outil de mesure et un état des lieux mondial. Il s’appuie sur 60 indicateurs répartis en sept domaines : santé, éducation, croissance économique et emploi, durabilité environnementale, sociétés pacifiques et inclusives, égalité de genre et intégrité du sport. La méthodologie, inspirée d’indices comme l’IDH, recourt à des imputations pour combler d’importantes lacunes de données. Le rapport met surtout en évidence le manque de données harmonisées et appelle à renforcer la collecte et la diffusion des informations pour piloter les politiques sport‑développement.
10 RESEAU FRANCAIS VILLES SANTE
Newsletter Réseau français Villes-Santé AVRIL 2026 Cette newsletter d’avril 2026 du Réseau français Villes-Santé présente un ensemble d’actualités nationales et internationales en santé publique, centrées sur la santé dans toutes les politiques et l’approche « Une seule santé ».
11 TEXTES DE LOI-DECRETS-INSTRUCTIONS
12 ECONOMIE DU SPORT
Le rapport Sport Industry Report 2026 décrit un secteur sportif mondial en forte croissance mais confronté à des défis majeurs d’accessibilité, de durabilité et de régulation. Il souligne l’optimisme des fans et des professionnels, tout en alertant sur le risque que le sport devienne un produit de luxe sous l’effet des prix des billets, abonnements TV et coûts de pratique. L’étude met en avant la montée de l’investissement (notamment au Royaume‑Uni et en Irlande), la maturation du sport comme classe d’actifs, ainsi que le rôle croissant des capitaux privés et souverains. Elle insiste sur la responsabilité sociale et climatique du sport, le potentiel de transformation du sport féminin, et l’impact décisif des technologies et des réseaux sociaux sur l’expérience des fans.
Impact économique des structures sportives . Ce guide propose une méthode opérationnelle pour mesurer, valoriser et améliorer l’empreinte économique locale des structures sportives associatives et marchandes, en complément de leurs impacts sociaux et environnementaux. Il rappelle que les clubs sont de véritables acteurs économiques de proximité (emplois, achats, attractivité), et que la mesure de leur impact sert à objectiver le dialogue avec les collectivités, partenaires économiques et réseaux sportifs. L’ouvrage distingue clairement poids économique et impact économique local, insiste sur le cadrage (objet, territoire, période, flux), et fournit une méthode pas à pas, illustrée d’exemples, pour calculer impact primaire et secondaire, limiter les fuites, renforcer les achats locaux, diversifier les ressources et articuler impact économique, social et environnemental dans une stratégie territoriale durable.
13 LES TENDANCES
Ce livre blanc montre comment les clubs peuvent transformer les mutations du sport (pratiques libres, offres privées, digitalisation) en opportunités en devenant des « clubs 360 », hybrides, communautaires et orientés services plutôt que seulement compétitions. Le modèle historique « 1 licence = 1 saison = 1 compétition » est remis en cause au profit d’une pratique à la carte, flexible et hybride, qui oblige clubs et fédérations à inventer des formules plus souples (pass, licences événementielles, hybridation physique/numérique). Le texte détaille des stratégies concrètes : capter des pratiquants « hors-murs » via des offres passerelles comme la Licence Liberté en Ping VR, travailler avec les structures privées dans une logique de fédération‑plateforme (ex. Vertical Series en escalade), repenser l’adhésion statutaire et la licence comme bouquet de services, et faire du club un « social hobby » centré sur la communauté, soutenu par des outils digitaux comme TeamPulse ou HelloAsso.
Image corporelle, alimentation et activité physique : portrait des préoccupations des québécois.es 2025
« Différences de genre dans l’insatisfaction corporelle : une étude de grande ampleur chez les adolescents à partir de deux enquêtes internationales ».Cette étude analyse plus de 70 000 adolescents de 15–16 ans dans 9 pays (PISA) et plus de 220 000 adolescents de 11–16 ans dans 41 pays (HBSC) pour comparer l’insatisfaction corporelle des filles et des garçons. Les filles déclarent systématiquement plus d’insatisfaction, indépendamment de l’IMC, du statut socioéconomique, de l’âge ou du pays, et cette insatisfaction est plus fortement liée à leur satisfaction de vie et à leur sentiment d’efficacité personnelle. Le « gap » de genre est plus marqué chez les élèves performants, les adolescents favorisés et ceux ayant un IMC plus élevé, et augmente avec l’âge . Il varie fortement entre pays et est surtout tiré par le niveau d’insatisfaction des filles . Les pays les plus développés et les plus égalitaires présentent paradoxalement les plus grands écarts, en lien avec des normes de genre associant davantage les femmes à l’apparence physique plutôt qu’aux capacités, ce qui pourrait contribuer au « paradoxe de l’égalité de genre ».
