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NEWSLETTER N° 13 INFOS SPORT SANTE DU 15 JUILLET 2026

  • 17 juil.
  • 43 min de lecture

Convaincu que l'activité ph Convaincu que l'activité physique DEVRAIT devenir un élément central de la politique de prévention santé, j'ai souhaité en créant cette newsletter mettre à votre disposition des informations utiles à la compréhension d'un écosystème centré sur la santé et ses déterminants. La plus grande partie de mon activité pour rédiger cette news letter consiste à identifier des sources pertinentes pour chaque sujet, et à conduire une veille permanente pour repérer des sources supplémentaires. Vous trouverez donc de nombreuses informations, études, rapports, textes , recommandations etc ... utiles j'espère pour évoluer ,en meilleure connaissance de cause, dans l'univers de la santé.

Ce 13e numéro de juillet 2026 propose un parcours à travers les grandes politiques de prévention, les dynamiques régionales, la santé au travail, les mutations du sport, les tendances internationales du bien-être, mais aussi le numérique en santé, l’intelligence artificielle, la mobilité active, la nutrition et les enjeux de littératie en santé. Mon objectif est simple : vous offrir des repères fiables et opérationnels pour nourrir vos pratiques, vos projets et vos prises de position, en plaçant l’activité physique, la promotion de la santé et la réduction des inégalités au cœur de l’action.

SOMMAIRE

  1. Veilles scientifiques, études et informations

  2. Politique de santé publique

  3. Politiques territoriales de santé publique

  4. Santé au travail

  5. Acteurs du sport

  6. Pratique sportive – France, Europe, monde

  7. Études prospectives et tendances

  8. Éducation nationale

  9. Désinformations

  10. Économie de la santé

  11. Textes de loi, décrets, instructions et rapports

  12. OMS – Réseaux Villes-Santé

  13. IA et santé – Numérique en santé

  14. Santé mentale

  15. Prévention et promotion de la santé

  16. Nutrition

  17. Littératie en santé et sport

  18. Économie du sport

  19. Addiction

  20. Guides et recommandations

  21. Mobilités actives et santé en mouvement

  22. Financement APA

  23. Écologie et développement durable

  24. Professionnel de santé et pratiques cliniques

  25. Appels à candidatures (IA pour la promotion de la santé, programme « Mieux manger pour tous ») 


7° RENCONTRES NATIONALES SPORT SANTE

 


 L’affiche officielle et pré-programme des Rencontres Nationales du Sport-Santé 2026 est arrivé ! Une journée riche en :

  • Conférences

  • Table ronde

  • Projets innovants

  • Speed meeting

  • Partages d’expériences autour du sport-santé

Professionnels de santé, acteurs du sport, chercheurs, enseignants en APA, étudiants et passionnés du sport-santé : cet événement est fait pour vous ! Découvrez dès maintenant le programme prévisionnel et préparez-vous à une journée d’échanges, d’inspiration et de collaboration. Pour vous inscrire: https://lnkd.in/eTSucsSt


1 VEILLES SCIENTIFIQUES: ETUDES- INFORMATIONS

  1. Cardiac evaluation in the armed forces. A statement of the European Association of Preventive Cardiology of the ESC Cette déclaration de l’Association européenne de cardiologie préventive propose un cadre structuré de dépistage cardiovasculaire pour l’ensemble du personnel des forces armées, afin de réduire le risque de mort subite et d’événements cardiaques aigus en contexte opérationnel. Le texte rappelle que le risque de mort subite, bien que rare, est accru en situation d’effort intense et d’extrêmes environnementaux, et qu’il est plus élevé chez les militaires que chez les athlètes. Il recommande un dépistage systématique à l’incorporation (questionnaire, examen clinique et ECG 12 dérivations), complété par des examens de seconde ligne (échocardiographie, tests d’effort, imagerie coronarienne) en cas d’anomalies. Un volet spécifique concerne les personnels ≥40 ans, pour lesquels une évaluation du risque à l’aide de calculateurs validés et, si nécessaire, une imagerie coronarienne (CTCA) sont jugées pertinentes. Enfin, les auteurs insistent sur la nécessité d’équipes multidisciplinaires, d’une réévaluation périodique et sur les enjeux économiques et de recherche pour harmoniser ces pratiques à l’échelle internationale.

  2. « Efficacité de différentes interventions par l’exercice dans le traitement de la migraine : revue systématique et méta‑analyse en réseau. » Cette revue systématique avec méta‑analyse en réseau inclut 28 essais cliniques portant sur 1501 personnes migraineuses pour comparer plusieurs modalités d’exercice à un traitement pharmacologique seul. Les auteurs montrent que le yoga, l’exercice aérobie d’intensité élevée et l’exercice aérobie continu modéré réduisent significativement la fréquence des migraines, et que seul le yoga diminue clairement leur intensité. Pour la durée des crises, l’aérobie modérée et l’aérobie intense sont les plus efficaces, tandis que l’aérobie modérée semble la meilleure option pour réduire le handicap lié à la migraine, malgré une qualité de preuve jugée très faible.

  3. « Signatures métabolomiques de l’extrême vieillesse : résultats de l’étude New England Centenarian Study ». Cette étude exploite la New England Centenarian Study (NECS) pour analyser les voies biologiques associées à l’extrême longévité humaine, à l’âge chronologique et à la survie, grâce à une approche métabolomique non ciblée sur plus de 1400 métabolites sériques chez 213 participants, dont 70 centenaires. Les individus exceptionnellement agés présentent un profil métabolique distinct, marqué par des niveaux plus élevés d’acides biliaires primaires et secondaires, en particulier l’acide chénodésoxycholique et l’acide lithocholique, des niveaux plus faibles de biliverdine et bilirubine, et des stéroïdes relativement stables. Des niveaux élevés d’acides biliaires et de stéroïdes sont associés à une plus faible mortalité. Les auteurs construisent ensuite une « horloge métabolomique » prédictive de l’âge biologique, dont les écarts par rapport à l’âge chronologique sont liés au risque de mortalité. Ils identifient enfin des métabolites et des ratios (notamment autour de NAD+, du microbiote intestinal et du stress oxydatif) comme biomarqueurs potentiels de vieillissement sain et de résilience métabolique.

  4. « Le réchauffement climatique pourrait compromettre la durée et la qualité du sommeil : étude à mesures répétées portant sur 23 millions d’enregistrements ». Cette étude chinoise exploite 23 millions de nuits enregistrées chez 214 445 adultes équipés de montres Huawei entre 2021 et 2023 pour analyser l’effet de la température ambiante sur le sommeil. Chaque hausse de 10 °C de la température moyenne sur 24 h augmente de 20,1% le risque de sommeil insuffisant et réduit le temps total de sommeil de 9,7 minutes, surtout aux dépens du sommeil profond. Des projections climatiques indiquent qu’en scénario d’émissions élevées (SSP5‑8.5), la privation de sommeil pourrait encore s’aggraver d’ici 2100, jusqu’à 33 heures perdues par personne et par an, avec un impact plus marqué chez les personnes âgées, les femmes, les personnes obèses et dans les régions du Sud, du Centre et de l’Est de la Chine.

