NEWSLETTER INFOS-SPORT-SANTE N° 12 DU 30 JUIN 2026
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Convaincu que l'activité physique DEVRAIT devenir un élément central de la politique de prévention santé, j'ai souhaité en créant cette newsletter mettre à votre disposition des informations utiles à la compréhension d'un écosystème centré sur la santé et ses déterminants. La plus grande partie de mon activité pour rédiger cette news letter consiste à identifier des sources pertinentes pour chaque sujet, et à conduire une veille permanente pour repérer des sources supplémentaires. Vous trouverez donc de nombreuses informations, études, rapports, textes , recommandations etc ... utiles j'espère pour évoluer ,en meilleure connaissance de cause, dans l'univers de la santé.
BONNE LECTURE
N'oubliez pas si vous jugez utile de diffuser, liker ou/et de Republier merci😊
INTRODUCTION
Depuis la mi‑juin 2026, plusieurs rapports, études et positions institutionnelles ont apporté des éclairages majeurs sur la prévention, la promotion de la santé, le sport‑santé et les usages de l’intelligence artificielle en santé. Ils confirment que les enjeux de santé mentale, de sommeil, de climat, de comportements à risque et d’inégalités sociales de santé restent au cœur des priorités, tandis que l’activité physique, l’APA et les environnements sportifs jouent un rôle central dans les réponses possibles.
Cette édition d’INFO‑SPORT‑SANTÉ rassemble les résumés des principaux documents analysés depuis le 15 juin, pour offrir une vue d’ensemble lisible à tous les professionnels du sport‑santé, de l’APA, de la santé publique et des institutions. Elle articule marketing de l’alcool, techno‑protectionnisme numérique, climat, sommeil, littératie physique, financement de l’APA, politiques européennes du sport, renforcement musculaire, dopage et IA en santé. L’objectif : vous fournir une cartographie des signaux forts, des risques et des leviers d’action pour nourrir vos pratiques, vos programmes, vos projets territoriaux et vos prises de position publiques.
SOMMAIRE
Veilles scientifiques
Prevention sante
Textes de loi-decrets- instructions- rapports
La protection sociale
Politiques publiques
Politiques de sante publique
Economie de sante
Recommandations
Appel a projets
Sante mentale
Avis du haut conseil de la sante publique
Sante et climat
IA et sante
Littératie en sante et sport
Sociologie
Addictions
Le dopage
1 VEILLE SCIENTIFIQUE- ETUDES
« La modulation par l’exercice du microenvironnement physiologique tumoral peut‑elle améliorer l’immunité antitumorale ? » L’article examine comment l’exercice pourrait améliorer l’immunité antitumorale en modifiant le microenvironnement physiologique de la tumeur, notamment l’hypoxie, le glucose, le lactate et le pH. Il décrit d’abord que l’exercice induit une leucocytose (mobilisation de lymphocytes T cytotoxiques et de cellules NK), mais que la vascularisation anormale et l’hypoxie tumorales freinent leur infiltration et leur efficacité. Les auteurs synthétisent les données montrant que l’exercice peut normaliser la vascularisation, augmenter la perfusion et réduire l’hypoxie, ce qui pourrait faciliter le trafic des cellules immunitaires dans la tumeur et potentialiser leur fonction cytotoxique. Le texte passe en revue les effets de l’exercice sur l’immunité innée (NK, macrophages), adaptative (T, B, Treg), ainsi que sur le métabolisme tumoral (glucose, lactate, acidité), en soulignant que des environnements mieux oxygénés et moins acides favorisent les réponses immunes antitumorales. Enfin, les auteurs appellent à des études précliniques et cliniques rigoureuses combinant mesures du microenvironnement tumoral et de l’immunité, notamment en lien avec les immunothérapies (CAR-T, inhibiteurs de checkpoints).
« Supplémentation quotidienne ou intermittente en vitamine D chez les patients atteints d’ostéoporose ou à risque : prise de position du GRIO » Ce texte présente la position du Groupe de Recherche et d’Information sur les Ostéoporoses (GRIO) concernant les schémas de supplémentation en vitamine D chez les adultes ayant une ostéoporose ou à risque d’en développer une. Les auteurs rappellent qu’un statut vitaminique optimal repose sur une concentration de 25(OH)D comprise entre 30 et 60 ng/mL dans cette population, ce qui nécessite souvent une supplémentation associée à une optimisation des apports calciques. L’analyse des essais montre que les fortes doses intermittentes (par exemple ≥60 000 UI/mois) peuvent augmenter le risque de chutes, de fractures et parfois de mortalité, tandis que des doses quotidiennes de 800–1000 UI, combinées au calcium, réduisent modestement les chutes et les fractures non vertébrales chez les sujets carencés. Le GRIO recommande donc, quand c’est possible, une supplémentation quotidienne, précédée d’une dose de charge en cas de carence sévère, et n’envisage les prises intermittentes à faible dose qu’à titre pragmatique lorsque les formes quotidiennes adaptées ne sont pas disponibles ou remboursées.