14 SENIORS- AUTONOMIE
Rapport mondial sur l’âgisme. Ce rapport de l’OMS décrit l’âgisme comme un ensemble de stéréotypes, de préjugés et de discriminations fondés sur l’âge, qui touchent autant les jeunes que les personnes âgées et nuisent gravement à leur santé, à leurs droits et à l’économie. Il montre que l’âgisme est omniprésent dans les systèmes de santé, l’emploi, les médias et les politiques publiques. Il met en évidence ses impacts sur la mortalité, la santé physique et mentale, l’isolement, la pauvreté et les coûts pour la société. Le rapport identifie trois leviers efficaces pour le réduire : les lois et politiques, les interventions éducatives et les contacts intergénérationnels, et appelle à un mouvement mondial pour changer le regard sur l’âge.
Hospitalisations et mortalité en lien avec une chute chez les personnes de 65 ans et plus en France Données 2015-2024 Les hospitalisations et décès liés aux chutes chez les ≥65 ans augmentent fortement en France entre 2015 et 2024, surtout après 2019 et aux âges ≥85 ans. Entre 2019 et 2024, les hospitalisations pour chute chez les ≥65 ans passent de 135 182 à 174 824 (+29,3%, taux standardisé +20,5%), avec des taux plus élevés chez les femmes et chez les ≥85 ans. Les décès liés aux chutes augmentent de 15 952 à 20 148 (+26,3%, taux standardisé +18%), avec une mortalité standardisée plus forte chez les hommes et une nette saisonnalité hivernale. Les régions Grand Est, Normandie, Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes présentent les niveaux les plus élevés. L’augmentation dépasse les tendances attendues pré-2019 et souligne la nécessité de renforcer prévention et surveillance.
15 POLITIQUE DE PREVENTION SANTE
« Rapport mondial sur l’utilisation des taxes sur les boissons sucrées, 2025 ». Ce rapport de l’OMS évalue en 2025 l’utilisation des taxes sur les boissons sucrées dans le monde, sur la base de données collectées jusqu’en juillet 2024. Il décrit quels pays appliquent des accises, quels types de boissons sont concernés, les niveaux de taxation et leur part dans le prix. Le rapport montre que 116 pays taxent au moins une boisson sucrée, mais avec des niveaux souvent faibles, une faible prise en compte de la teneur en sucre et peu d’indexation sur l’inflation. L’OMS conclut que ces taxes restent sous-utilisées et recommande d’augmenter et d’optimiser la fiscalité pour réduire la consommation de sucres libres et prévenir les maladies non transmissibles.
Rapport de gestion 2025 Promouvoir la santé et prévenir les maladies Promotion Santé Suisse a poursuivi sa mission de promouvoir la santé et de prévenir les maladies à travers cinq domaines d'intervention prioritaires en 2025. L'organisation a collaboré avec les 26 cantons pour mettre en œuvre des programmes d'action destinés aux enfants, adolescents et personnes âgées, en lançant notamment un programme dans le canton de Glaris. Elle a soutenu 93 projets dans les domaines de l'alimentation, de l'activité physique et de la santé psychique. En matière de gestion de la santé en entreprise, 111 entreprises ont obtenu le label "Friendly Work Space", touchant plus de 217 000 collaborateurs. La Fondation a également accompagné 80 projets de prévention dans le domaine des soins et organisé 47 manifestations de coordination. L'utilisation des fonds reste transparente avec 79% investis directement dans les projets partenaires.