  5. Exploring Clinician Perspectives on Artificial Intelligence in Primary Care: Qualitative Systematic Review and MetaSynthesis .« Explorer les perspectives des cliniciens sur l’intelligence artificielle en soins primaires : revue systématique qualitative et méta‑synthèse » Cette revue systématique qualitative synthétise 13 études portant sur 238 professionnels de soins primaires (médecins généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes, etc.) et leurs perceptions de l’IA en médecine de premier recours. Trois grands thèmes émergent : la relation humain‑machine, la clinique technologiquement augmentée et l’impact sociétal de l’IA. Les cliniciens voient l’IA comme un soutien potentiel pour les tâches administratives et l’aide à la décision, mais s’inquiètent des erreurs techniques, des biais, de la sécurité des données et de la responsabilité médico‑légale. Ils insistent sur la nécessité d’une intégration fluide dans les systèmes existants, d’interfaces ergonomiques et du maintien de la supervision humaine .

  6. An LLM chatbot to facilitate primary-to-specialist care transitions: a randomized controlled trial . « Un chatbot LLM pour faciliter les transitions de soins entre la médecine de premier recours et les spécialistes : essai randomisé contrôlé ». : Les auteurs ont développé PreA, un chatbot LLM co‑conçu avec des parties prenantes locales pour préparer les patients avant une consultation spécialisée, réaliser l’anamnèse, proposer des diagnostics préliminaires, recommander des examens et générer un courrier de référence. Dans un essai pragmatique randomisé mené en Chine auprès de 2 069 patients et 111 spécialistes, PreA réduit de 28,7% la durée de consultation, augmente le nombre de patients vus par shift sans allonger les temps d’attente, améliore la coordination des soins perçue par les médecins et la qualité de la communication ressentie par les patients. Le co‑design surperforme un simple fine‑tuning sur dialogues locaux en termes de qualité clinique et de réduction des biais.

  7. European Society of Cardiology: cardiovascular disease statistics 2025 Ce rapport ESC 2025 montre que les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité dans les pays membres, avec plus de 3 millions de décès et 68 millions de DALYs par an. Malgré une baisse d’environ 25% de l’incidence sur 30 ans, le vieillissement démographique, l’urbanisation, les inégalités socio-économiques et l’essor de l’obésité et du diabète menacent les progrès réalisés. Les pays à revenu intermédiaire présentent des taux de mortalité standardisés environ deux fois plus élevés, un accès moindre aux interventions avancées, et une exposition plus forte aux risques environnementaux comme la pollution et les vagues de chaleur. Le rapport insiste sur la nécessité de politiques coordonnées (plan européen « Safe Hearts ») ciblant prévention, réduction des inégalités de soins et investissements dans les ressources humaines et techniques en cardiologie.

  8. « Pourquoi les humains font-ils de l’exercice ? Un cadre neuro-évolutif de l’effort physique discrétionnaire ». : Cet article propose une explication neuro-évolutive de l’exercice volontaire chez l’humain. Il distingue l’activité physique de subsistance, autrefois liée à la survie, de l’exercice discrétionnaire, pratiqué sans nécessité immédiate. Les auteurs soutiennent que la modernité a créé un décalage évolutif : nos mécanismes biologiques favorisent l’économie d’énergie, mais des circuits cérébraux de valorisation de l’effort permettent encore l’engagement volontaire. Trois voies sont proposées : compensation homéostatique, signalement coûteux et recodage de la récompense. L’exercice serait ainsi une réutilisation culturelle et neurobiologique de systèmes anciens, aujourd’hui mobilisés pour la santé, le statut et le sens personnel.

  9. « Effets comparatifs des médicaments chez les adultes en surpoids ou obèses : revue systématique et méta-analyse en réseau » Cette revue systématique et méta-analyse en réseau a regroupé 262 essais randomisés, soit 99 791 adultes en surpoids ou obèses. Elle compare 19 médicaments à la modification du mode de vie, au placebo ou à d’autres traitements, avec un suivi allant jusqu’à 172 semaines. Les résultats montrent que le tirzépatide et le CagriSema produisent les plus fortes pertes de poids à un an, suivis par le sémaglutide oral, l’orforglipron, le sémaglutide sous-cutané et la phentermine-topiramate. En contrepartie, ces traitements sont souvent associés à davantage d’effets indésirables, d’arrêts de traitement, de troubles digestifs, de fatigue et parfois de perte de masse maigre. Le sémaglutide sous-cutané est le seul médicament associé à une réduction de la mortalité toutes causes, de l’infarctus du myocarde et de l’insuffisance cardiaque, tandis qu’aucun médicament n’améliore de façon convaincante la qualité de vie à un an.


2 POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE

  • Unir nos forces pour mieux prévenir plan d’action gouvernemental 2026-2031 de la stratégie nationale de prévention en santé Le plan d’action 2026‑2031 de la Stratégie nationale de prévention en santé du Québec vise à faire de la prévention un véritable projet de société, en mobilisant tous les secteurs pour améliorer la santé et réduire les inégalités. Il s’inscrit dans la continuité de la Politique gouvernementale de prévention en santé et adopte l’approche « santé dans toutes les politiques » promue par l’OMS. Deux cibles structurent l’ambition d’ici 2035 : réduire de 10% la croissance du fardeau des maladies évitables et diminuer de 10% l’écart de mortalité prématurée lié aux inégalités socioéconomiques. Le modèle d’action repose sur quatre niveaux complémentaires (pouvoir d’agir des individus, services cliniques préventifs, prévention dans les communautés, politiques publiques saines) soutenus par un partenariat intersectoriel élargi. Le plan décline 54 mesures autour de 19 ambitions et 4 grandes orientations : réduire les maladies évitables, soutenir des générations en santé, créer des milieux de vie sains et durables, et faire de la prévention un projet de société. Une gouvernance dédiée, avec mécanismes de suivi et d’évaluation, doit assurer des gains mesurables en santé et bien‑être tout en préservant la soutenabilité du système de santé.


3 POLITIQUES TERRITORIALES DE SANTE PUBLIQUE

  • Agir pour la santé des Franciliens Stratégie à horizon 2028 Ce document présente le cadre stratégique du Projet régional de santé 2023‑2028 en Île‑de‑France, qui vise à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé et à placer la prévention au cœur des politiques publiques. Il décrit une région jeune mais marquée par le vieillissement, de fortes disparités socio‑économiques et une exposition élevée aux risques environnementaux, aggravés par la pandémie de Covid‑19. L’ARS identifie des priorités sur la santé périnatale, la santé mentale, le diabète et les déterminants de santé chez les jeunes, tout en s’appuyant sur une offre de soins dense mais inégalement répartie et sous tension démographique. La stratégie repose sur six axes de transformation (culture de prévention, parcours lisibles, offre accessible, ressources humaines, gestion des risques, santé dans toutes les politiques) et cinq leviers transversaux, dont le pilotage par les données et le renforcement de l’action territoriale.