Revue théorique – Alimentation et sommeil chez les étudiants de l’université : revue systématique. Cette revue systématique analyse les liens entre alimentation et santé du sommeil chez les étudiants de premier cycle universitaire à partir de 57 études menées dans 44 pays. La majorité des travaux sont transversaux et utilisent le Pittsburgh Sleep Quality Index pour évaluer la qualité du sommeil. Les études sur les patterns alimentaires montrent qu’une alimentation de meilleure qualité, notamment de type méditerranéen ou conforme aux indices Healthy Eating Index, est généralement associée à une meilleure qualité de sommeil et à moins de symptômes d’insomnie. Les travaux sur les repas indiquent que la prise régulière du petit-déjeuner et des horaires de repas plus précoces sont liés à une durée de sommeil plus longue, un endormissement plus précoce et une moindre probabilité de mauvais sommeil, alors que les repas tardifs, les collations nocturnes et le remplacement des repas par des snacks sont associés à une moins bonne santé du sommeil. Enfin, plusieurs études suggèrent que fruits, légumes, produits laitiers, sources protéiques et une faible consommation de boissons sucrées favorisent un meilleur sommeil.
« Édition du Collège australasien des médecins du sport et de l’exercice : l’incertitude en médecine du sport et de l’exercice ». Cet éditorial du British Journal of Sports Medicine, consacré à l’édition ACSEP, explore la thématique centrale de l’incertitude en médecine du sport et de l’exercice (SEM) dans un contexte de profondes mutations des systèmes de santé et des environnements sportifs. Les auteurs montrent que, malgré des décennies de recherche, de nombreux domaines restent marqués par des preuves incomplètes et des décisions cliniques complexes : génétique et éligibilité sexuelle dans le sport d’élite, prise en charge des ruptures du tendon d’Achille, tendinopathies rotuliennes, prévention des ruptures du LCA ou liens possibles entre traumatismes sportifs et maladies neurodégénératives. L’article souligne que l’exercice demeure un outil thérapeutique majeur, tout en insistant sur les défis de la maintenance à long terme, de la prise en charge du vieillissement, des populations neurodivergentes et des athlètes handicapés. Enfin, il insiste sur l’importance de diversifier les populations étudiées, de renforcer la collaboration interdisciplinaire et de concevoir des systèmes durables pour un sport plus sain et plus humain.
« Entraînement en résistance à long terme et mortalité totale et spécifique : analyse de la dose‑réponse et des associations conjointes avec l’activité physique aérobie ». : Cette étude de cohorte regroupe 147 374 professionnels de santé (hommes et femmes) suivis jusqu’à 30 ans dans trois grandes études américaines, avec 35 798 décès recensés. Les auteurs analysent la durée hebdomadaire d’entraînement en résistance, mise à jour tous les deux ans, et son lien avec la mortalité totale, cardiovasculaire, cancéreuse, respiratoire et neurologique, en tenant compte de l’activité aérobie et de nombreux facteurs de confusion. Environ 90–119 minutes/semaine de musculation sont associées à une réduction de 13% de la mortalité toutes causes, 19% de la mortalité cardiovasculaire et 27% de la mortalité par maladies neurologiques, sans bénéfice supplémentaire au‑delà de 120 minutes/semaine. Pour la mortalité par cancer, les réductions ne sont observées qu’à de faibles volumes (1–59 minutes/semaine). Les risques les plus faibles apparaissent chez les personnes combinant volumes élevés d’activité aérobie et de musculation, ou pratiquant une activité aérobie très élevée, confirmant l’intérêt de promouvoir les deux formes d’exercice.
Nouvelle baisse de la mortalité en 2024 malgré une hausse de celle due aux maladies respiratoires En 2024, un peu plus de 640 000 personnes sont décédées en France, dans un contexte de vieillissement marqué des générations du baby-boom, ce qui contribue à maintenir le nombre annuel de décès à un niveau élevé malgré une légère baisse de la mortalité standardisée. Les tumeurs, principalement les cancers, restent la première cause de décès devant les maladies de l’appareil circulatoire. Les maladies de l’appareil respiratoire constituent la troisième grande cause, tandis que la mortalité liée à la Covid-19 recule mais demeure non négligeable. Les décès surviennent majoritairement en établissement de santé.
Causes de décès en France Un tiers des décès sont associés à des comorbidités ou à des antécédents médicaux en 2024 Dans l’étude des causes médicales de décès, seule la cause initiale est généralement mobilisée. La mortalité selon cette cause initiale sous-estime l’impact des maladies chroniques et des antécédents médicaux qui contribuent au décès sans être toujours retenus comme cause initiale de décès. Pour mieux le prendre en compte, il faut mobiliser d’autres informations du certificat de décès : les causes associées au décès sans en être directement le déclencheur.