Allemagne Politiques, interventions et actions Déterminants commerciaux des maladies non transmissibles dans la Région européenne de l’OMS Ce rapport met en évidence l’impact considérable des déterminants commerciaux sur les maladies non transmissibles (MNT) dans la Région européenne de l’OMS. Près de 7 500 décès par jour dans la Région sont attribuables aux déterminants commerciaux, tels que le tabac, l’alcool, les aliments transformés, les combustibles fossiles et les pratiques professionnelles. Ces produits et pratiques commerciaux contribuent à 25% de l’ensemble des décès dans la Région. Les chapitres du rapport explorent systématiquement divers aspects de la manière dont les intérêts commerciaux aggravent les MNT et les principales stratégies utilisées par les acteurs commerciaux pour influencer négativement les politiques liées aux MNT aux niveaux national et international. Le rapport fournit également des études de cas sélectionnées dans la Région pour illustrer les principales stratégies et les résultats de l’influence de l’industrie sur les politiques de santé. Il appelle ensuite à une action urgente et coordonnée pour s’attaquer aux déterminants commerciaux des MNT. Il plaide pour la constitution de coalitions fondées sur les valeurs d’équité, de durabilité et de résilience. Les acteurs de santé publique sont encouragés à développer des compétences en matière de cadres économiques et juridiques, à renforcer la transparence et à gérer efficacement les conflits d’intérêts. Le rapport souligne la nécessité de réformes financières robustes et d’une réglementation stricte pour réduire le pouvoir de l’industrie et protéger la santé publique. En mettant en œuvre ces stratégies, la Région peut accélérer les progrès vers les cibles mondiales relatives aux MNT et les Objectifs de développement durable d’ici 2030.
Fondation Agir pour le Cœur des Femmes Ce document dresse le bilan des actions de prévention cardiovasculaire menées par la Fondation Agir pour le Cœur des Femmes entre 2021 et 2025. En cinq ans, le Bus et les Journées du Cœur des Femmes ont dépisté près de 25 000 femmes, principalement en situation de vulnérabilité, grâce à la mobilisation de plus de 5 000 professionnels de santé bénévoles et partenaires locaux. En 2025, 16 villes ont accueilli le Bus (4 500 femmes dépistées), 46 Journées dans des établissements de santé (3 000 femmes) et 6 Journées en entreprise (350 salariées). Les données de l’Observatoire et du Baromètre révèlent une forte prévalence de facteurs de risque cardiovasculaires et gynéco-obstétricaux, un déficit d’écoute et de suivi des femmes, et soulignent l’urgence d’une prévention de terrain, multidisciplinaire, pérenne et inclusive, soutenue par l’Assurance Maladie, les collectivités, les entreprises et les médias.
Programme National Nutrition Santé 2026-2030 Le PNNS 5 (2026‑2030) est le programme national français de nutrition-santé qui vise à prévenir obésité, maladies chroniques et inégalités sociales via alimentation, activité physique et lutte contre la sédentarité, en cohérence avec la Stratégie nationale alimentation, nutrition, climat et la Stratégie nationale sport-santé. Structuré en trois axes (environnements favorables, comportements nutritionnels sains, milieux de vie promoteurs de santé), il fixe des objectifs chiffrés (diminution du surpoids, hausse de l’activité physique, promotion du bio et du Nutri-Score) et déploie 20 mesures ciblant surtout enfants, publics précaires et Outre‑mer. Ces mesures portent notamment sur la réduction des sucres, l’encadrement du marketing alimentaire, l’amélioration de la restauration collective (petite enfance, scolaire, EHPAD, pénitentiaire), le soutien à l’allaitement maternel, la prévention de la dénutrition et l’accompagnement des acteurs via un réseau PNNS renforcé. La gouvernance associe pilotage national intersectoriel, déclinaisons régionales (ARS) et dispositifs spécifiques aux DROM pour adapter les actions aux réalités territoriales.
16 ENQUETES D'OPINION
Le baromètre 2026 de l'esprit critique montre que les Français s’informent toujours via des sources variées, avec une progression du numérique et de l’IA, surtout chez les jeunes, tandis que la télévision et la presse écrite reculent. L’intérêt pour les sujets scientifiques reste élevé, particulièrement chez les 15‑24 ans, qui consultent davantage vidéos, réseaux sociaux et outils d’IA pour se renseigner. La science est largement perçue comme utile pour comprendre le monde et améliorer les conditions de vie, mais la confiance envers les scientifiques et leur indépendance demeure nuancée, notamment chez les femmes, les CSP‑ et les seniors.
