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NEWSLETTER N° 14 INFOS-SPORT-SANTE DU 4 AOUT 2026

  • 4 août
  • 32 min de lecture


Convaincu que l'activité ph Convaincu que l'activité physique DEVRAIT devenir un élément central de la politique de prévention santé, j'ai souhaité en créant cette newsletter mettre à votre disposition des informations utiles à la compréhension d'un écosystème centré sur la santé et ses déterminants. La plus grande partie de mon activité pour rédiger cette newsletter consiste à identifier des sources pertinentes pour chaque sujet, et à conduire une veille permanente pour repérer des sources supplémentaires. Vous trouverez donc de nombreuses informations, études, rapports, textes , recommandations etc ... utiles j'espère pour évoluer en meilleure connaissance de cause, dans l'univers de la santé.

SOMMAIRE

  • 1.       Veille scientifique.

  • 2.       Prévention et promotion de la santé.

  • 3.       Textes de loi, décrets, instructions, rapports.

  • 4.      IA et IA en santé - digital.

  • 5.       Économie de santé.

  • 6.      Écologie et développement durable.

  • 7.       Santé mentale.

  • 8.      Maisons Sport Santé.

  • 9.      Haute Autorité de Santé.

  • 10.   Santé publique France.

  • 11.    Acteurs du marché.

  • 12.    Politiques sociales.

  • 13.    Politiques sportives européennes et internationales.

  • 14.   OMS.

  • 15.    Santé au travail.

  • 16.   Pratiques sportives.

  • 17.    Économie du sport.

  • 18.   État de santé en France.

  • 19.   Plans nationaux : quels effets évalués.

  • 20.  Plans nationaux.

  • 21.    Territoires et santé.

  • 22.   Tendances.


1 VEILLE SCIENTIFIQUE

  • « Courtes séances d’exercice accumulé : revue et déclaration de consensus sur la définition, l’efficacité, la faisabilité, les applications pratiques et les perspectives futures » Ce consensus définit SBAE comme des séances d’activité physique très courtes (≤10 minutes) répétées plusieurs fois par jour, séparées par au moins 30 minutes de récupération, pour interrompre la sédentarité et cumuler l’exercice au fil de la journée.Les auteur·es ont réalisé une recherche systématique (PubMed, Web of Science) jusqu’en 2024, incluant 27 revues systématiques, 135 études (87 essais aigus, 37 essais de longue durée, 11 études de faisabilité) et un panel de 48 expert·es de 11 pays. Les SBAE, qu’elles soient d’intensité faible à vigoureuse, améliorent rapidement la glycémie postprandiale, l’insulinémie, certains marqueurs lipidiques et la fonction vasculaire (flux, shear stress, FMD) comparées à des périodes de sédentarité prolongée non interrompues. À plus long terme (≈11 semaines), ces courtes séances accumulées améliorent VO₂max, tension artérielle, biomarqueurs cardiométaboliques, composition corporelle et semblent parfois plus efficaces que une seule séance continue pour le contrôle glycémique et la composition corporelle. Les taux d’adhésion sont élevés et la tolérance globale bonne, ce qui en fait une stratégie réaliste pour la prévention non médicamenteuse et l’actualisation des recommandations en activité physique.

  • « L’évaluation d’impact sur la santé : 30 ans écoulés, 30 ans à venir » Titre traduit en français : « L’évaluation d’impact sur la santé : 30 ans écoulés, 30 ans à venir ». Ce chapitre retrace 30 ans d’évolution de l’évaluation d’impact sur la santé (Health Impact Assessment, HIA), depuis son introduction dans le BMJ jusqu’à son rôle actuel comme outil clé pour intégrer la santé et l’équité dans les politiques, programmes et projets, aux côtés des évaluations environnementales et sociales. Il définit les concepts centraux (santé, déterminants, inégalités, équité), décrit les étapes du processus d’HIA et les rôles des acteurs (États, institutions financières, industrie, associations professionnelles, OMS) . Le chapitre présente enfin la structure du Handbook et les enjeux d’institutionnalisation de l’HIA .

  • « Conseils d’activité physique délivrés par les médecins généralistes en Allemagne : résultats d’une enquête transversale en population générale auprès de personnes atteintes de cardiopathie ischémique chronique (étude OptiCor) » . Cette étude transversale, menée en Allemagne auprès de 1004 personnes de 35 ans et plus atteintes de maladie coronarienne ischémique chronique, analyse la fréquence et l’équité des conseils d’activité physique délivrés par les médecins généralistes selon l’approche des « 3 A » (évaluer, conseiller, assister). Seule environ un tiers de l’échantillon rapporte avoir reçu les trois composantes, tandis qu’environ 10% n’ont reçu aucun conseil et près de 4% ont été invités à éviter l’activité physique. Les femmes, les personnes moins éduquées, vivant en zone rurale ou physiquement inactives sont moins susceptibles de recevoir des conseils complets, alors que la fourniture des 3 A est fortement associée à une augmentation rapportée du niveau d’activité.

  • « La suppression de la mélatonine par la lumière implique différents photorécepteurs rétiniens chez les jeunes et les personnes âgées ». Cette étude analyse comment la lumière nocturne supprime la mélatonine chez des jeunes adultes et des adultes plus âgés, en examinant le rôle des différents photorécepteurs rétiniens. Chez les jeunes, la suppression de la mélatonine est entièrement expliquée par l’activation de la mélanopsine, avec une sensibilité maximale autour de 485 nm, stable sur 60 minutes d’exposition. Chez les sujets plus âgés, la mélanopsine seule ne suffit pas : après 30 minutes, la suppression résulte d’un modèle combinant mélanopsine, cônes S et cônes M, avec un pic de sensibilité déplacé vers ~500 nm. Ces résultats suggèrent d’adapter les thérapies par la lumière aux personnes âgées.