2 PREVENTION SANTE
Évaluation de santé perçue et habitudes de vie Le baromètre Prévention Santéclair 2026 analyse 2 426 adultes utilisant MySantéclair, population féminisée, plutôt active et déjà engagée en prévention, mais fortement exposée à divers risques de santé. La santé physique perçue est globalement bonne (score PCS moyen 48,5), mais plus dégradée chez les femmes, les inactifs et les plus de 65 ans, même si ces derniers se sentent moins limités dans leurs activités quotidiennes. La santé mentale apparaît comme la principale zone de fragilité : 54% présentent des signes anxieux ou dépressifs, avec un score MCS moyen de 39,2, particulièrement bas chez les femmes, les 18–34 ans et les inactifs. Les comportements de santé sont perfectibles : plus d’une personne sur deux n’atteint pas les recommandations d’activité physique, 60% souffrent d’insomnie, 68% se déclarent en surpoids, 16% fument et moins de 5% dépassent les repères de consommation d’alcool. En revanche, la participation aux dépistages organisés (côlon, sein, col de l’utérus) et l’adhésion vaccinale sont nettement supérieures à celles observées en population générale, confirmant qu’une prévention accompagnée est bien suivie. Les auteurs concluent à la nécessité d’actions de prévention ciblées et répétées, centrées sur santé mentale, sommeil, activité physique et TMS, notamment pour les femmes, jeunes adultes et inactifs.
Magazine la santé en action avril juin 2026 Ce numéro montre que l’alcool reste une cause majeure de mortalité évitable en France (41 000 décès/an), sans seuil de consommation sans risque, avec des impacts sanitaires, sociaux et économiques considérables. Enjeux centraux du dossier L’alcool est impliqué dans plus de 200 maladies (cancers, maladies cardiovasculaires, digestives, troubles neurocognitifs, TSAF) et accélère le vieillissement cérébral, avec une forte surmortalité prématurée, surtout chez les 35‑64 ans. Il contribue aussi aux violences (notamment sexuelles en milieu étudiant), aux inégalités sociales de santé, aux troubles anxio‑dépressifs et au risque suicidaire. Populations vulnérables Les femmes et les jeunes sont en première ligne, avec une vulnérabilité biologique accrue pour les femmes, une progression des complications, et un fort lien entre alcoolisation et violences. L’alcoolisation prénatale et pré‑conceptionnelle (mère et père) est un déterminant majeur des TSAF et des troubles neurodéveloppementaux, justifiant le message « zéro alcool » dès le projet de grossesse. Tendances de consommation La consommation quotidienne recule nettement depuis les années 1960, mais l’alcool reste très répandu (85% des adultes consomment dans l’année) avec une forte concentration sur 10% des buveurs. On observe une baisse marquée des usages chez les adolescents, mais des disparités sociales, de genre et territoriales, avec des comportements à risque plus fréquents chez certains groupes (hommes socialement défavorisés, certaines catégories professionnelles, régions spécifiques). Axes d’action proposés le dossier insiste sur un continuum d’actions : prévention précoce (dès l’école, y compris développement des compétences psychosociales), repérage précoce et interventions brèves en soins primaires, accompagnement spécialisé et réduction des risques. Il souligne la nécessité de politiques populationnelles (prix, accessibilité, encadrement strict de la publicité, campagnes de marketing social, dispositifs type Dry January) en s’appuyant sur les recommandations de l’OMS et les expériences internationales.
Journée pour la prévention en Iles de France Ce document présente la journée régionale pour la prévention en Île-de-France, organisée par la CRSA et l’ARS, qui réunit plus de 300 participants pour renforcer la place de la prévention dans les politiques de santé et réduire les inégalités sociales et territoriales. La prévention y est posée comme une nécessité pour préserver le système de soins, en agissant sur les déterminants sociaux (logement, travail, transports), en mobilisant les habitants et en structurant une approche intersectorielle et territorialisée.
3 TEXTES DE LOI-DECRETS- INSTRUCTIONS- RAPPORTS
Arrêté du 15 juin 2026 fixant pour l’année 2026 l’objectif de dépenses et le montant total annuel des dépenses pour les établissements et services relevant de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie mentionnée à l’article L. 314-3 du code de l’action sociale et des familles et fixant le montant mentionné à l’article L. 314-3-4 du même code
Rapport d'information fait au nom de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation (1) relatif à la réforme des Agences régionales de santé (ARS), Par Mmes Pascale GRUNY, Guylène PANTEL et Céline BRULIN, Le rapport propose une réforme ambitieuse des ARS pour renforcer la proximité des politiques de santé avec les territoires, en s’appuyant sur trois axes structurants. Idée générale du rapport.: Créées par la loi HPST de 2009, les ARS ont permis de rationaliser le pilotage régional de la santé en regroupant hôpital, ville, prévention et médico-social, mais la crise Covid-19 a révélé leurs limites en matière de proximité et de réduction des inégalités territoriales d’accès aux soins. Le rapport souligne une tension structurelle entre un pilotage fortement régionalisé et les besoins locaux, et pose la réforme des ARS comme un enjeu autant démocratique que sanitaire et territorial. Constats principaux: Le texte insiste sur l’éloignement du terrain, la faiblesse de l’échelon départemental, la place insuffisante des élus locaux et une articulation parfois difficile avec les préfets et les collectivités. Il montre que, malgré des dispositifs comme les GHT, les CPTS et les contrats locaux de santé, les déserts médicaux et les inégalités d’accès aux soins persistent. Trois axes de réforme: Le rapport propose de renforcer l’échelon départemental avec des compétences propres et des moyens budgétaires dédiés, notamment via le FIR. Il recommande d’élargir le pouvoir de dérogation des autorités sanitaires pour adapter les normes nationales aux besoins locaux, en lien avec le rôle accru des préfets depuis 2025. Enfin, il préconise de définir un socle de services minimaux (soins primaires, expertise technique, médecin traitant, soins dentaires) garantissant à chaque habitant une offre de proximité dans des délais raisonnables.