17 LA PRATIQUE SPORTIVE EN FRANCE ET A L'ETRANGER
Pratique de l'APS tout au long de la vie en Australie Ce rapport présente comment les Australiens s’impliquent dans le sport tout au long de la vie, à la fois comme pratiquants et comme non‑joueurs (entraîneurs, officiels, bénévoles, dirigeants). Il montre que la participation organisée culmine vers 9‑14 ans puis chute nettement entre 15 et 17 ans, avant de décroître plus lentement à l’âge adulte. L’engagement des parents, surtout lorsqu’ils pratiquent eux‑mêmes un sport organisé ou occupent des rôles bénévoles, augmente fortement la probabilité de participation de leurs enfants. Le rapport détaille aussi les différences selon le genre, l’âge et les groupes démographiques, ainsi que les enjeux de fidélisation et de qualité de l’expérience des officiels et bénévoles.
l’ADEME publie son étude sur l’impact des usages du vélo en France L’ADEME publie une nouvelle étude sur l’impact des usages du vélo en France, montrant une progression continue de la pratique et ses bénéfices multiples. Depuis la crise sanitaire, le vélo s’impose comme mode de déplacement central en France, avec une part d’usagers hebdomadaires passée de 12% en 2012 à 24% en 2024. La part des trajets domicile‑travail à vélo augmente, soutenue par 86 600 km d’aménagements cyclables et une forte hausse des capacités de stationnement. Le vélo améliore la qualité de l’air, réduit le bruit et aurait évité près de 1 919 décès prématurés en 2019. La filière économique représente environ 64 000 emplois et 3,1 milliards d’euros de ventes, largement tirées par le VAE.
Impact socioéconomique des usages du vélo en France Voici un résumé d’environ 100 mots de votre infographie sur l’impact socio-économique du vélo en France. L’usage du vélo en France génère des bénéfices majeurs pour la santé, l’emploi, l’environnement et les finances publiques. La pratique cyclable réduit l’absentéisme, améliore la santé physique et mentale et diminue les décès prématurés, avec plus de 4,6 milliards d’euros économisés en coûts médicaux et 1,02 euro d’économies par kilomètre parcouru. Le report modal limite les émissions de GES, le bruit et la congestion, pour un coût d’aménagement modéré et une artificialisation faible des sols. La filière vélo se structure autour de la réparation, de la location longue durée, de la cyclologistique et d’un tourisme à vélo en forte croissance, soutenant plus de 70 000 emplois équivalent temps plein.
18 NUTRITION
Les séniors, des mangeurs comme les autres ? Enjeux liés au vieillissement et à la dépendance Le cahier montre que les seniors ont une alimentation globalement plus « traditionnelle », avec davantage de produits peu transformés, mais des vulnérabilités liées notamment aux apports insuffisants, à la fragilité et au rôle clé de l’aidance alimentaire.Enjeu principal: Le rapport analyse les pratiques alimentaires des personnes de 65 ans et plus dans un contexte de vieillissement démographique, en articulant dimensions nutritionnelles, sanitaires et sociales pour le « bien vieillir ». Il s’appuie sur l’enquête nationale CAF 2025 (3003 individus, France métropolitaine, passation en ligne, quotas et redressement Insee 2021). Profil alimentaire des seniors: Les seniors sont surreprésentés dans un profil marqué par les produits peu ou non transformés, avec peu de plats préparés ou de restauration rapide, et une forte consommation de fruits, légumes, produits laitiers, pain et biscottes. Leur apport protéique total est proche de celui des plus jeunes, mais davantage issu de produits laitiers, œufs et poisson, avec une moindre place de la viande, de la volaille et de la charcuterie. Comportements, santé et informations: Les seniors modèrent globalement les aliments gras, salés et sucrés (fritures, biscuits apéritifs, boissons sucrées, desserts), à l’exception des bonbons et chocolats, plus souvent consommés par plaisir. Ils associent fortement alimentation et santé (poids, risques cardio‑vasculaires, diabète), mais restent plus distants vis‑à‑vis des nouveaux outils d’information comme le Nutri‑Score, préférant des sources plus traditionnelles.
Des recommandations bien connues… mais peu suivies Ce rapport du CRÉDOC révèle un paradoxe majeur : 87% des Français connaissent la recommandation "5 fruits et légumes par jour", mais seulement 16% la respectent quotidiennement. Les femmes, les personnes âgées et les diplômés du supérieur suivent davantage ces recommandations. Plusieurs obstacles expliquent ce décalage : contraintes budgétaires (21% des consommateurs s'imposent des restrictions alimentaires), désintérêt croissant pour la cuisine (45% veulent passer moins de temps à cuisiner en 2025 contre 34% en 2018), et évolution des perceptions. Significativement, seulement 70% des Français associent désormais l'alimentation à la prévention santé, contre 85% en 2016, privilégiant le suivi médical.