  • « Tendances mondiales, régionales et nationales de l’“écart de morbidité” et des maladies, traumatismes et facteurs de risque qui y contribuent, 1990–2023 : analyse systématique pour l’étude Global Burden of Disease 2023 ». Avec l’augmentation de la survie, le défi central de santé publique devient l’allongement de la vie en bonne santé plutôt que la seule durée de vie. Les auteurs estiment l’écart de morbidité (années vécues en mauvaise santé) dans 204 pays entre 1990 et 2023, selon le niveau de développement et le sexe. Globalement, cet écart s’est accru d’environ deux ans et représente plus de 14% de la vie. Musculosquelettiques, troubles mentaux, maladies des organes des sens, chutes et autres maladies non transmissibles expliquent plus de la moitié des années vécues en mauvaise santé. Des facteurs modifiables comme hyperglycémie, obésité et malnutrition en sont des contributeurs majeurs.

  • Association entre les niveaux d’activité physique à long terme et le risque de démence et les fonctions cognitives chez des adultes américains : étude de cohorte prospective Cette étude de cohorte prospective, menée dans les Nurses’ Health Study et Health Professionals Follow-Up Study, examine l’impact de l’activité physique à long terme sur la démence et plusieurs indicateurs cognitifs chez des adultes américains suivis jusqu’à 37 ans. L’activité physique totale, la marche et les exercices aérobies vigoureux ont été régulièrement évalués par questionnaires et exprimés en MET-heures par semaine. Des modèles de régression multivariée montrent qu’un niveau élevé et durable d’activité est associé à une réduction du risque de démence, à une meilleure cognition objective et à moins de déclin cognitif subjectif. Les auteurs concluent que l’activité physique est une stratégie potentielle pour préserver la santé cérébrale à long terme.

  • Activité physique et sous-types moléculaires du cancer colorectal : analyse observationnelle groupée et étude de randomisation mendélienne Cette étude explore le lien entre activité physique et risque de cancer colorectal selon différents sous-types moléculaires définis par l’instabilité des microsatellites, le phénotype CpG island methylator, et les mutations de BRAF et KRAS. En combinant données observationnelles et randomisation mendélienne, les auteurs montrent qu’un niveau plus élevé d’activité physique est associé à une diminution du risque de cancer colorectal, particulièrement chez les hommes. Cette association protectrice apparaît globalement similaire entre les principaux sous-types moléculaires, suggérant que les bénéfices de l’activité physique s’étendent à l’ensemble des voies de carcinogenèse colorectale.

  • « L’activité physique au cours de la petite enfance est associée à la composition corporelle à l’âge de trois ans ». : Cette étude danoise suit 68 dyades mère‑enfant issues d’un essai sur l’activité physique pendant la grossesse, avec mesures objectives de l’activité des enfants à 1 et 3 ans (accélérométrie) et de leur composition corporelle à 3 ans (DXA). Une activité physique diurne plus élevée à 1 et 3 ans est liée à une masse maigre plus importante à 3 ans, et l’activité sur 24 heures à 3 ans est associée à moins de masse grasse et davantage de masse maigre. L’activité maternelle pendant la grossesse n’est pas liée à la composition corporelle de l’enfant. Ces résultats soulignent l’importance de développer précocement des habitudes motrices.

  • « Déclaration de position 2025 sur le jeu actif en plein air ». Cet article présente la mise à jour 2025 de la Déclaration de position sur le jeu actif en plein air, initialement publiée en 2015 au Canada et désormais élargie à tous les âges et à une perspective mondiale. Elle s’appuie sur 18 revues de littérature et un large processus de consultation internationale pour montrer que le jeu actif dehors favorise l’activité physique, la santé globale, le sommeil, le développement socio‑émotionnel et la résilience, tout en contribuant à la santé planétaire et au concept One Health . Le texte recommande des actions systémiques et intersectorielles pour garantir un accès équitable au jeu actif en plein air .


2 PREVENTION ET PROMOTION DE LA SANTE

  • Liste des plans et programmes nationaux de santé publique La liste actualisée des plans et programmes nationaux de santé publique, mise à jour en août 2026, offre une cartographie précieuse des politiques françaises en soins primaires, pathologies, qualité-sécurité, prévention, santé-environnement et populations. Ce document, adossé au PRS Occitanie 2022, recense les successeurs des principaux plans, signale les dispositifs sans prolongement clairement identifié et précise les bilans et financements disponibles. Il montre à la fois la continuité (cancers, maladies rares, addictions, PNNS, PNSE) et les inflexions récentes, notamment en sport-santé, nutrition, travail, climat, handicap ou santé mentale. Outil de repérage, il rappelle l’enjeu central de cohérence entre stratégies nationales, déclinaisons régionales et actions de terrain.

  • Favoriser l’engagement des bénéficiaires dans un programme sport-santé accessible sur prescription médicale : perspectives phénoménologiques et microsociologiques L’article montre que l’engagement dans le programme « Mulhouse Sport Santé » repose sur un ensemble d’appuis corporels, relationnels, matériels et spatiaux, plus que sur la seule intention des bénéficiaires. Dans un contexte de sport-santé sur prescription médicale pour des personnes sédentaires, obèses ou en affection de longue durée, les auteurs adoptent une approche qualitative phénoménologique et microsociologique, combinant immersion ethnographique, observations de séances et 39 entretiens avec 28 bénéficiaires. Les appuis corporels renvoient à la réappropriation du corps en mouvement (progrès moteurs, gestion de l’essoufflement, de la douleur et des limites), qui redonne confiance mais révèle aussi les contraintes et fragilités. Les appuis relationnels sont centrés sur le rôle clé de l’enseignant en activité physique adaptée, qui construit un contrat moral, personnalise les encouragements et soutient la réassurance, tandis que la dynamique de groupe devient progressivement un appui contre l’isolement. Les appuis matériels et spatiaux (routine des dispositifs, stabilité des lieux, disponibilité d’objets comme le banc) créent un environnement sécurisant et prévisible, facilitant la participation et l’ajustement de l’effort. L’étude invite à concevoir les programmes sport-santé comme des dispositifs capacitants, en travaillant conjointement les dimensions corporelles, relationnelles, matérielles et l’aménagement des espaces, afin de soutenir durablement l’engagement des bénéficiaires.