Rapport au parlement 2025 sur les expérimentations innovantes en santé Ce rapport 2025 sur l’article 51 montre que l’innovation organisationnelle en santé progresse nettement en France, avec 158 expérimentations autorisées, 834 M€ engagés et environ 1,5 million de bénéficiaires potentiels. Il souligne une montée des transpositions vers le droit commun, notamment pour l’obésité, l’activité physique adaptée, la santé des enfants protégés et la prise en charge du vieillissement. Le document insiste sur une logique de parcours plus coordonnés, plus préventifs et plus pluridisciplinaires, en s’appuyant davantage sur le numérique, les équipes de proximité et le décloisonnement entre ville, hôpital et médico-social. Il met aussi en avant le rôle pivot du médecin traitant, désormais pensé comme chef d’orchestre d’une équipe plutôt que comme acteur isolé. Le rapport conclut que l’article 51 est devenu un levier concret de transformation du système de santé, capable de faire évoluer les pratiques, de renforcer la prévention et de mieux répondre aux besoins liés au vieillissement, aux maladies chroniques et aux inégalités d’accès aux soins.
Arrêté du 19 juin 2026 relatif à l’expérimentation « GO AFTER »
Projet d’expérimentation d’innovation en sante – cahier des charges "go-after" Objectifs de GO-after GO-after propose d’expérimenter une organisation innovante et graduée du suivi à long terme des personnes guéries d’un cancer traité durant l’enfance, l’adolescence ou la période de jeunes adultes, en s’appuyant sur l’existant, et fondée sur : - des équipes d’expertise et de coordination territoriale, jouant un rôle de ressource et de pilotage régional ; - une implication renforcée des médecins traitants, pivots du suivi de proximité ; - des parcours personnalisés et gradués, ajustés dans le temps, intégrant médecine de ville, hôpital et soins de support ; - l’identification à l’échelon du territoire, d’un réseau d’acteurs mobilisables dans différents domaines concernant le SLT (médecins spécialistes d’organe, psychologues, psychiatres, professionnels des soins de support et du traitement de la douleur, du handicap, APA, diététiciens, assistants sociaux et correspondants/associations susceptibles de favoriser l’orientation scolaire, universitaire ou professionnelle…) ; - l’appui du logiciel LOG-after, garantissant traçabilité, partage d’informations entre professionnels, suivi populationnel, cohérence avec les recommandations internationales (IGHG, PanCare, PENTEC, HAS) et démarche d’éducation thérapeutique du patient et à la santé (ETP-ES).
4 LA PROTECTION SOCIALE
Ce que les citoyens disent de la santé et de la protection Ce document présente les résultats de la consultation en ligne des États généraux de la santé et de la protection sociale (17 novembre 2025 – 17 février 2026), à laquelle ont participé 76 873 personnes, dont 64 090 citoyens et 12 783 professionnels, produisant plus de 2,2 millions de réponses et 405 007 verbatims. Il montre un attachement massif au modèle français de protection sociale (93% des citoyens, 90% des professionnels), fondé sur solidarité, égalité et universalité, tout en soulignant de fortes attentes de simplification, d’efficience et de réforme. Les priorités communes portent sur l’accès aux soins de qualité pour tous, la réduction des délais d’attente, la lutte contre une « médecine à deux vitesses », la reconnaissance des professionnels et la maîtrise des dépenses via la lutte contre la fraude et la surconsommation de soins. Les répondants appellent à une réorganisation du système (meilleure coordination, partage de compétences, allègement administratif, usage de l’IA), à un virage préventif (activité physique, santé mentale, environnement) et à une préparation des grands enjeux de long terme comme la perte d’autonomie, avec une démarche en trois temps : consultation, co‑construction et convergence des solutions pour éclairer les futures décisions politiques.
Etats généraux de la santé et de la protection sociale Ce rapport présente les principaux enseignements des États généraux de la santé et de la protection sociale, fondés sur une large consultation citoyenne et professionnelle (64 090 participants, plus de 2,2 millions de verbatims). La protection sociale suscite un fort attachement, fondé sur la solidarité, l’égalité et la garantie d’accès aux soins, mais le système est jugé fragilisé et à réformer, avec des priorités convergentes : réduction des délais d’attente, accès universel à des soins de qualité, attractivité et revalorisation des métiers, développement de la prévention et meilleure prise en compte de la santé mentale. Les participants plaident pour une réorganisation plus efficiente (partage de dossier médical, coordination et simplification administrative), un renforcement de la proximité et de la relation humaine, de meilleures conditions et rémunérations pour les professionnels, ainsi qu’une maîtrise des dépenses via lutte contre la fraude, visibilité des coûts, délivrance à l’unité et investissement massif dans la prévention, notamment face au défi de la perte d’autonomie.