Nutrition obésité Entre urgence de santé publique et encadrement médical éthique Ce rapport du CNOM affirme la nutrition comme discipline médicale centrale pour la prévention primaire et la lutte contre surpoids, obésité et maladies métaboliques, en insistant sur une prise en charge pluridisciplinaire sécurisée et encadrée. Il définit la nutrition (préventive, clinique et thérapeutique) comme une science au carrefour de plusieurs disciplines et rappelle le rôle pivot du médecin dans l’évaluation, le diagnostic et l’intégration de la nutrition dans les parcours de soins. Le rapport détaille la gouvernance nationale (HAS, Santé publique France, HCSP, ANSES, DGCCRF, ministère de l’Agriculture), le PNNS et le Nutri‑Score, en soulignant leur impact sur les comportements, les inégalités sociales de santé et les politiques de prévention. Il dénonce les dérives d’acteurs non professionnels, les régimes amaigrissants et certaines pratiques (jeûne, micronutrition, dérives sectaires), et qualifie l’obésité de maladie chronique nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire, graduée et territorialisée, incluant médicaments, chirurgie bariatrique et éducations thérapeutiques. Enfin, il propose une série d’actions (protection du titre de nutritionniste, encadrement des prescripteurs, lutte contre les mésusages, soutien des parcours pluriprofessionnels, renforcement de la formation) pour sécuriser la pratique et mieux reconnaître l’obésité comme enjeu majeur de santé publique.
Du tabac aux aliments ultra-transformés : comment l'ingénierie industrielle alimente l'épidémie de maladies évitables Cet article compare les stratégies industrielles utilisées pour les cigarettes et les aliments ultra-transformés (AUT). Les deux catégories de produits sont conçues pour maximiser la récompense neurobiologique par l'optimisation de la dose, l'accélération de la délivrance des ingrédients renforçateurs (nicotine, glucides raffinés, graisses) et la manipulation hédonique via des additifs sensoriels. Les AUT partagent avec les cigarettes des caractéristiques addictives : ils perturbent la régulation de l'appétit, favorisent la consommation compulsive et sont associés aux maladies cardiaques, métaboliques, cancers et décès prématurés. L'article propose d'adapter les outils politiques ayant réduit les méfaits du tabac (restrictions marketing, taxation, étiquetage amélioré, limitation de disponibilité, litiges) pour réguler les AUT. Il plaide pour un changement de paradigme : passer de la responsabilité individuelle à l'imputabilité industrielle, reconnaissant les AUT comme moteurs majeurs de maladies évitables.
Les Français, l’alimentation et les réseaux sociaux Ce rapport OpinionWay pour le SIAL analyse l’influence des réseaux sociaux sur l’alimentation des Français à partir d’un échantillon représentatif de 1 033 adultes interrogés en mars 2026. Il montre que 37% suivent au moins un type de compte lié à l’alimentation (marques, chefs, influenceurs food, comptes « healthy », experts santé), avec une forte surreprésentation des 18‑34 ans. Au total, 52% déclarent que les réseaux sociaux influencent au moins un aspect de leur alimentation, notamment les recettes testées, le désir de manger plus sain, les envies « plaisir » et les produits achetés, Facebook, Instagram, YouTube et TikTok étant les plateformes les plus citées. Dans les 12 derniers mois, une part significative a déjà réalisé une recette vue en ligne, testé des aliments ou produits innovants ou acheté des produits viraux, tandis que 41% disent avoir modifié au moins une habitude (réduction du sucre, du sel, des matières grasses, augmentation des protéines, super-aliments, alternatives végétales, etc.) sous l’effet de ces contenus.