  • Agir pour la santé des Franciliens Pour l’égalité d’accès aux soins Le PRAPS Île-de-France 2023‑2028 vise à améliorer l’accès à la prévention, aux soins et à l’accompagnement médico-social des personnes en très grande précarité, en particulier les personnes sans chez‑soi. Programme transversal du Projet régional de santé, il articule ARS, acteurs sanitaires, sociaux et médico‑sociaux autour de sept axes : accompagnement personnalisé, accès à la santé, parcours de santé, santé mentale, addictions, perte d’autonomie et développement des connaissances sur la précarité. Il s’appuie sur la médiation en santé, l’interprétariat professionnel, les démarches d’« aller‑vers » et le renforcement des PASS, avec une gouvernance partenariale, des indicateurs de suivi et un tableau de bord partagé pour évaluer l’impact sur la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.

  • Les politiques régionales en faveur de la santé: Rôle, leviers et perspectives d'action des Régions en matière de santé | Juin 2026 Les Régions jouent un rôle croissant et structurant en santé, mais doivent voir ce rôle reconnu et sécurisé dans un cadre national garant de l’équité. Les tensions d’accès aux soins et le vieillissement renforcent les fractures sanitaires territoriales, nécessitant des réponses territorialisées intégrant santé, mobilité, logement et attractivité. Les Régions ont triplé en dix ans leurs investissements en santé, agissant sur la formation, l’accès aux soins de premier recours, la prévention, le numérique et la santé environnementale, avec des dispositifs concrets (maisons de santé, mutuelles régionales, Pass Santé jeunes, sécurisation des cabinets). Elles développent une approche « One Health », infusent la santé dans toutes leurs politiques (aménagement, mobilités, lycées) et copilotent les Plans Régionaux Santé Environnement. L’étude propose quatre scénarios d’évolution, jusqu’à une Région « cheffe de file » territoriale, et plaide pour une « territorialisation sécurisée » combinant capacités régionales renforcées et cadre national stable.


 4 SANTE AU TRAVAIL

  • Le coût caché de l’absentéisme au travail L’étude montre que l’absentéisme en France dépasse 100 milliards d’euros par an, principalement à cause de dysfonctionnements managériaux évitables, et qu’une transition vers un « bon » management de proximité permettrait de réduire fortement ces coûts tout en améliorant la qualité de vie au travail. L’absentéisme représente environ 4,7% du PIB français, soit plus de 4 000 € de pertes de valeur ajoutée par actif et par an. Une part incompressible de 2 à 2,5% des heures de travail est liée à des facteurs exogènes (grippe, maternité), mais l’essentiel provient de mauvaises conditions de travail, d’organisations rigides, d’une communication déficiente et de politiques de temps, formation et rémunération inadaptées. Le secteur public est particulièrement touché, avec un sur‑absentéisme lié à un management wébéro‑tayloriste très procédural. Les recherches de l’ISEOR montrent que des projets d’amélioration du management de proximité peuvent réduire les coûts cachés de l’absentéisme de 35 à 55% en quelques mois à deux ans, en finançant eux‑mêmes les investissements nécessaires.

  • 7e Baromètre de l'Absentéisme et de l'Engagement Le Baromètre 2025 d’Ayming montre un absentéisme devenu structurel, coûteux (environ 4 000 € par salarié/an) et encore mal maîtrisé par les organisations, malgré l’engagement élevé des fonctions RH. Contexte et ampleur du phénomène L’absentéisme progresse en France, tiré par les arrêts de longue durée, et représente environ 5,3% de la masse salariale, soit jusqu’à 107,9 milliards d’euros de coûts cachés par an. Près d’un RH sur deux juge son taux d’absentéisme élevé, en faisant la deuxième difficulté RH derrière le recrutement, avec des impacts forts sur charge de travail, désorganisation et climat social. Fonction RH et freins à l’action: Les professionnels RH restent très engagés mais se projettent peu à long terme, souvent en raison d’un manque de soutien de la direction et de ressources pour agir sur l’absentéisme. Ils pointent surtout le manque de temps, de moyens, d’implication managériale et d’indicateurs exploitables, ce qui freine la mise en place de démarches structurées de prévention. Causes, conséquences et leviers: Les causes principales mêlent maladie, démotivation, contraintes personnelles, accidents du travail et burn-out, alimentant un cercle vicieux de surcharge, désorganisation et perte de productivité. Les leviers identifiés sont l’amélioration de l’environnement de travail, l’implication de la direction générale et des managers, l’utilisation d’indicateurs fins, ainsi qu’un accompagnement structuré avant, pendant et après l’absence. Besoins prioritaires pour 2025: Les RH expriment surtout le besoin de comprendre les causes profondes, de renouveler les actions de prévention des risques et de disposer de temps et d’outils (dont IA et indicateurs) pour piloter la stratégie d’absentéisme.[file] L’étude conclut que la prévention de l’absentéisme doit devenir un enjeu stratégique partagé par direction, RH et management, au service de la performance durable et de la santé au travail.

  • Plan santé au travail 2026_2030 Le plan Santé au travail 2026‑2030 fait de la prévention un levier central pour réduire accidents mortels, maladies professionnelles et absentéisme, en ciblant particulièrement jeunes, intérimaires et femmes, tout en accompagnant IA, changement climatique et vieillissement. Il s’articule autour de huit engagements (accidents graves, santé mentale, absences, santé des femmes, transformations, désinsertion) et de quatre axes stratégiques visant culture de prévention, protection des publics à risque, maintien en emploi et gestion des crises. Porté par une gouvernance tripartite renforcée (État, partenaires sociaux, organismes de prévention), il prolonge les avancées 2021‑2025 (loi du 2 août 2021, FIPU, PDP, prévention chutes, amiante, radon, VSST).

  • La protection sociale complémentaire en entreprise : un dispositif à réformer ? Ce rapport de l’IGAS évalue les exonérations de cotisations sociales et d’impôt liées à la protection sociale complémentaire (PSC) en entreprise, qui représentent une assiette d’environ 20 milliards d’euros et une perte nette d’au moins 5 milliards pour la sécurité sociale. Le dispositif, créé en 1980, est devenu très complexe, avec des objectifs flous et des effets anti-redistributifs marqués, notamment parce que les avantages croissent avec le niveau de salaire. L’exemption favorise la généralisation des complémentaires santé collectives et des contrats « solidaires et responsables », mais amplifie les inégalités et peut encourager des garanties coûteuses et peu pertinentes. La mission recommande d’améliorer fortement les données, de conditionner ou plafonner les avantages, de préserver l’exemption pour la prévoyance en cas de régimes obligatoires de branche et d’envisager la suppression (prioritaire) de l’exemption pour la complémentaire santé afin de renforcer l’équité et les recettes sociales.