5 POLITIQUES PUBLIQUES
Le rapport annuel 2026 du COR montre que le système de retraite français restera durablement en déficit, malgré des dépenses stabilisées autour de 14–15% du PIB. La nouvelle projection démographique (fécondité à 1,45, gains d’espérance de vie revus à la baisse, solde migratoire porté à +150 000) confirme un vieillissement marqué de la population et une pression durable sur les finances publiques. Deux moteurs contiennent néanmoins la hausse des dépenses : recul de l’âge moyen de départ (vers 64,6 ans en 2070) et progression plus lente des pensions par rapport aux revenus d’activité. Pour rééquilibrer le système, trois leviers sont étudiés : baisse des pensions, hausse des cotisations, recul de l’âge de départ, ce dernier étant le seul à soutenir l’emploi, l’activité et donc la capacité collective à financer santé, prévention et politiques de sport‑santé, au prix d’un temps de retraite plus court
6 POLITIQUES DE SANTE PUBLIQUE
Le système de santé français est-il exceptionnellement « généreux » ? Voici un résumé en 7 phrases du document « Décryptages santé n°2 – Juin 2026 ».
En France, le reste à charge (RAC) des patients est faible (10,2% de la dépense de santé en 2023), l’un des plus bas de l’Union européenne.[file]
Ce faible RAC moyen ne reflète pas bien l’accessibilité financière, car il masque d’importantes inégalités selon le revenu, la couverture et le type de dépenses.[file]
La France cumule une forte prise en charge publique et une part élevée d’assurances privées (12,7% des dépenses de santé), ce qui introduit des disparités de couverture et laisse certains ménages sans complémentaire.
La part des dépenses financées par les administrations publiques (78%) place la France dans la moyenne supérieure européenne, mais sans être exceptionnellement « généreuse ».
La baisse de long terme du RAC vient surtout de la concentration des dépenses sur les affections de longue durée fortement remboursées, et non d’un changement des règles de prise en charge.
Les études françaises et internationales montrent qu’augmenter la participation financière des patients réduit le recours aux soins, particulièrement chez les ménages à bas revenu et les personnes atteintes de maladies chroniques, sans améliorer la pertinence médicale des consommations.
Les hausses de ticket modérateur et de franchises sont régressives, pèsent davantage sur les ménages pauvres et les personnes âgées, et posent donc des enjeux politiques de justice dans le partage des coûts de la santé.
Rapport du HCAAM Trois scénarios pour une réforme des dépassements d’honoraires des médecins
7 ECONOMIE DE SANTE
Rapport à la Commission des comptes de la Sécurité sociale Résultats 2025 • Prévisions 2026 Le rapport prévoit une dégradation continue des comptes de la Sécurité sociale, portée par une croissance des dépenses plus rapide que celle des recettes dans un contexte macroéconomique moins favorable. Contexte macroéconomique et cadre juridique: La loi organique du 14 mars 2022 a créé la LACSS, nouvelle loi de financement dédiée à l’approbation des comptes de la Sécurité sociale, déposée avant le 1er juin. Le rapport de mai 2026 accompagne le projet de loi d’approbation des comptes 2025 et intègre le plan budgétaire 2025‑2029, révisé dans un sens moins favorable. Après rebond post‑Covid, la croissance du PIB ralentit (0,9% en 2025 et 2026) tandis que la masse salariale privée ne progresse que de 1,8–1,9%, avec une baisse de l’emploi salarié. Déficit et dynamique recettes‑dépenses: Parti d’un quasi‑équilibre en 2019, le solde des régimes de base et du FSV se creuse fortement pour atteindre –21,6 Md€ en 2025 et –23,2 Md€ prévus en 2026 (0,8 point de PIB). Les produits nets augmentent moins vite que les charges nettes (écart de +0,9 point en 2025, +0,2 point en 2026), malgré des mesures nouvelles en recettes importantes. Les dépenses de prestations légales restent très dynamiques, portées par la revalorisation des pensions et des prestations maladie et autonomie, alors que les prestations familiales stagnent sous l’effet de la baisse de la natalité. Rôle de l’ONDAM et mesures nouvelles: Les dépenses relevant de l’ONDAM ont changé d’ordre de grandeur depuis la crise Covid et les mesures « Ségur », représentant un déterminant central du déficit des branches maladie, AT‑MP et autonomie. En 2025, l’objectif ONDAM (+3,4%) finalement respecté reste jugé fragile, notamment sur les soins de ville. Les nombreuses mesures d’augmentation de recettes (cotisations, CSG, TVA, réduction de niches sociales, réforme des indépendants) atténuent le déficit mais ne suffisent pas à l’inverser.
Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locales Les centres de santé gérés par les collectivités locales Mai 2026 Ce document analyse les centres de santé gérés par les collectivités locales, leur implantation, leurs budgets et leur modèle économique, sur la base de données 2024 issues de la DGFiP et du Ministère de la Santé. Il montre que 225 collectivités (principalement des communes) gèrent 324 centres, avec un essor récent surtout depuis 2020, y compris en zones rurales en désertification médicale. Les centres sont majoritairement médicaux ou polyvalents, de taille médiane 7 ETP, avec un fort poids du personnel administratif et des généralistes. Le budget médian de fonctionnement atteint environ 675 500 euros par centre, avec des dépenses surtout salariales et des recettes reposant sur les remboursements à l’acte, complétés par forfaits, subventions ARS et « loi Teulade », mais 60% des collectivités présentent un reste à charge moyen de 32% des dépenses. Celui-ci augmente avec la taille du centre et la diversification des missions, ce qui interroge la soutenabilité financière de ces politiques locales de santé.
8 RECOMMANDATIONS
de la grossesse à l'arrivée de bébé avec sérénité Ce guide détaille des conseils pratiques pour vivre une grossesse et un post-partum sereins en agissant sur l’alimentation, l’activité physique, l’hygiène et la santé mentale. Il recommande de « manger de tout » en privilégiant les produits bruts, les féculents complets, les fruits et légumes, le calcium, l’iode et la vitamine D, tout en limitant compléments non prescrits, foie, caféine et en supprimant totalement l’alcool. Il insiste sur la prévention des infections (listériose, toxoplasmose, salmonellose, CMV) par des règles d’hygiène, une sélection rigoureuse des fromages, viandes, poissons et œufs, et la maîtrise de la conservation des aliments. Le texte valorise une activité physique quotidienne modérée, adaptée à chaque étape (grossesse, post-partum, reprise sportive) pour limiter prise de poids, diabète gestationnel, troubles veineux et symptômes dépressifs. Il aborde enfin l’alimentation du bébé, l’allaitement, le retour au poids d’avant grossesse, la question du tabac, de l’alcool et les difficultés psychologiques possibles (baby blues, dépression post-partum, tensions de couple), en orientant vers des ressources spécialisées et l’accompagnement professionnel.
9 APPEL A PROJETS
Appel à projet égalité 2026 L’appel à projets Égalité 2026 de Valenciennes Métropole soutient un projet structurant supplémentaire en faveur de l’égalité femmes-hommes, sur 2 à 3 ans, via une subvention de fonctionnement plafonnée à 80% du coût global. Objet et thématiques: Cet appel finance des actions en insertion socioprofessionnelle, santé, prévention des violences faites aux femmes, parentalité et sport, à condition qu’elles aient pour objectif principal la réduction des inégalités de genre. Il s’inscrit dans le deuxième plan d’actions égalité 2024-2026, qui renforce le passage de la sensibilisation à l’incitation et élargit les politiques publiques concernées. Conditions et financement: Les bénéficiaires sont des structures non lucratives et établissements publics agissant sur le territoire, à l’exclusion des communes, avec obligation de cofinancement. L’enveloppe annuelle est de 30 000 €, l’investissement limité à 10%, et la subvention versée en deux temps (70% puis 30% après bilan).[file] Critères et procédure: Les projets doivent être pluriannuels, structurants, innovants, avec impact durable, indicateurs d’évaluation et partenariats. Un comité de sélection, suivi d’une décision du Bureau communautaire, instruit les dossiers, dans un cadre exigeant d’engagement interne sur l’égalité et de transparence financière.
10 SANTE MENTALE
Facteurs associés à la présence d’au moins un trouble probable de santé mentale chez les enfants scolarisés de 6 à 11 ans L’étude Enabee 2022 montre qu’en France, 13% des enfants de 6‑11 ans présentent au moins un trouble probable de santé mentale. Chez les 6‑11 ans, les troubles les plus fréquents sont les troubles émotionnels, oppositionnels et le TDAH, identifiés via une approche multi‑informants combinant parents, enseignants et enfants. Les principaux facteurs associés sont de nature individuelle (sexe masculin, complications de grossesse, présence d’une maladie chronique, difficultés scolaires, événements de vie difficiles), familiale (parents séparés et/ou en conflit, anxiété du parent, faible soutien social, situation financière perçue comme difficile) et environnementale (pénibilité du confinement et forte inquiétude liée à la pandémie de Covid‑19, harcèlement par les pairs, temps important passé au centre de loisirs). Le design transversal permet d’identifier des associations sans inférer de causalité, certaines relations pouvant être bidirectionnelles (par exemple entre difficultés scolaires et troubles mentaux). Ces résultats invitent à cibler les actions de prévention sur les contextes de vulnérabilité biologique, psychologique, sociale et scolaire afin de mieux protéger la santé mentale des enfants.
11 AVIS DU HAUT CONSEIL DE LA SANTE PUBLIQUE
Réflexion prospective pour le système de santé : Orientations de mise en œuvre Ce document du HCSP propose une vision prospective du système de santé français en articulant quinze objectifs autour de quatre axes : accessibilité et qualité des soins, démocratie en santé, prévention et promotion de la santé, et gouvernance renforcée. Il affirme la nécessité de passer d’un système majoritairement curatif à un système préventif, équitable et ancré dans les milieux de vie, dans une approche « Une seule santé » et en cohérence avec la stratégie européenne EU4Health. Les recommandations insistent sur l’intégration de la santé dans toutes les politiques publiques, la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé et le développement de dispositifs d’« aller-vers ». Le HCSP met en avant la littératie en santé, l’usage structurant des données et du numérique, et la promotion de la recherche interventionnelle et participative. L’avis propose enfin une gouvernance nationale interministérielle, des financements pluriannuels sanctuarisés pour la prévention, et un pilotage territorial renforcé par les CPTS, CLS et autres structures, avec une forte implication des usagers et des acteurs locaux.