« L’accessibilité financière des régimes alimentaires conformes aux recommandations nutritionnelles du Royaume‑Uni et au Eatwell Guide ». Ce texte analyse dans quelle mesure un régime conforme au Eatwell Guide est financièrement accessible, en lien avec l’augmentation récente des prix alimentaires et la crise du coût de la vie au Royaume‑Uni. L’auteure rappelle que les régimes sains restent en moyenne plus chers que les régimes moins sains et que cette différence de coût contribue aux inégalités sociales de santé . Les premiers travaux montraient des coûts similaires entre régime moyen et régime optimisé, mais des mises à jour récentes indiquent que le « régime Eatwell » est désormais plus coûteux que le régime moyen, surtout pour les ménages les plus pauvres, qui devraient y consacrer près de la moitié de leur revenu disponible . L’article discute les limites méthodologiques de ces estimations (sources de prix, promotions, cuisine à domicile) et plaide pour le suivi régulier du coût d’un régime sain et l’usage prudent de ces données dans les politiques et les guides alimentaires .
19 L'ENCADREMENT REGLEMENTAIRES DES PRATIQUES
Décision d’enregistrement aux répertoires nationaux le 27 février 2026 cf :Masseur bien-être- Enseigner le yoga
Panorama belge et international des formations en promotion de la santé : une analyse au service de l'ingénierie d'un certificat d’ université Ce rapport analyse l’offre belge francophone et internationale de formation en promotion de la santé afin de concevoir un futur certificat universitaire généraliste, flexible et certifiant, positionné entre les masters 120 ECTS et les formations courtes non formelles.Il dresse d’abord un état des lieux des formations non formelles et des 32 formations formelles pertinentes, montrant une offre riche mais fragmentée et surtout spécialisée. L’analyse met en évidence un « vide » structurel : aucun dispositif formel, de courte ou moyenne durée, n’offre une vision globale de la promotion de la santé adaptée à des professionnels en exercice. Le rapport mobilise ensuite une comparaison internationale de programmes accrédités (IUHPE, APHEA) pour identifier tendances curriculaires, compétences clés (planification, évaluation, plaidoyer, approche critique, travail collaboratif) et innovations pédagogiques (pédagogies actives, formats hybrides, modularité, micro‑certifications). Sur cette base, il propose des repères d’ingénierie et une analyse SWOT qui justifient la création d’un certificat interuniversitaire, accessible, ancré dans les pratiques professionnelles et potentiellement accréditable au niveau international.
20 ETUDES ET VEILLES SCIENTIFIQUES
Perceived Physical Literacy Is Associated with Cardiorespiratory Fitness, Body Composition and Physical Activity Levels in Secondary School Students Cette étude transversale porte sur 85 élèves de 6e français et explore les liens entre littératie physique perçue, condition cardiorespiratoire, composition corporelle et activité physique. Une PL plus élevée est associée à une meilleure capacité cardiorespiratoire, un pourcentage plus élevé de masse musculaire squelettique, un pourcentage plus faible de masse grasse et davantage de minutes hebdomadaires d’activité physique modérée à vigoureuse. L’activité physique médiatise en partie la relation entre PL, masse musculaire et condition cardiorespiratoire. Les auteurs suggèrent que développer la PL des collégiens, notamment les plus à risque, constitue une stratégie prometteuse pour augmenter l’activité physique et améliorer la santé à long terme.
« L’obésité comme facteur de risque de maladies auto-immunes : revue systématique et méta‑analyse » Cette revue systématique avec méta‑analyse a inclus 26 études (8 transversales, 18 longitudinales) portant sur plus de 1,9 million de personnes pour évaluer l’association entre obésité (IMC > 30) et maladies auto‑immunes. L’obésité est associée à une augmentation modérée mais significative de la prévalence de la polyarthrite rhumatoïde et du psoriasis, et à un risque accru de développer polyarthrite rhumatoïde, psoriasis, sclérose en plaques, maladie de Crohn/rectocolite hémorragique . Globalement, l’obésité augmente d’environ 40% le risque de survenue de toute maladie auto‑immune, même si l’hétérogénéité des études et l’absence de lien clair pour le lupus imposent de rester prudent quant à la causalité .