  • Gestion de la santé en entreprise Le document présente le Congrès national GSE 2026, consacré à la santé des équipes et à la collaboration comme levier de santé au travail. Il explique que, dans un monde professionnel plus complexe et digitalisé, la confiance, la clarté des rôles, la sécurité psychologique et un leadership sain sont essentiels pour préserver la performance et le bien-être . Le dossier illustre ces idées avec des exemples concrets: collaboration en flow, auto-organisation chez Loyco, soutien des apprentis, et e-learning pour les PME . Le message central est simple: des équipes solides se construisent par des pratiques quotidiennes, pas par des intentions abstraites .


5 ACTEURS DU SPORT

  • Facturation électronique : guide pratique de démarrage au 1er septembre 2026

  • Rapport d'activité CNOSF En 2025, le CNOSF connaît une importante transition de gouvernance, avec l’élection d’Amélie Oudéa‑Castéra à la présidence pour l’olympiade 2025‑2029. Elle salue le travail de l’équipe précédente qui a porté la dynamique des Jeux de Paris 2024, préparé l’attribution des Jeux d’hiver 2030 et lancé plusieurs projets structurants comme le Club des 300, Dirigeants de demain ou Ma Petite Sponso. La nouvelle équipe inscrit son action entre deux jalons majeurs : l’héritage de Paris 2024 (fonds de dotation, première Fête du sport, saison J+1) et la préparation de Milan‑Cortina 2026 puis des Jeux 2030. Elle organise sa stratégie autour de la démarche « 1+3+1 » : héritage de Paris 2024, CNOSF fort‑utile‑moderne, prochaines échéances olympiques et sportives. Les premiers mois sont consacrés à installer la nouvelle gouvernance, renforcer le plaidoyer budgétaire pour le sport, soutenir les territoires et les bénévoles, et accompagner les fédérations.

  •  « Sport responsable – Stratégie actualisée 2026-2030 : réaliser ensemble la promesse du sport ». Ce document présente la stratégie 2026‑2030 du Centre for Sport and Human Rights (CSHR), qui vise à combler l’écart entre la promesse et la réalité du sport en plaçant les droits humains au cœur de sa gouvernance et de l’organisation des événements. Le Centre promeut une vision de « sport responsable » où chacun est en sécurité, inclus et respecté, du sport communautaire aux méga‑événements. La stratégie s’appuie sur les normes internationales (Principes directeurs de l’ONU, normes de l’OIT) et identifie les risques systémiques : défaillances de la protection, conditions de travail abusives, discriminations, faiblesse des recours et gouvernance fragmentée. Elle se décline en cinq priorités : sensibiliser, renforcer la collaboration, soutenir la mise en œuvre, orienter l’agenda de réforme et consolider le CSHR comme institution de référence indépendante et durable. L’ambition pour 2030 est que la prévention des atteintes et l’accès au recours soient opérationnels à tous les niveaux du système sportif.

  • Le sport change de nature. Sa transformation ne se joue plus seulement sur les terrains, mais dans les données, les plateformes et les modèles économiques qui structurent désormais une industrie mondiale, capitalistique et profondément technologique. Le rapport Bpifrance–Meneurs analyse la montée en puissance de la sport tech en Europe, dans un marché estimé à plus de 417 Md$ en 2025 et projeté au‑delà de 600 Md$ en 2030. Il montre le passage d’une phase d’innovation dispersée à une industrialisation structurée des technologies au service des organisations sportives et des fans. La valeur se déplace des seuls actifs sportifs (clubs, ligues) vers les infrastructures B2B/B2B2C : plateformes de données, outils de performance, solutions de fan engagement, media et commerce. Le rapport décrit plusieurs dynamiques clés : intégration de solutions autrefois isolées, exigence d’interopérabilité, priorisation de l’exécution opérationnelle à grande échelle et transition d’une économie centrée sur les droits médias vers des stratégies direct‑to‑fan, créateurs et marques. Il propose enfin un mapping détaillé de startups européennes et françaises structurantes pour cet écosystème.


 6 PRATIQUE SPORTIVE FRANCE -EUROPE - MONDE

  • État du sport chez les jeunes au Canada : la valeur et le coût de la participation (2025) Ce rapport 2025 analyse la participation sportive des jeunes au Canada à partir des points de vue des parents et des jeunes eux‑mêmes. Il montre que le sport améliore fortement la santé physique, la santé mentale, les compétences sociales et la réussite scolaire, avec plus de 90% des parents rapportant des effets positifs. Il souligne cependant des barrières majeures liées au coût total (inscriptions, équipements, déplacements) et à l’inclusion, qui excluent de nombreux enfants. Le rapport recommande de renforcer les programmes communautaires et scolaires, de réduire les coûts et d’innover via des partenariats et des solutions technologiques pour rendre le sport accessible à tous.

  • Entre 14 et 18 ans, un jeune sur quatre abandonne la pratique régulière du sport Entre 14 et 18 ans, 26% des jeunes cessent de faire régulièrement du sport, c’est-à-dire au moins une fois par semaine, pendant leurs loisirs. Ce décrochage est deux fois plus fréquent chez les filles que chez les garçons et touche plus les jeunes sortis du système éducatif, les apprentis et les lycéens professionnels que les lycéens généraux. Pour une part, il est lié à une perte du goût du sport : entre 14 et 18 ans, la part de décrocheurs sportifs qui déclarent n’avoir jamais aimé le sport passe de 15% à 28%. Toutefois, le manque de temps, la difficulté à trouver des partenaires pour pratiquer et l’éloignement des installations sportives sont aussi évoqués par les décrocheurs.

  • « Septembre Bouge » fait de septembre le mois national de l’activité physique et sportive, dans le cadre de la Stratégie nationale Sport-Santé 2025-2030, pour lutter contre sédentarité, inégalités sociales de santé et coûts massifs associés (38 000 décès, 62 000 pathologies, 140 milliards d’euros par an). Portée par les ministères de la Santé et des Sports, l’initiative répond à une « bombe à retardement sanitaire » : 95% des adultes présentent une fragilité liée au manque d’activité ou à la sédentarité, et 73% des 11‑17 ans n’atteignent pas les recommandations de l’OMS. Septembre devient un rendez-vous annuel de prévention, en prolongement de l’héritage des Jeux de Paris 2024 et de la Grande Cause nationale santé mentale 2025‑2026. Une tournée nationale de 18 villes, hexagonales et ultramarines, installe des villages sport-santé gratuits autour de trois espaces : Bouge, Connexions, Sensibilisation. Le dispositif s’appuie sur le réseau des 589 Maisons Sport-Santé, une cartographie participative d’événements locaux gratuits et inclusifs, ainsi que la Fête du Sport du 14 septembre à Marseille. Parrains/marraines, mouvement sportif, Assurance Maladie, collectivités et partenaires privés se mobilisent pour ancrer le réflexe « 30 minutes d’activité par jour » dans la vie quotidienne.