12 SANTE ET CLIMAT
Sante et climat l'a fièvre monte comment le changement climatique menace notre santé Le rapport montre que le changement climatique dégrade déjà fortement la santé en France, en aggravant mortalité, maladies chroniques et inégalités sociales, dans un contexte de système de santé affaibli. Message central: Le rapport d’Oxfam France décrit comment la hausse des températures, les vagues de chaleur, les feux de forêt, les inondations, les sécheresses et les maladies vectorielles (dengue, chikungunya) augmentent décès, hospitalisations et morbidité, notamment cardiovasculaire, respiratoire et mentale. Il souligne que ces impacts frappent d’abord les personnes âgées, les enfants, les malades chroniques, les populations pauvres et les territoires d’Outre‑mer, déjà plus exposés et moins protégés. En parallèle, le système de santé français est fragilisé (lits supprimés, manque de soignants, hôpitaux vétustes), rendant la prise en charge des crises climatiques insuffisante. Inégalités et leviers d’action: Le rapport insiste sur le fait que les populations les plus pauvres, davantage exposées à la chaleur, à la pollution et à des logements mal isolés, cumulent maladies chroniques et accès restreint aux soins, ce qui renforce les inégalités de santé. Il plaide pour une « thérapie climatique » gagnante : réduction rapide des émissions, lutte contre la pollution de l’air, rénovation thermique, végétalisation urbaine, adaptation du système de santé et financements ciblant ceux qui profitent le plus des énergies fossiles.
13 IA ET SANTE
Intelligence artificielle en santé Bien l’utiliser et bien se protéger L’intelligence artificielle générative en santé produit des contenus à partir de probabilités apprises sur de multiples données, avec une fiabilité dépendant de la qualité de ces sources. Elle informe et oriente (hypothèses, analyses de symptômes, rapports), mais ne remplace jamais le diagnostic ni la prescription d’un professionnel de santé. Elle peut fournir des réponses incomplètes ou erronées, parfois avec des sources inventées, d’où l’importance de demander la citation des références et de les vérifier directement. Les outils grand public peuvent conserver questions et réponses, ce qui impose de ne jamais partager de données identifiantes sur soi, ses proches ou ses soignants. Le RGPD encadre ces usages, mais tous les éditeurs ne relèvent pas du droit européen. Les patients doivent discuter leurs recherches IA avec les soignants, qui peuvent utiliser des IA professionnelles plus précises et doivent informer le patient lorsqu’elles interviennent dans sa prise en charge.
14 LITTERATIE EN SANTE ET SPORT
Une personne sur dix éprouve des difficultés de compréhension de l’information médicale La note montre qu’en France métropolitaine, environ 11% des personnes de 15 ans ou plus ont des difficultés de compréhension de l’information médicale, avec des niveaux bien plus élevés dans les DROM, notamment à Mayotte où près de 60% seraient concernés après standardisation par âge. Ces difficultés touchent davantage les plus de 75 ans, les personnes sans diplôme ou peu diplômées, les ménages modestes, les immigrés et celles qui ne parlent pas d’abord français à la maison, ainsi que les individus disposant d’un faible soutien social. La littératie en santé est mesurée via le module 9 du Health Literacy Questionnaire, donnant un score moyen de 4,3 (sur 5) en métropole, plus faible dans tous les DROM. Un gradient net apparaît entre littératie et état de santé : environ un tiers des personnes déclarant un mauvais ou très mauvais état de santé ont des difficultés de littératie, contre une sur dix dans l’ensemble de la population. Les analyses de médiation suggèrent que la faible littératie explique une part importante du lien entre bas niveau d’études, maladies chroniques, handicap ou syndrome dépressif et mauvais état de santé, ce qui en fait une dimension clé pour réduire les inégalités sociales de santé.
« La faible littératie en santé a un coût pour la santé » Ce document de l’OMS montre que la littératie en santé est un déterminant majeur de la santé et un enjeu économique considérable. La littératie en santé renvoie aux connaissances et compétences personnelles, façonnées par le quotidien et les interactions sociales, qui permettent d’accéder, de comprendre, d’évaluer et d’utiliser l’information et les services de santé pour maintenir sa santé et celle des autres. Les données disponibles indiquent des niveaux faibles de littératie en Europe, aux États‑Unis, en Australie, au Canada, en Chine et au Liberia, ce qui en fait un problème majeur de santé publique. Ces faibles niveaux sont associés à plus de recours évitables aux urgences, à des dépenses de prescriptions plus élevées, à des séjours plus longs et à davantage de complications, générant des coûts substantiels pour les systèmes de santé, illustrés notamment par les estimations américaines . Le document plaide pour investir dans des interventions de littératie en santé, notamment à l’école, avec un retour sur investissement favorable .