« Activité physique adaptée pour les personnes âgées et politiques nationales : une investigation comparative ». L’article analyse comment l’activité physique adaptée (APA) est utilisée comme outil de politique publique pour favoriser le « vieillissement actif » en Italie, en France et en Belgique. Il rappelle que le vieillissement démographique, combiné à la sédentarité, augmente la fragilité, réduit l’autonomie et la qualité de vie, et impose de repenser les systèmes de santé et de protection sociale dans une perspective bio‑psycho‑sociale. Les auteurs montrent que la France a institutionnalisé la prescription d’APA dans une logique de prévention, que l’Italie reste marquée par une forte décentralisation avec des dispositifs hétérogènes et un recours massif à la famille, et que la Belgique développe des expérimentations locales de type « sport sur prescription » dans un cadre institutionnel fragmenté et centré sur le curatif plutôt que sur la prévention . Au‑delà de la description des cadres juridiques et organisationnels, l’article plaide pour une intégration plus forte entre politiques de santé, politiques sociales et environnements de vie, en soulignant le rôle central des professionnels (notamment les médecins généralistes) et des institutions pour soutenir l’autonomie, prévenir l’hyper‑médicalisation et promouvoir un modèle de prise en charge multidimensionnel, plus respectueux de la dignité et de la capacité d’agir des personnes âgées .
21 EDUCATION THERAPEUTIQUE
Le rapport IGAS 2025 sur Asalée conclut que le dispositif répond à des besoins importants d’éducation thérapeutique pour les malades chroniques, mais souffre d’une gestion et d’un pilotage très défaillants, malgré un financement quasi intégral par l’assurance maladie. L’association, structurée autour de l’externalisation et de l’holacratie, présente une gouvernance opaque, des risques de conflits d’intérêts et un défaut de comptabilité fine, rendant difficile l’appréciation de l’efficience de l’usage de plus de 80 M€ annuels de fonds publics. Les dépenses sont globalement conformes à la convention, mais des écarts existent (plafonds d’ETP dépassés, activités et dépenses insuffisamment encadrées, forte allocation aux médecins). L’activité reste en deçà des objectifs, avec un nombre de patients suivis insuffisant au regard des moyens engagés. Le rapport pointe aussi un contrôle public longtemps hésitant et mal coordonné, puis durci à partir de 2022, sans aller jusqu’à remettre en cause l’existence du dispositif. Il formule 38 recommandations pour clarifier le protocole et la convention, sécuriser le financement, renforcer la gouvernance et professionnaliser la gestion des ressources humaines, sous condition d’un changement de posture d’Asalée vis‑à‑vis des pouvoirs publics.
22 SYSTEME DE SANTE EUROPEEN
Fondé sur une assurance maladie obligatoire majoritairement statutaire (SHI) couvrant 89% de la population, complétée par une assurance privée substitutive. Fortement décentralisé et corporatiste, il délègue une grande partie du pouvoir de décision à des organismes d’auto‑gouvernance comme le Comité fédéral conjoint, tandis que l’État fédéral fixe le cadre légal et les Länder planifient les hôpitaux. Les dépenses de santé sont très élevées (12,7% du PIB en 2022 et le niveau par habitant le plus élevé de l’UE), avec un financement majoritairement public et une part modérée de reste à charge (11%) assurant une bonne protection financière. Le pays dispose de nombreuses ressources (médecins, infirmiers, lits, équipements lourds), mais souffre d’un grand secteur hospitalier jugé surdimensionné et d’une séparation marquée entre soins ambulatoires et hospitaliers, source de fragmentation et d’inefficience. Des réformes majeures portent sur la rémunération hospitalière (forfaits combinés aux DRG), la réduction des capacités d’hospitalisation, le développement des prises en charge ambulatoires et la numérisation (dossier électronique du patient, e‑prescription). Les indicateurs d’accès et de protection financière sont très bons, avec peu de besoins non satisfaits, mais la qualité et l’efficience pourraient mieux refléter le niveau de dépenses, notamment pour certaines mortalités évitables ou traitables.
23 I.A
: « L’intelligence artificielle transforme les systèmes de santé : état de préparation dans la Région européenne de l’OMS ». Ce rapport analyse comment l’intelligence artificielle transforme la planification, la prestation et la gouvernance des systèmes de santé dans la Région européenne de l’OMS, à partir d’une enquête menée en 2024–2025 auprès de 50 États Membres. Il évalue les stratégies nationales, les cadres juridiques et éthiques, la gouvernance des données, la préparation des professionnels, l’engagement des parties prenantes et le déploiement concret des outils d’IA . Il met en évidence des avancées importantes mais hétérogènes, de nombreuses lacunes (notamment en stratégies spécifiques santé, responsabilités et données) et propose des orientations pour promouvoir une intégration éthique, équitable et centrée sur les personnes de l’IA en santé .










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