  • Les pratiques outdoor : tendances, usages et opportunités Besoin de proximité, souci de bien-être, envie d’expérience et d’autonomie : les pratiques sportives outdoor répondent aux nouvelles attentes des pratiquants. L’essor, observé au cours des dernières années, accompagne la transformation du modèle traditionnel du sport, notamment à travers la pratique auto-organisée. Aujourd’hui, les Français sont de plus en plus nombreux à adopter une pratique sportive de plein air, en milieu naturel ou urbain, qualifiée d’outdoor. Cette démocratisation des pratiques outdoor dépasse les acteurs du mouvement sportif puisqu’elle interroge les politiques d’aménagement, le tourisme, l’accès à l’activité physique ainsi que la préservation des espaces naturels.


7 ETUDES PROSPECTIVES. TENDANCES

  • « Initiative Trends 2026 – Intelligence collective et prospective des leaders mondiaux du bien-être ». Ce rapport du Global Wellness Institute synthétise 153 tendances issues de 27 initiatives couvrant esthétique, vieillissement, respiration, santé mentale, nutrition, tourisme, milieu de travail et plus, afin de montrer où va le bien-être mondial en 2026. Il met en avant la régulation des systèmes corporels (notamment le système nerveux) comme principe organisateur central, la redéfinition de la longévité en termes de capacité fonctionnelle et l’importance du lien social comme variable de santé. L’environnement construit y est présenté comme une véritable infrastructure de santé, tandis que de nouveaux signaux émergents (afrolongévité, microplastiques, neurotechnologies, justice sociale) élargissent les frontières du champ du bien-être.


8 EDUCATION NATIONALE

  • L’infolettre école promotrice de santé L’infolettre EPSa n°18 fait le point sur les avancées de l’année 2025‑2026 en matière de santé et bien‑être des élèves, en insistant sur le rôle central de l’École comme milieu promoteur de santé. Elle met en avant la feuille de route ministérielle et la note de cadrage sur les compétences psychosociales, les ressources EVAR/EVARS, ainsi que de nombreuses données récentes sur la santé mentale, les addictions, le sommeil, l’activité physique, la nutrition et la santé environnementale. L’infolettre valorise enfin un programme inspirant « Mon association booste mon cerveau » et rappelle les nouvelles orientations stratégiques européennes de l’OMS pour la santé des enfants et adolescents 2026‑2030.


9 DESINFORMATIONS

  • La lutte contre les informations toxiques à l’ère numérique Ce rapport analyse la montée des informations toxiques à l’ère numérique, qui menacent la compréhension du réel, la santé publique et la démocratie. Il montre comment réseaux sociaux, microciblage et IA génératives industrialisent la manipulation, exploitent fractures sociales et biais cognitifs, fragmentent l’espace public et affaiblissent la confiance scientifique. Les auteurs distinguent mésinformation, désinformation et malinformation, soulignent le rôle structurant des plateformes et l’insuffisance de réponses uniquement techniques ou répressives. Ils plaident pour une stratégie globale de résilience démocratique fondée sur l’éducation à l’esprit critique, la qualification des contenus, le soutien à des médias pluralistes et un encadrement renforcé des algorithmes et des grandes plateformes.


10 ECONOMIE DE SANTE

  • L’impact du vieillissement sur les dépenses de santé Hausse des dépenses de santé par rapport à 2023 En prenant en compte l’augmentation de la population, on constate que les dépenses de santé augmentent encore plus rapidement qu’avec une population fixe.

  • Rapport annuel Évolutions et perspectives des retraites en France Le rapport 2026 du COR actualise les projections des retraites en France avec de nouvelles hypothèses démographiques plus défavorables, notamment une fécondité plus basse et des migrations revues à la hausse. Il prévoit un déficit durable du système de retraite, de 5,1 milliards d’euros en 2025 à 2,4% du PIB en 2070, malgré une relative stabilité des dépenses autour de 14% du PIB jusqu’en 2045. Le rapport souligne aussi que le recul de l’âge de départ et la modération des pensions sont des leviers plus favorables à l’économie que la hausse des cotisations.

  • Rapport 2025 Sur la situation financière des organismes complémentaires assurant une couverture santé Le rapport 2025 montre que le marché français de la complémentaire santé reste très concentré mais a légèrement desserré en 2024, tandis que la situation financière globale des organismes est solide. En 2024, 373 organismes (mutuelles, entreprises d’assurance, institutions de prévoyance) exercent une activité de complémentaire santé, soit un nombre en forte baisse de long terme, surtout pour les mutuelles, même si subsiste une frange de petites structures de proximité. Les vingt plus grands acteurs concentrent plus de la moitié des cotisations, mais leur part recule d’un point par rapport à 2023, et les groupes d’assurance collectent 85% des cotisations. Les cotisations santé hors taxes atteignent 46,5 milliards d’euros et progressent de 8,2%, rythme inédit depuis 2012, tirées par les entreprises d’assurance. Les prestations versées augmentent de 5,4%, surtout en soins ambulatoires, et 79% des cotisations sont reversées aux assurés, 19% couvrant les charges de gestion. Le résultat technique redevient positif (1,6% des cotisations) et les ratios de solvabilité restent très supérieurs aux exigences du régime Solvabilité 2, confirmant la robustesse financière des organismes complémentaires.

  • Exposition des patients aux dépassements d'honoraires : une analyse sur 14 actes techniques fréquents Cette étude Irdes analyse les dépassements d’honoraires sur 14 actes techniques fréquents à partir des données SNDS 2021. Un peu plus de la moitié des spécialistes libéraux exercent en secteur 2, générant 4,5 milliards d’euros de dépassements, dont 232 millions pour les actes étudiés. Lorsque l’offre à tarif opposable (hôpital public, Espic, secteur 1) est abondante et bien répartie, les dépassements se concentrent sur les patients des communes les plus favorisées. À l’inverse, si le secteur 2 domine, ils touchent toutes les catégories sociales, y compris les plus défavorisées. L’étude souligne le rôle clé du renforcement de l’offre à tarif opposable pour limiter les restes à charge des patients précaires.

  • Présentation du rapport annuel « Charges et Produits pour 2027 » : 40 propositions – clés de l’Assurance Maladie pour l’avenir de notre système de santé Le communiqué présente le rapport « Charges et Produits 2027 » de l’Assurance Maladie, qui formule 40 propositions autour de la prévention, de l’amélioration des parcours de soins et du juste soin au juste prix. Il alerte sur un déficit projeté de 13,8 milliards d’euros en 2026 et sur la hausse des maladies chroniques, du vieillissement et des dépenses de santé. Le texte insiste sur un virage préventif, avec des actions sur l’alimentation, le tabac, le dépistage précoce et la santé mentale des jeunes. Il propose aussi de mieux organiser la prise en charge des malades chroniques, des personnes âgées, des DROM et de renforcer la régulation des médicaments, des arrêts de travail et de la fraude.

  • Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses Le rapport Charges et produits 2027 de la Cnam défend un système de santé plus préventif, plus efficient et financièrement soutenable. Il souligne que la France investit fortement dans la santé, mais que le déficit de l’Assurance Maladie reste élevé et que les maladies chroniques continueront d’augmenter sans virage préventif . Le document propose d’agir sur la prévention, les parcours de soins, la juste prescription des soins et des médicaments, ainsi que la lutte contre les fraudes . Il insiste aussi sur les enjeux spécifiques des DROM et fixe une trajectoire d’économies de 3,9 milliards d’euros .

  • Assurance maladie: améliorer la qualité du système de santé et maitriser les dépenses Le rapport Charges et Produits 2026 de la CNAM présente une situation financière toujours très préoccupante pour l’Assurance Maladie, avec un déficit de 15,9 Md€ en 2025, attendu à 13,8 Md€ en 2026. Il insiste sur la nécessité de préserver la soutenabilité du système de santé par trois priorités : faire de la prévention la bataille de la décennie, améliorer les parcours de soins et garantir le juste soin au juste prix. Le rapport met aussi en avant l’importance du numérique, de l’engagement des patients et d’une meilleure organisation des soins, notamment pour le grand âge et les territoires ultramarins. Il propose 40 mesures concrètes, allant du dépistage précoce à la déprescription, en passant par la lutte contre la fraude et le développement des biosimilaires. L’objectif final est de soutenir un système solidaire, plus efficace et financièrement viable.


 11 TEXTES DE LOI-DECRETS-INSTRUCTIONS-RAPPORTS

12 OMS. RESEAUX VILLES SANTE

  • Newsletter Réseau français Villes-Santé JUIN 2026 Le numéro de juin 2026 du Réseau français Villes-Santé revient sur le renouvellement de son accréditation OMS Europe et sa participation active à la conférence des Villes-Santé, centrée sur justice sociale, financement de la santé publique, limites planétaires et santé numérique. Il présente la note de synthèse « santé des enfants, des jeunes et parentalité », le rapport d’activités 2025, les élections à venir du CA et les webinaires d’accompagnement des nouveaux élus à la santé. La newsletter met aussi en avant les travaux sur l’accès aux soins et les déserts médicaux, les groupes thématiques (paniers santé, qualité de l’air intérieur, santé scolaire), ainsi que de nombreuses actualités nationales et internationales en santé publique, climat, alimentation et activité physique. Enfin, elle recense les prochains événements, appels à communications et ressources pour renforcer l’action des collectivités en promotion de la santé.


13 I.A ET SANTE- NUMERIQUE EN SANTE

  • L’IA émotionnelle, un ami qui vous veut du bien ? Ce document analyse la montée rapide des relations affectives avec les IA en France, notamment chez les moins de 40 ans, en lien avec solitude et mal‑être. Il décrit les mécanismes psychologiques (anthropomorphisme, projection affective, recherche de sécurité) qui favorisent l’attachement à ces « compagnons » numériques, et montre que ces usages s’ajoutent à une sociabilité réelle déjà dense sans pour autant réduire le sentiment de solitude. L’auteur souligne les risques d’une « économie de l’attachement », les enjeux éthiques et de régulation publique, surtout dans un contexte de pénurie de psychiatres et de forte prévalence des troubles psychiques.

  • Feuille de route du numérique en santé Ce document dresse l’état d’avancement, au 18 juin 2026, des grandes priorités du numérique en santé en France. Il montre une montée en puissance de Mon espace santé, avec une alimentation massive des documents, le développement de la messagerie citoyenne, l’intégration du carnet de santé de l’enfant et de nouveaux usages pour la prévention personnalisée. Le rapport souligne aussi les progrès dans l’accès des professionnels aux données, l’ordonnance numérique, l’appli carte Vitale, l’INS et les services socles comme Pro Santé Connect. Plusieurs chantiers visent à renforcer l’accompagnement des citoyens, la formation des professionnels, la télésanté, la cybersécurité et la souveraineté des hébergeurs. Enfin, le document met en avant la recherche, les entrepôts de données, les essais cliniques et l’innovation numérique, avec une logique de déploiement progressif jusqu’en 2027-2028.

  • Le 15e Conseil du numérique en santé, organisé le 18 juin 2026, a fait le point sur l’avancement des groupes de travail autour du partage sécurisé des données de santé, de l’IA, de l’interopérabilité et du cadre européen EEDS. Les échanges ont montré une forte dynamique collective, avec plus de 60 ateliers, 13 groupes de travail inscrits au planning et plusieurs livrables attendus d’ici la fin de l’année. Un temps important a été consacré à l’imagerie médicale et à la confiance numérique, avec le déploiement des DRIMbox, le renforcement de l’accès sécurisé aux images et la sécurisation des identités professionnelles. Le CNS a aussi mis en avant les progrès du numérique dans le médico-social, notamment l’usage des services socles, l’évolution des pratiques et la nécessité de consolider les usages dans la durée. Enfin, la stratégie IA et les travaux européens ont souligné l’importance d’une gouvernance claire pour accélérer des cas d’usage utiles, tout en garantissant confiance, sécurité et conformité.

  • « Rapport par pays 2026 sur la Décennie numérique – France : combler les écarts structurels et mobiliser les investissements à l’horizon 2030 et au‑delà » Le rapport analyse la position de la France dans la Décennie numérique de l’UE, en soulignant des atouts forts mais aussi des fragilités structurelles . La France bénéficie d’une couverture fibre très élevée, d’une population relativement bien dotée en compétences numériques et d’un écosystème d’IA particulièrement dynamique, soutenu par des investissements publics massifs et le projet AI Factory France (AI2F) . Toutefois, une grande partie des PME reste faiblement numérisée et l’adoption des technologies avancées (cloud, IA, data analytics) demeure en dessous de la moyenne européenne, ce qui pèse sur la productivité et la compétitivité globale . Le rapport met aussi en avant une stagnation des services publics numériques et une pénurie d’informaticiens, en dépit d’objectifs nationaux ambitieux alignés sur ceux de l’UE pour 2030 . Il formule des recommandations ciblées sur la numérisation des PME, le renforcement des spécialistes TIC, l’essor de l’IA, la modernisation des services publics et la consolidation des capacités en semi‑conducteurs et quantique .

  • « L’intelligence artificielle dans le secteur du sport ». Ce document de la Commission européenne présente comment l’intelligence artificielle transforme l’ensemble du secteur sportif, de la base au haut niveau, ainsi que l’expérience des fans. Il propose d’abord une définition fonctionnelle de l’IA (percevoir, analyser, décider) et décrit les principales techniques de raisonnement et d’apprentissage mobilisées. Le rapport détaille ensuite les applications concrètes : gestion des clubs, marketing, équipements connectés, assistance à l’arbitrage, optimisation de la performance, prévention des blessures et personnalisation des contenus pour les spectateurs. Il met en évidence les enjeux clés qui freinent l’adoption de l’IA : infrastructures numériques fragmentées, faible littératie digitale, coûts de collecte et de traitement des données, risques de biais et questions de protection des données sensibles des athlètes. Enfin, il analyse les impacts spécifiques sur le sport amateur et professionnel et formule des recommandations pour aider les parties prenantes à adopter l’IA de manière éthique et sécurisée.