  • Programme de travail 2026 Santé publique France Janvier 2026 Santé publique France consacre son programme 2026 à trois axes majeurs : renforcer l’anticipation et la réponse face aux menaces sanitaires, mesurer le fardeau des maladies et facteurs de risques, et amplifier l’impact des politiques de prévention et de promotion de la santé. L’agence modernise ses systèmes d’information (projet Orchidée, dématérialisation des MSO, open data Odissé), développe la surveillance génomique et environnementale (Emergen, Sum’Eau, WISH) et s’appuie sur l’IA pour des alertes en temps quasi réel. Elle renforce la connaissance des inégalités sociales et territoriales, du fardeau des maladies chroniques et des effets du changement climatique, afin d’orienter les plans nationaux (PNNS, PNSE, PNST, stratégie Sport-Santé, etc.). En parallèle, elle déploie des campagnes et dispositifs de prévention ciblés (addictions, écrans, fertilité, ménopause, santé mentale, santé périnatale, avancée en âge) et développe des services aux ARS, tout en consolidant réserve sanitaire, stocks stratégiques et participation aux réseaux européens et internationaux.

  • Comment renforcer le virage préventif ? Cette analyse prospective de la HAS montre que le « virage préventif » en France reste insuffisamment concrétisé et propose de structurer une véritable culture de l’évaluation en prévention et promotion de la santé (PPS) grâce à une boîte à outils méthodologique et à un espace de dialogue entre acteurs. La HAS part du constat que de nombreuses interventions de PPS ne sont pas pérennisées faute de données probantes sur leur efficacité, leur efficience économique, leurs conditions de succès et leurs externalités, alors même que l’OMS promeut une décision « informée par les données probantes » comme levier majeur des systèmes de santé. L’institution propose de développer un cadre de référence adaptable à la diversité des interventions (du programme national à l’initiative locale) pour clarifier les attentes en matière de preuves, de critères d’évaluation et de niveaux de preuve acceptables. Ce cadre est complété par un guide de mise en œuvre qui insiste sur l’anticipation de l’évaluation en amont, l’allocation de ressources dédiées, l’utilisation raisonnée des données existantes et la diffusion lisible des résultats auprès des décideurs. Enfin, la HAS recommande de créer un espace de dialogue et d’intermédiation autour des données probantes en PPS, inspiré notamment de l’Australian Prevention Partnership Centre, pour rendre les preuves accessibles, partagées et opérantes dans les arbitrages publics à différents niveaux territoriaux et institutionnels.



3 TEXTES DE LOI DECRETS INSTRUCTIONS RAPPORTS

4 IA et IA EN SANTE - DIGITAL

  • L’intelligence artificielle et les algorithmes prédictifs en médecine L’article souligne que l’IA prédictive en médecine a un fort potentiel pour personnaliser prévention et diagnostics, mais qu’elle risque aussi de renforcer les inégalités, les surdiagnostics et la marchandisation des données si elle n’est pas strictement encadrée. L’intelligence artificielle peut « reconstituer » le patient en combinant données biologiques, sociales et environnementales pour mieux prédire les risques et corriger certaines iniquités, notamment si les données sont riches, diversifiées et représentatives. Cependant, les dossiers médicaux électroniques sont incomplets, biaisés et peu standardisés, ce qui peut conduire à des erreurs, des surdiagnostics et à l’exclusion de groupes déjà moins suivis. Des intérêts industriels et la logique « plus, c’est mieux » poussent à élargir les marchés en maximisant le nombre de personnes jugées « à risque », tout en utilisant des algorithmes propriétaires opaques. Les autrices appellent à des régulations fortes (transparence, consentement, protection des données, tests sur données variées, clarification des responsabilités) pour que l’IA serve réellement l’équité sociale et raciale en santé plutôt que les intérêts commerciaux.

  •  Jusqu’où les données peuvent-elles accompagner la transformation de la santé par l’I.A ? L’IA en santé apparaît comme un levier majeur de transformation, mais son intégration reste très hétérogène et confrontée à de nombreux freins. Le rapport du Healthcare Data Institute montre que l’IA apporte déjà de la valeur sur l’ensemble du parcours de soins, avec des maturités variables. En prévention, elle améliore la détection précoce des cancers et l’anticipation des épidémies, même si le déploiement en routine reste limité et économiquement fragile. En diagnostic, la radiologie et l’anatomopathologie disposent d’algorithmes marqués CE ou approuvés par la FDA, intégrés à la pratique quotidienne, tandis que la médecine de précision et la personnalisation des prises en charge demeurent surtout au stade expérimental. L’IA soutient aussi la télésurveillance, la gestion des flux hospitaliers, l’optimisation des stocks et du temps médical, contribuant au virage ambulatoire et à la lutte contre les déserts médicaux. Sur le plan géopolitique, les États‑Unis, la Chine et certains pays européens sont en tête, tandis que l’Europe structure son cadre via l’AI Act et l’Espace Européen des Données de Santé, dans un contexte de fortes disparités d’accès et de régulations. En France, la stratégie IA est ambitieuse mais souffre d’un manque de coordination et d’accès fluide aux données, d’où les recommandations du HDI pour simplifier les cadres éthiques et réglementaires, soutenir la recherche, favoriser l’interopérabilité et financer des preuves de concept à grande échelle.