Développer la littératie physique vers une nouvelle norme pour tous les Canadiens Le document présente la littératie physique comme un déterminant central de la santé, à développer et soutenir tout au long de la vie, afin de répondre à la crise d’inactivité au Canada.Crise d’inactivité et enjeux de santé: Le texte décrit une « crise de l’inactivité physique » liée à la diminution du jeu non structuré chez les enfants, à la sédentarité au travail et à l’usage accru des technologies. Il rappelle que trop peu de Canadiens atteignent les recommandations nationales et internationales d’activité physique, ce qui augmente le fardeau des maladies chroniques, les coûts de santé et réduit qualité et espérance de vie.Définition et composantes de la littératie physique: La littératie physique est définie, selon la Déclaration de consensus canadien, comme la combinaison de motivation, confiance, compétence physique, savoir et compréhension permettant de valoriser et d’assumer un engagement envers l’activité physique tout au long de la vie. Ces dimensions affective, physique, cognitive et comportementale agissent ensemble comme « passerelle » vers la pratique régulière, avec un rôle démontré sur la santé physique, la santé mentale, la sécurité et la participation sociale. Approche tout au long de la vie: Le document propose une « spirale » de développement illustrant comment des environnements de mouvement riches, des expériences de qualité et des programmes adaptés au développement soutiennent la littératie physique à chaque âge. En s’appuyant sur le Modèle de développement à long terme par le sport et l’activité physique, il insiste sur l’importance des premières étapes (Enfant actif, S’amuser grâce au sport, Apprendre à s’entraîner) et du stade Vie active pour favoriser, chez tous, une participation durable, inclusive et culturellement pertinente.
15 SOCIOLOGIE
« Ce qui compte pour le consommateur d’aujourd’hui en 2026 : comment l’IA transforme la perception de la valeur » Ce rapport du Capgemini Research Institute analyse comment les consommateurs redéfinissent la notion de « valeur » dans un contexte de fatigue inflationniste, de recherche de prix justes et de forte sensibilité à la qualité et à la santé. Il montre que les ménages arbitrent entre économies stratégiques (formats plus petits, marques de distributeur, baisse des achats non essentiels) et « indulgences intentionnelles » pour maintenir du plaisir et du bien‑être émotionnel sans perdre le contrôle budgétaire. La qualité, la durabilité, les bénéfices santé et les ingrédients « clean » deviennent des critères centraux pour juger si un produit « vaut le coup », devant de simples réductions de prix. L’IA occupe une place croissante comme « guide de confiance » dans le parcours d’achat, via chatbots, assistants virtuels, planification de repas ou réassort automatisé, tout en suscitant de fortes attentes en matière de transparence, de contrôle utilisateur et de protection des données. Les consommateurs veulent des expériences fluides, personnalisées et efficaces, mais avec une présence humaine pour les achats complexes et le service après‑vente, ce qui oblige les marques de la grande consommation et du retail à combiner équité de prix, fiabilité technologique et accompagnement humain pour construire la loyauté.
16 ADDICTIONS
Les dommages sanitaires et sociaux de l’alcool en France En France, l’alcool tue 41 000 personnes par an, soit 7 % de la mortalité des plus de 15 ans, et en particulier les hommes. Les cancers en constituent la première cause, suivis par les maladies cardio‑vasculaires et digestives. Les dommages ne sont pas seulement physiques : les troubles de l’usage jouent un rôle dans les démences précoces, et sont associés à l’anxiété et à la dépression, accentuant le risque suicidaire. La lutte contre ces dommages requiert des politiques publiques coordonnées, à différents niveaux.
Les boissons sans alcool ou faiblement alcoolisées séduisent de plus en plus de consommateurs. Elles reproduisent souvent les codes des alcools traditionnels et bénéficient d’une réglementation publicitaire plus souple. Les experts en santé publique appellent à un encadrement du marketing afin de ne pas habituer le public, notamment jeune, à un environnement « alcool ».
17 LE DOPAGE
Dopage et pratiques dopantes en milieu sportif Voici un résumé d’environ 150 mots du début de la synthèse (prévalence / méthodologie) de l’expertise Inserm « Dopage et pratiques dopantes en milieu sportif ». L’expertise souligne d’emblée qu’il est aujourd’hui impossible de fournir une estimation unique et fiable de la prévalence réelle du dopage, en raison de fortes limites méthodologiques. Les données issues des contrôles antidopage de l’AMA ne mesurent que la proportion de tests anormaux, sur une population très sélectionnée et avec un dénominateur imprécis (nombre de prélèvements et non de sportifs). Les approches par questionnaires directs souffrent de biais de désirabilité sociale, tandis que la méthode de réponse aléatoire, censée améliorer l’anonymat, produit des estimations très variables selon les choix de construction et d’interprétation. D’autres pistes, comme le passeport biologique, les jugements d’experts (méthode Delphi) ou l’épidémiologie des eaux usées, restent partielles et complémentaires. Au total, le rapport plaide pour des approches multi-sources plutôt qu’un chiffre unique de prévalence.
Magazine INSERM: Espace nouveau laboratoire de santé
BONNE LECTURE
Preston-Lee Ravail






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