  • « Rapport mondial sur le bonheur 2026 – Bonheur et médias sociaux » Le World Happiness Report 2026 analyse à la fois l’évolution des niveaux de bonheur dans le monde et l’impact des médias sociaux, en particulier sur les adolescents. Les pays nordiques restent en tête des classements, avec la Finlande en première position, tandis que de nombreux pays occidentaux industrialisés voient leur bien-être moyen diminuer depuis 2005–2010, surtout chez les moins de 25 ans en Amérique du Nord, Australie, Nouvelle-Zélande et Europe de l’Ouest . Le rapport montre que la satisfaction de vie est maximale lorsque l’usage des médias sociaux est faible et décroît aux niveaux d’utilisation très élevés, en particulier chez les adolescentes et dans les pays anglophones et d’Europe occidentale . Il met en évidence des risques accrus de détresse psychologique, de dépression et de stress associés à un usage problématique et intensif, tout en soulignant l’importance de facteurs protecteurs comme le sentiment d’appartenance à l’école, la confiance et les liens sociaux hors ligne .

  • L’intelligence artificielle (IA) pour la promotion de la santé et la réduction de la maladie : Cette synthèse montre que l’IA offre un potentiel réel mais encore insuffisamment documenté pour la promotion de la santé et la réduction de la maladie dans les pays de l’OCDE. L’ouvrage analyse 22 études publiées entre 2019 et 2024, principalement aux États-Unis, Japon, Australie et Europe, portant sur des applications mobiles, sites web, logiciels et chatbots appliqués à l’alimentation, l’activité physique, le sevrage tabagique, la santé mentale et certains soins préventifs (hypertension, diabète, obésité). Les résultats indiquent des effets généralement positifs sur les comportements (tabac, pas quotidiens, alimentation), certains indicateurs de santé (poids, tension artérielle, glycémie) et des processus comme l’acceptabilité, l’engagement et la satisfaction. L’analyse de la littérature grise canadienne ajoute des repères pour la gouvernance et l’implantation de l’IA en santé publique. Toutefois, la revue souligne le manque d’études rigoureuses à grande échelle, les incertitudes sur la durabilité des effets et des défis majeurs liés à la confidentialité des données, à l’intégration dans les systèmes existants et au besoin persistant d’interactions humaines. Elle propose enfin des pistes de recherche sur l’efficacité en conditions réelles, la personnalisation, l’équité et les cadres réglementaires.


14  LA SANTE MENTALE

  • Impact of excessive screen time and social media on young people’s mental health Les données montrent que le temps d’écran et l’usage des réseaux sociaux sont très élevés chez les adolescents européens, avec 4,5 h par jour en semaine et 6,1 h le week‑end, et des parents qui sous‑estiment systématiquement ces niveaux et les symptômes associés. Ce Flash Eurobaromètre 579 (39 047 entretiens dans l’UE‑27) décrit des usages structurés par l’âge et l’âge d’entrée sur les réseaux sociaux, avec une forte « dose‑réponse » entre temps d’écran et fatigue, troubles du sommeil, difficultés de concentration et céphalées. Les adolescents évaluent plus positivement l’impact des écrans et surtout des réseaux sociaux sur leur bien‑être que leurs parents, malgré une reconnaissance d’effets négatifs (stress, anxiété, comparaison sociale, FOMO). Neuf jeunes sur dix déclarent avoir été exposés récemment à des contenus préjudiciables (IA générative, désinformation, discours de haine, pressions sur le corps ou la consommation), avec une surexposition des gros utilisateurs et des « early starters ». Les réponses parentales reposent d’abord sur le dialogue et la limitation du temps d’écran, et parents comme adolescents convergent sur une priorité politique commune : une meilleure application des règles existantes par les plateformes et un meilleur accès au soutien en santé mentale.

  • Analyse mensuelle des indicateurs à partir des réseaux OSCOUR® et SOS Médecins


15 PREVENTION-PROMOTION SANTE

  • Avancée en âge : comment agir pour la santé dès la mi-vie Ce document montre que la mi‑vie (40‑64 ans) est une période clé où comportements favorables à la santé ont un effet cumulatif sur le vieillissement et la prévention de la perte d’autonomie. Il décrit un état de santé préoccupant (maladies chroniques, incapacités précoces, troubles du sommeil et santé mentale), particulièrement marqué chez les personnes socio‑économiquement défavorisées. Il souligne le rôle stratégique des collectivités territoriales pour agir sur les déterminants de santé (alimentation, activité physique, mobilités actives, accès aux soins) et pour promouvoir des dispositifs comme « Mon bilan prévention » auprès des 40‑55 ans. À partir de retours d’élus et d’acteurs de terrain, il propose des stratégies d’« aller‑vers », de création d’environnements favorables et de soutien aux aidants, afin de réduire les inégalités sociales et territoriales de santé et favoriser un vieillissement en bonne santé.

  • Beaucoup de soin, mais peu de santé : l’impératif de la prévention La note souligne le décalage entre un système très centré sur le soin curatif et l’urgence d’un virage préventif structuré, financé et gouverné autrement. Face à l’explosion des maladies chroniques évitables, aux inégalités sociales de santé et à un modèle financier menaçant la soutenabilité, les rapporteurs proposent 29 recommandations. Elles visent une stratégie nationale de santé recentrée sur la prévention, une grande loi de santé publique, une coalition des opérateurs rattachée au Premier ministre et un financement plus lisible. Les axes clés portent sur la personnalisation des actions, le numérique (Mon espace santé), l’éducation à la santé dès l’école, le rôle accru des collectivités, des employeurs, des médiateurs en santé et des complémentaires, ainsi que la mise en place d’un « reste à charge perçu zéro » pour les actes de prévention.

  • Prévention et de promotion de la santé assemblée de la cns du 13 décembre 2023 La présentation rappelle le rôle central de la DGS dans la définition et la mise en œuvre de la politique de santé publique, en insistant sur la prévention et la promotion de la santé au quotidien. Elle distingue clairement prévention et promotion de la santé, en s’appuyant sur les définitions de l’OMS et la typologie en prévention primaire, secondaire et tertiaire, autour des principaux facteurs de risque modifiables (tabac, alcool, nutrition, activité physique) et de la santé mentale. L’approche populationnelle est au cœur de la stratégie, avec des objectifs spécifiques selon les âges de la vie et une priorité donnée à la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. La présentation mobilise le rapport « Dessiner la santé publique de demain » de Franck Chauvin, qui fixe un objectif d’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé via une politique de prévention renforcée, articulée autour de dix chantiers structurants et de cinq principes d’action, dont la démocratie en santé, le numérique, la territorialisation et l’approche « une seule santé ». Enfin, elle propose une perspective par leviers (culture de santé publique, capacités d’intervention auprès des publics vulnérables, qualification des professionnels, outillage numérique) pour améliorer l’impact concret des politiques sur le quotidien des citoyens.