  • L’intelligence artificielle (IA) pour la promotion de la santé et la réduction de la maladie : Synthèse des connaissances Cette synthèse examine 22 études (2019‑2023) sur l’usage de l’IA pour promouvoir la santé et réduire les maladies dans les pays de l’OCDE, principalement aux États‑Unis. Les interventions sont surtout des applications mobiles et chatbots ciblant alimentation, activité physique, sevrage tabagique, santé mentale et soins préventifs, avec des effets globalement positifs sur comportements, facteurs de risque et quelques indicateurs cliniques (poids, pression artérielle, glycémie). Les auteurs soulignent toutefois le faible nombre d’études rigoureuses, le manque de données à long terme et la nécessité d’évaluer l’acceptabilité, la rentabilité, la personnalisation, ainsi que l’impact des cadres réglementaires pour garantir une mise en œuvre sécuritaire et efficace de l’IA en promotion de la santé.

  • RÈGLEMENT (UE) 2024/1689 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle et modifiant les règlements (CE) no 300/2008, (UE) no 167/2013, (UE) no 168/2013, (UE) 2018/858, (UE) 2018/1139 et (UE) 2019/2144 et les directives 2014/90/UE, (UE) 2016/797 et (UE) 2020/1828 (règlement sur l’intelligence artificielle)

  • Intelligence artificielle en santé Bien l’utiliser et bien se protéger L’IA générative en santé est un outil d’information puissant mais elle ne remplace ni le diagnostic ni la décision d’un professionnel de santé, et son usage exige une forte vigilance sur la fiabilité des réponses et la protection des données personnelles.L’IA générative produit des contenus (texte, image, son, vidéo) à partir de probabilités apprises sur de larges bases de données, ce qui rend la qualité de ses réponses dépendante des données d’entraînement et de la manière dont la question est posée. En santé, elle peut aider à rédiger des documents, à formuler des hypothèses ou à orienter la recherche, mais ses réponses ne sont ni garanties comme vraies ni assimilables à un diagnostic. Les outils grand public peuvent conserver questions et réponses pour réentraîner les modèles, d’où l’importance de ne jamais partager de données permettant d’identifier un patient ou un soignant et de rester attentif au cadre du RGPD. Les patients sont encouragés à discuter avec leurs soignants des informations obtenues via l’IA, tandis que les professionnels qui utilisent des dispositifs intégrant de l’IA doivent en informer les personnes prises en charge, afin de favoriser une utilisation éclairée, prudente et complémentaire de ces outils.

  • Rapport d’analyse détaillée résultats enquête nationale sur l ’adoption et les cas d ’usage de l ’ intelligence artificielle en santé janvier 2 0 2 6

  • Cartographie des solutions numériques du sport-santé août 2025

  • « L’intelligence artificielle transforme les systèmes de santé : niveau de préparation au sein de l’Union européenne » Ce rapport de l’OMS analyse comment les États membres de l’Union européenne se préparent à intégrer l’intelligence artificielle (IA) dans leurs systèmes de santé, dans le contexte de l’adoption du premier cadre juridique complet sur l’IA au niveau européen. À partir d’une enquête menée en 2024–2025, il évalue les stratégies nationales, les cadres juridiques et éthiques, la gouvernance des données, la préparation des professionnels de santé et le déploiement d’applications d’IA dans les services de santé . Le rapport met en évidence à la fois les opportunités offertes par l’IA et les obstacles à surmonter pour un déploiement responsable et harmonisé .


5 ECONOMIE DE SANTE

6 ECOLOGIE-DEVELLOPEMENT DURABLE

  • 8 Les Français affichent une forte inquiétude vis-à-vis du changement climatique , dont les impacts s’aggravent. Alors que l'exposition accrue de la population, des écosystèmes, des infrastructures et des activités économiques aux conséquences du changement climatique cause des risques majeurs, il devient crucial que l'action climatique protège e­cacement les personnes et les entreprises. Le rapport annuel du Haut Conseil pour le Climat évalue l’action publique pour l’année 2024 en tenant compte des évolutions au printemps 2025. Il se base sur des données scientifiques rigoureuses, construit son analyse à partir d’une prise de connaissances la plus exhaustive possible des actions mises en place et de leurs effets, et propose une mise en perspective européenne et internationale qui est introduite au début du rapport (cf. Contexte et Enjeux).



7 SANTE MENTALE

  • Porter attention aux vulnérabilités agir en faveur de la santé mentale Le rapport 2025 souligne une forte hausse des saisines, révélatrice d’un mal‑être croissant des élèves, étudiants et personnels, et fait de la santé mentale un axe central de la médiation éducative. La médiation traite 28 450 saisines en 2025 (+20% en un an), majoritairement issues des usagers, avec une montée des conflits de vie scolaire, du harcèlement et des difficultés financières liées notamment aux bourses. Elle met en avant les vulnérabilités psychiques, l’anxiété liée à l’évaluation, à l’orientation et aux transitions dans les parcours, et recommande un accompagnement humain renforcé et une gestion administrative plus humaine pour élèves, étudiants et personnels, en particulier les contractuels. La médiation développe en parallèle une culture de prévention, de protection des enfants, de qualité de vie au travail et de médiation institutionnelle, en s’appuyant sur un réseau académique consolidé, des outils d’analyse modernisés et une forte coopération avec les ministères, le Parlement et la Défenseure des droits.

  • Comprendre la santé mentale des jeunes Revue de littérature Cette revue de littérature montre que la « crise » de la santé mentale des jeunes en France est à la fois une réalité statistiquement objectivable et une construction sociale et politique récente qui élargit fortement le périmètre de ce qui est considéré comme problème de santé mentale.

  • Santé mentale et activité physique Ce guide rappelle que la santé mentale est un état de bien‑être permettant à chacun de réaliser son potentiel, gérer les difficultés et participer à la vie sociale, et qu’elle concerne tout le monde. Il souligne l’ampleur des troubles anxieux et dépressifs, leurs facteurs de fragilisation (stress, isolement, précarité, événements de vie) et l’importance d’en parler à ses proches, au médecin, aux CMP ou au 3114, ligne d’écoute 24h/24. L’activité physique y est présentée comme un levier majeur: au moins 30 minutes d’activité modérée 5 jours sur 7 chez l’adulte et 1 heure par jour chez l’enfant, avec renforcement bihebdomadaire, améliorent condition physique, sommeil, poids et réduisent anxiété, symptômes dépressifs et risque de burn‑out. Le document insiste sur l’intégration de mouvements simples au quotidien (marche, déplacements actifs, pauses actives, loisirs physiques), l’accès aux Maisons Sport‑Santé et à l’activité physique adaptée, et rappelle qu’en cas de détresse, parler et contacter le 3114 est essentiel.


8 MAISONS SPORT SANTE

  • Faciliter l’accueil, la prise en charge et l’orientation des personnes en situation de handicap (PSH) Ce guide méthodologique vise à faciliter l’accueil, la prise en charge et l’orientation des personnes en situation de handicap moteur au sein des Maisons Sport-Santé, afin de favoriser une pratique d’activité physique adaptée, sécurisée et durable. Il rappelle d’abord les enjeux de santé publique liés au handicap moteur et à la sédentarité, montrant que les PSH sont moins actives que la population générale malgré des bénéfices bien établis de l’APS sur la santé, l’autonomie, la qualité de vie et l’inclusion sociale. Le document propose ensuite une démarche en trois volets pour les MSS : structurer un réseau de partenaires (handicap, santé, sport, social, institutions) pour mieux identifier et orienter les publics ; organiser la prise en charge via une évaluation fonctionnelle et des programmes d’APA adaptés ; enfin, sécuriser la continuité de la pratique en orientant vers des structures sport-santé ou sport-handicap du territoire et en organisant des “événements passerelles”.


9 HAUTE AUTORITE DE SANTE



10 SANTE PUBLIQUE FRANCE

  • 2025 Rapport annuel Surveiller pour protéger. Connaître pour prévenir. Partager pour agir ensemble Le rapport 2025 de Santé publique France met en avant 10 ans d’action centrée sur la surveillance, la prévention et la promotion de la santé, pour alléger un système de soins français encore très curatif. L’agence renforce une approche populationnelle intégrant vaccination, gestion des crises (Covid, menaces infectieuses), lutte contre les inégalités sociales et territoriales, impacts du changement climatique et innovation (open data, IA, surveillance génomique). Elle documente finement l’état de santé, les déterminants sociaux, les couvertures vaccinales, et développe des dispositifs d’« aller vers » (campagnes scolaires HPV, médiation, programmes précoces type 1 000 jours/PANJO) pour cibler les publics vulnérables et réduire les écarts. Enfin, l’agence consolide son rôle fédérateur en Europe et en France, via des réseaux (EMERGEN, SUM’EAU, Orchidée) et un conseil d’administration garant d’une stratégie de long terme, d’une expertise indépendante et d’une capacité de réponse aux crises sans sacrifier les autres missions.


11 ACTEURS DU MARCHE

  • Le marché du Fitness en Europe : étude Deloitte Le rapport 2026 confirme une croissance soutenue du marché européen du fitness, portée par l’augmentation des adhésions, des revenus et des opérations de M&A, dans un écosystème de plus en plus structuré autour des clubs et des solutions digitales. Le European Health & Fitness Market Report 2026, publié par EuropeActive et Deloitte, couvre l’année 2025 et s’inscrit comme référence de données pour le secteur. Le marché atteint 75,5 millions de membres en clubs, avec une hausse de 5,8% et des revenus en forte progression (+9,1%). En 2025, 27 transactions ont concerné 936 clubs, dont la prise de contrôle de clever fit par Basic-Fit, restructurant le paysage des grands opérateurs. La pratique régulière progresse (64% de la population), tirant la consommation de nutrition, compléments et solutions digitales, avec de forts contrastes générationnels. Les injections de type GLP‑1 restent marginales (<3%), majoritairement associées à l’exercice physique. L’enjeu de longévité est bien identifié, mais abordé surtout via activité physique, sommeil et alimentation, laissant en retrait les dimensions sociales et préventives.

  • L’emploi dans le sport en 2023 Fin 2023, l’emploi dans le sport en France est dynamique mais marqué par une forte précarité, un rajeunissement des salariés et des salaires médian plus faibles que dans l’ensemble de l’économie. Fin 2023, 404 500 personnes travaillent dans le sport en France, avec une croissance annuelle moyenne de 3,3% depuis 2018, portée par le privé et le non‑salariat. Les secteurs d’organisation de la pratique sportive sont prédominants, et quatre salariés sur dix sont éducateurs sportifs. Les salariés du sport sont plus souvent des hommes et des jeunes, avec un fort développement de l’apprentissage. Les CDD, temps partiel et sous‑emploi sont nettement plus fréquents, et le salaire médian est 14% inférieur à celui de l’ensemble des postes salariés .

  • L’emploi associatif en 2024 En 2024, l’emploi associatif français représente 1,94 million de salariés, dont 57% dans le sanitaire et social, avec une croissance 2018‑2024 légèrement inférieure au privé et une baisse attendue de 0,7% entre 2024 et 2025. Cet emploi est fortement féminisé, plus âgé, recourt davantage aux CDD, emplois aidés, apprentissage et temps partiel, et offre un salaire net moyen en équivalent temps plein de 2 210 euros, soit 19% de moins que dans le secteur privé. Les associations se caractérisent par une forte présence de professions intermédiaires et d’employés, moins de cadres et surtout moins d’ouvriers, avec de fortes disparités selon les domaines (salaires plus élevés dans la santé, plus faibles dans l’action sociale, l’emploi et les activités sportives et de loisirs).

  • Facturation électronique : guide pratique de démarrage au 1er septembre 2026


12 POLITIQUES SOCIALES

  •  L’innovation sociale par le sport Le document montre comment l’« innovation sociale par le sport » constitue un mouvement mondial qui utilise l’activité physique comme levier de justice sociale, de santé et d’éducation, au‑delà de la seule performance sportive. Ce panorama, fondé sur une enquête auprès de 936 organisations dans 81 pays, décrit un secteur centré sur le football et les sports codifiés mais marqué par un recours croissant au multisport et aux pratiques corporelles élargies pour toucher des publics hétérogènes et éloignés du sport institutionnel. Il met en évidence que 90% des structures utilisent le sport comme outil au service de besoins éducatifs, sociaux, environnementaux ou de santé, dans une approche d’« éducation globale » travaillant les compétences psychosociales et l’articulation sport / non‑sport. Les thématiques dominantes sont la santé physique, l’éducation, l’égalité de genre, la santé mentale et le pouvoir d’agir des jeunes, avec des enjeux émergents comme environnement-climat, migration, criminalité et sport en prison, soutenus par des cadres internationaux et des initiatives locales innovantes. Enfin, le rapport insiste sur la nécessité de méthodes intentionnelles, d’évaluations rigoureuses et de coopérations fortes avec l’école, le mouvement sportif, la santé et les acteurs sociaux pour rendre ce changement social pertinent, efficace et pérenne.

  • Impact socio-économique des usages du vélo en France Le rapport montre que la pratique du vélo progresse fortement en France depuis la crise sanitaire, portée par les coronapistes, les aides publiques et l’essor du VAE. En 2024, un tiers des Français utilisent le vélo au moins une fois par mois, et 24% au moins une fois par semaine, avec 10% d’usagers quotidiens, ce qui traduit une démocratisation et une régularité accrue de la pratique. L’« économie du vélo » couvre production, vente, réparation, location, formation, tourisme, cyclologistique et infrastructures, génère plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour les vélos neufs et plus de 160 millions pour la réparation-location, et s’appuie sur un réseau d’itinéraires et de services en expansion. Les investissements publics atteignent en moyenne 15,4 euros par habitant et 86 600 km d’aménagements cyclables, mais restent inférieurs aux dépenses pour l’automobile, avec de fortes disparités territoriales. Au-delà de l’économie, le vélo réduit la congestion (jusqu’à 10 heures gagnées par an), les émissions et le bruit, évite près de 2 000 décès prématurés par an pour environ 4,6 à 4,8 milliards d’euros d’économies de santé, tout en améliorant bien-être mental, insertion sociale et attractivité territoriale.

  • Baromètre santé-social Le baromètre santé-social AMF–Mutualité Française 2025 montre une dégradation persistante de l’accès aux soins, de la santé environnementale et de la prise en charge sociale, malgré un fort engagement des communes et des mutuelles. En France, 65% des citoyens déclarent avoir renoncé à des soins en 2025, dans un contexte de baisse ou de stagnation de l’offre médicale et de fortes inégalités territoriales, avec 87% de la population vivant en désert médical et 6 millions de personnes sans médecin traitant. Les maires et intercommunalités, en partenariat avec les mutuelles, déploient maisons et centres de santé, CPTS, contrats locaux de santé et dispositifs mobiles comme le Buccobus pour maintenir une offre de proximité, organiser la permanence des soins et renforcer la prévention, y compris en santé mentale. Le baromètre souligne aussi une inquiétude croissante vis‑à‑vis des risques environnementaux (eau, air, pesticides, climat) et la superposition d’inégalités sociales et environnementales qui touchent particulièrement les publics fragiles, appelant à des réformes structurelles et à une meilleure intégration des collectivités dans la gouvernance nationale de la santé.



13 POLITIQUES SPORTIVES EUROPEENES ET INTERNATIONALES

  • « Des lieux pour jouer : Plan national australien pour les infrastructures sportives de proximité » Titre traduit : « Des lieux pour jouer : Plan national australien pour les infrastructures sportives de proximité ». Ce plan national australien vise à garantir que « chacun ait un lieu pour jouer », en plaçant la participation au cœur des décisions d’infrastructure . Il propose de passer d’une logique « construire plus » à une stratégie « optimiser l’existant, ne construire qu’en cas de besoin avéré » . Le modèle de « community sport placemaking » articule personnes, lieux, environnement, politiques, planification, programmes et partenariats, soutenus par des données, des compétences et une gouvernance partagée . Le plan clarifie les rôles des collectivités, États, sport et écoles et prévoit une mise en œuvre progressive sur dix ans .

  • Rapport annuel et comptes de Sport England pour l’exercice clos le 31 mars 2025 »

  • Ce rapport présente les résultats de Sport England pour l’année 2024‑2025, quatrième année de la stratégie décennale « Uniting the Movement » visant à faire de l’activité physique une habitude pour toute la population en réduisant les inégalités territoriales et sociales . L’organisme souligne une hausse record des niveaux d’activité, avec 63,7% des adultes atteignant les recommandations hebdomadaires et plus de 4 millions de personnes rendues plus actives grâce à ses actions . Le rapport détaille l’extension des partenariats de territoire, le Movement Fund, la stratégie climat « Every Move » et les programmes d’égalité et de sécurisation des pratiques .


14 OMS

15 SANTE AU TRAVAIL

  • Absentéisme, le temps des solutions L’absentéisme atteint un niveau record et durable en France, avec 4,3% en 2025, porté surtout par l’allongement des arrêts longs et une double tension : poly‑absentéisme chez les jeunes et durées très longues chez les seniors. Les principaux motifs d’arrêts longs sont les troubles de santé mentale, les TMS et certains cancers, avec de fortes différences selon âge, sexe, statut cadre/non‑cadre et secteur. Tous les secteurs et territoires sont désormais touchés, avec des taux plus élevés dans les régions industrielles comme la Normandie. Face à ce fait de société, Malakoff Humanis propose une stratégie intégrée : diagnostic fin des données d’entreprise, prévention ciblée (psychosociale et pathologies lourdes), accompagnement du retour au travail (TPT, programmes d’activité physique, soutien psychologique) et contrôle de la fraude pour préserver la soutenabilité du modèle social.

  • AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif aux mesures d'atténuation des risques devant figurer dans toute dérogation à l'interdiction d’utiliser des produits à base de néonicotinoïdes ou substances à mode d'action identique L’avis de l’Anses (saisine 2020-SA-0124, 23 décembre 2020) précise les mesures d’atténuation des risques à intégrer dans toute dérogation à l’interdiction d’utiliser des néonicotinoïdes ou substances à mode d’action identique sur semences de betteraves sucrières. Il s’appuie sur les évaluations de l’EFSA concernant les risques pour les insectes pollinisateurs (abeilles domestiques, bourdons, abeilles solitaires) et les oiseaux, ainsi que sur des données de phytopharmacovigilance. L’avis conclut à la nécessité de mesures strictes de gestion (techniques de traitement, semis, rotations culturales, choix des cultures suivantes) pour limiter l’exposition des organismes non cibles.


16 PRATIQUES SPORTIVES

  • Le multisports : la solution que les parents attendent sans vraiment la connaître Les écoles omnisports/multisports sont encore très peu connues et pratiquées, mais elles suscitent un fort intérêt et un très bon niveau d’adhésion chez les parents, qui y voient une solution pour diversifier les expériences sportives de leurs enfants et éviter une spécialisation trop précoce. Chez les 5–15 ans, 84% des enfants pratiquent régulièrement un sport dans une structure dédiée, majoritairement sous forme de monosport et surtout de sports collectifs, gymnastique/danse et sports de combat. Le choix d’activité est perçu comme difficile par 43% des familles, en raison surtout de contraintes logistiques, du coût, de la peur de l’abandon et de l’indécision de l’enfant, qui conduit près de 4 enfants sur 10 à arrêter une activité en cours d’année. Les écoles omnisports restent peu connues et la Fédération française des Clubs Omnisports est largement méconnue, mais le concept est jugé « une bonne chose » par 98% des parents une fois expliqué, avec des bénéfices attendus en termes de découverte du sport qui plaît, développement global des capacités et maintien de la motivation. Malgré une offre jugée rare et des craintes liées au coût et à la progression, près de deux tiers des parents seraient intéressés par l’inscription et près de 8 sur 10 inscriraient leur enfant si une école omnisports avec des horaires compatibles existait près de chez eux, surtout entre 5 et 10 ans.

  • Dans la France du vélo à assistance électrique Le texte montre que le VAE est devenu un mode de déplacement majeur en France, porté surtout par des seniors, dans des territoires ruraux et périurbains, avec des usages dominés par le loisir et l’activité physique plutôt que par le seul « vélotaf ». Le vélo à assistance électrique facilite la pratique cycliste et la mobilité, en réduisant l’effort et en rendant accessibles côtes et longues distances, ce qui en fait une sorte de « vélo augmenté » plébiscité par les plus de 50 ans. L’image sociale (urbain, CSP+, jeune) ne correspond pas à la réalité : les profils populaires, les retraités et les habitants des zones moins bien desservies sont fortement représentés parmi les possesseurs. Les principaux freins restent le coût, la sécurité et le manque d’infrastructures, tandis que l’argument écologique, souvent mis en avant dans les discours publics, n’est qu’une motivation secondaire derrière l’activité physique, le plein air et la réduction de l’usage de la voiture. Avec un fort niveau de satisfaction et de recommandation, l’étude préconise de renforcer les plans vélo, les aménagements sécurisés, les aides financières (dont vélo de fonction et leasing), et les actions d’accompagnement pour faire du VAE une réponse structurante aux enjeux économiques, écologiques et sociaux de la mobilité quotidienne.


17 ECONOMIE DU SPORT

  • Guide des aides aux équipements sportifs et au matériel Ce guide recense les principales aides 2026‑2031 pour financer équipements et matériels sportifs, des dispositifs nationaux, européens et régionaux. Il couvre la rénovation énergétique (EduRénov, piscines et équipements structurants en territoires carencés), le soutien à la pratique parasportive et à l’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques. Les fiches détaillent objectifs, montants, critères d’éligibilité, structures bénéficiaires et contacts de chaque financeur. Les régions proposent aussi des subventions pour construction/rénovation, achat de matériels, véhicules (minibus) et équipements spécifiques, avec taux généralement entre 15% et 50% et plafonds variables. L’ouvrage est un outil pratique pour collectivités, clubs et associations souhaitant structurer leurs projets et sécuriser les cofinancements


18 ETAT DE SANTE EN FRANCE

  • Panorama des cancers en France Édition 2026 Le Panorama 2026 montre une hausse modérée de l’incidence globale des cancers, surtout chez les femmes, alors que la mortalité standardisée diminue pour les deux sexes, plus nettement chez les hommes. Les progrès concernent la survie à 5 ans pour la plupart des localisations, mais certains cancers (poumon, pancréas, foie) restent de très mauvais pronostic et fortement liés au tabac, à l’alcool, au surpoids et aux inégalités sociales. La loi de 2025 crée un registre national des cancers, renforçant le suivi épidémiologique, tandis que les dépistages organisés (sein, colorectal, col de l’utérus) et le pilote poumon IMPULSION demeurent sous-utilisés, malgré un potentiel important de réduction de la mortalité. Les cancers représentent 433 136 nouveaux cas et 164 314 décès en 2023, avec près de 1,4 million de patients traités en 2024 et des dépenses hospitalières et médicamenteuses en forte hausse, ce qui insiste sur l’enjeu majeur de prévention et de politiques publiques ciblées.


19 PLAN NATIONAUX : QUELS EFFETS EVALUES

  • Stratégie nationale de santé 2018 – 2022 Je vous propose de revoir un par un et à intervalle régulier les différents plans nationaux et d'en observer les effets annoncés d'abord puis mesurés ensuite en terme d'impact sur les déterminants de la santé. Le premier est le Le Plan national de santé publique « Priorité Prévention » ( 2018-2022). Il a permis quelques avancées visibles (baisse du tabagisme, montée en puissance de Mois sans tabac, structuration du sport-santé, déploiement du service sanitaire, etc.), mais son impact global sur le système et les comportements reste jugé limité et inégal, avec une culture de prévention encore loin d’être réellement « centrale » dans la société française. Rappels sur l’esprit du texte: Ce plan décline l’axe 1 de la Stratégie nationale de santé 2018‑2022 et se fixe comme objectif de « rester en bonne santé tout au long de la vie », en agissant sur les déterminants comportementaux (tabac, alcool, activité physique, nutrition) et environnementaux, et en ciblant toutes les étapes de la vie. Il met aussi l’accent sur la réduction de la mortalité évitable, très élevée en France, et sur la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé. Évolutions dans les politiques publiques: On observe une montée en charge de la prévention dans les textes stratégiques (SNS, plans tabac, PNNS, plans addictions, sport‑santé, santé au travail…), avec un cadrage national plus clair des priorités de prévention. Cependant, l’évaluation officielle de la SNS 2018‑2022 souligne que cette stratégie n’a pas réellement servi de « cadre de référence » opérationnel pour les acteurs, et que ses impacts sont restés limités, notamment en région.


20 PLANS NATIONAUX

  • La Stratégie nationale de santé 2023‑2033 définit le cadre de la politique de santé en France sur dix ans, en tirant les leçons de la Covid‑19 et du vieillissement de la population. Elle repose sur des valeurs de solidarité, d’équité, de transparence et de collectif, et sur des principes d’action comme l’éthique, la co‑construction avec tous les acteurs, l’universalisme proportionné, le « One Health » et la santé dans toutes les politiques. Trois grandes finalités structurent la stratégie : permettre de vivre plus longtemps en bonne santé via prévention et promotion de la santé, garantir une offre de soins adaptée sur tout le territoire, et rendre le système plus résilient face aux crises sanitaires et écologiques. Des leviers transversaux sont identifiés, notamment les ressources humaines en santé, le financement, le numérique, la recherche et la démocratie en santé, afin de réduire les inégalités sociales et territoriales de santé et de adapter le système aux défis climatiques et chroniques.


21 TERRITOIRES ET SANTE

  •  Politiques régionales en faveur de la santé synthèse juin 2026 Les Régions jouent un rôle croissant et structurant en santé, avec un investissement financier triplé en dix ans et une approche de plus en plus territorialisée et transversale. Cette étude, pilotée par Régions de France et réalisée par les cabinets Edater et Hippocrate Développement, dresse un panorama complet des interventions régionales en santé, analyse leur évolution et propose des scénarios d’évolution institutionnelle. Elle s’appuie sur une enquête auprès des 18 Régions, six études de cas territoriales, plus de 70 auditions d’acteurs de terrain et un benchmark international portant sur sept pays.[file] Principaux défis sanitaires : Quatre enjeux majeurs structurent le diagnostic : les déserts médicaux et fortes inégalités territoriales, les limites du modèle centralisé révélées par la crise Covid, le vieillissement et la montée des maladies chroniques, ainsi que la santé environnementale dans une approche One Health. Les spécificités des territoires ultra-marins, marquées par l’isolement, les contraintes logistiques et une forte prévalence de pathologies chroniques, accentuent ces défis. Montée en puissance des Régions: Les budgets régionaux consacrés à la santé sont passés de 2,40 €/habitant en 2015 à 8,24 €/habitant en 2024, soit plus de 573 millions d’euros en 2025, en plus de 1,6 milliard d’euros pour les formations sanitaires et sociales. La santé devient un enjeu transversal d’aménagement, d’attractivité et de cohésion, même si le prélèvement de 1,6 milliard d’euros par l’État pèse sur la capacité d’action régionale. Axes d’intervention et leviers: Historiquement compétentes en formations sanitaires et sociales, les Régions agissent aujourd’hui sur l’accès aux soins, la lutte contre la désertification médicale, la prévention, l’innovation, le numérique et la santé environnementale, dans une logique « Santé 360° » et One Health. Elles financent maisons et centres de santé, dispositifs mobiles (médicobus, bus de prévention), territoires universitaires de santé et parfois des mutuelles régionales, jouant un rôle d’« aménageur sanitaire ».


22 TENDANCES

  • « Au-delà du jeu : le Rapport sur le sport 2026 – Les dernières tendances du sport sur mobile, web et publicité » Ce rapport analyse comment le sport stimule l’écosystème numérique entre 2025 et 2026, en particulier via la Coupe du monde 2026, qui a généré une forte hausse des téléchargements d’apps, du trafic web et des paris sportifs. Il montre que les partenariats officiels restent puissants mais ne sont plus la seule stratégie gagnante, les marques “non officielles” parvenant aussi à capter la croissance . Les marchés de prédiction gagnent du terrain sur les bookmakers traditionnels, tandis que le sport féminin, notamment la WNBA, élargit fortement son audience et son attractivité commerciale .


BONNE LECTURE ET BONNES VACANCES A TOUTES ET TOUS

 

 
 
 

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