  • Prévention et promotion de la santé : de quoi parle-t-on ? La santé est définie comme un état de bien‑être physique, mental et social, ce qui justifie une approche multidimensionnelle dépassant la seule absence de maladie. La prévention vise à éviter ou réduire maladies, accidents et handicaps, en agissant à différents moments (primaire, secondaire, tertiaire) et auprès de populations universelles, à risque ou déjà vulnérables. La promotion de la santé, inspirée notamment de la Charte d’Ottawa, vise à donner aux populations les moyens de maîtriser leur santé en agissant sur les déterminants sociaux, économiques et environnementaux. Elle mobilise des actions politiques, environnementales, communautaires et éducatives, et suppose une intersectorialité forte. Prévention et promotion s’articulent dans des démarches globales (éducation pour la santé, milieux de vie, territoires, One Health) soutenues par des politiques publiques, des données probantes et le partage de connaissances entre acteurs.

  • Les enjeux de la prévention en matière de santé La prévention est présentée comme un défi majeur dans un système de santé français encore trop centré sur le curatif, malgré de bons indicateurs globaux. La France connaît une mortalité prématurée élevée, une espérance de vie sans incapacité relativement faible et de fortes inégalités sociales et territoriales, liées aux conditions de vie, de travail, à l’environnement, à la nutrition, à la sédentarité et aux addictions. L’avis souligne la dispersion de la recherche, la difficulté à identifier les financements dédiés et une gouvernance fragmentée qui limite l’efficacité des actions. Le CESE préconise une culture collective de la prévention, structurée autour d’un parcours de prévention tout au long de la vie, renforçant la place de l’activité physique, de la nutrition, de la réduction des expositions toxiques, ainsi qu’une gouvernance interministérielle claire et un volet prévention ambitieux dans la loi de santé publique.

  •  Rapport d'activité lutte anti dopage En 2025, l’AFLD consolide un dispositif antidopage plus fort, plus territorial et davantage orienté vers la santé publique, dans le prolongement de l’héritage des Jeux de Paris 2024. L’Agence maintient un niveau élevé de contrôles (11 159 prélèvements, dont 75% sur des sportifs nationaux ou internationaux) tout en renforçant le renseignement, les enquêtes et les sanctions, ce qui la place dans le trio de tête européen. Un nouveau département des affaires médicales et scientifiques structure le traitement des AUT : 283 demandes reçues, 70 examinées et 83% des demandes recevables accordées, avec une vigilance accrue sur les alternatives thérapeutiques et les enjeux de TDAH chez les jeunes sportifs. Sur le volet prévention, 212 éducateurs agréés mènent 460 actions qui touchent près de 15 000 participants, avec un focus sur les délégations olympiques et paralympiques, les compléments alimentaires et la sensibilisation des jeunes via kits pédagogiques et modules pour les parents. L’Agence étend enfin son ancrage territorial et international (accords avec Luxembourg, Sénégal, Tunisie, etc.), tout en s’appuyant sur une coopération étroite avec le CNOSF, les fédérations et les acteurs locaux pour diffuser une culture de sport propre, juste et protecteur de la santé.

  • Rapport d'activité Fédération Promotion Santé. C'est le premier réseau national spécialisé en promotion de la santé, prévention, éducation pour la santé et éducation thérapeutique du patient (ETP), présent dans toutes les régions de France, en dehors des Hauts-de-France et de Mayotte. Il regroupe plus de 600 professionnels issus de champs disciplinaires multiples et 350 administrateurs bénévoles.

  • Prise en charge du prédiabète dans la population adulte en médecine générale : revue narrative de littérature et propositions pratiques Ce travail montre que le prédiabète est un état intermédiaire fréquent, marqué par une hyperglycémie modérée, qui évolue vers un diabète de type 2 (DT2) dans 26 à 50% des cas en cinq ans en l’absence d’intervention. Il s’accompagne déjà d’un sur‑risque de complications micro‑ et macrovasculaires, de démence et de certains cancers, ainsi que d’une surmortalité estimée à environ 24% par rapport à la population générale. La prévalence mondiale du DT2 et du prédiabète augmente fortement, portée par le vieillissement, la sédentarité, l’alimentation déséquilibrée et les inégalités sociales de santé. En France, la prévalence du prédiabète est proche de 10%, supérieure à celle du diabète diagnostiqué, mais reste largement sous‑dépistée. Les grandes études d’intervention (Da Qing, DPS, DPP) montrent qu’une modification intensive du mode de vie (perte de poids, activité physique, accompagnement comportemental) réduit le risque de passage au DT2 de 30 à 70% et diminue à long terme les complications cardiovasculaires. L’auteure insiste sur le rôle central du médecin généraliste et sur la nécessité d’outils pratiques pour faciliter dépistage, éducation thérapeutique et interventions précoces en soins primaires.

  • Analyse mensuelle des indicateurs à partir des réseaux OSCOUR® et SOS Médecins


 16 NUTRITION

  • Les compléments alimentaires Image, usage et démarche d’information chez les sportifs amateurs Les sportifs amateurs de forme/fitness ont globalement une très bonne image des compléments alimentaires, qu’ils associent à la santé, au bien-être et à la nutrition sportive, avec des perceptions encore plus positives pour les produits de performance et de musculation. Plus d’un pratiquant sur deux (56%) déclare avoir consommé au moins un produit de nutrition sportive ou un complément alimentaire dans l’année, signe d’un usage bien installé, particulièrement chez les jeunes hommes. Les produits les plus consommés sont les protéines, les compléments de performance/musculation, les compléments « santé » et les boissons énergétiques. Les principales motivations sont la récupération, la prévention des carences, l’amélioration de la performance, le développement musculaire et la protection de la santé ou du corps. Une majorité se dit vigilante sur la composition (54% se renseignent systématiquement), en s’appuyant surtout sur l’étiquette, Internet et les magasins spécialisés, mais moins sur les professionnels de santé. Toutefois, 59% ne font pas clairement le lien entre compléments alimentaires et risque de contrôle antidopage positif, révélant un angle mort important en matière de prévention et d’information.


17 LITTERATIE EN SANTE ET SPORT

  • Clarifier les relations entre promotion de la santé et sport L’article montre que le sport n’est pas automatiquement promoteur de santé et distingue cinq formes d’articulation entre sport et promotion de la santé : la santé comme effet direct du sport, la promotion de la santé par le sport (outil pour agir sur les déterminants), dans le sport (club comme lieu de promotion), via des collaborations intersectorielles santé–sport, et le sport véritablement « promoteur de santé » quand la promotion de la santé est intégrée dans les politiques, pratiques et environnements du mouvement sportif.

  • L’identité de l’éducation physique et sportive à l’épreuve de la santé L’article retrace l’évolution de l’identité de l’EPS autour de la santé, de 1940 à nos jours. Entre 1940 et 1960, l’EPS est centrée sur la rééducation et la prévention pour restaurer des organismes fragilisés. Dans les années 1960‑1980, elle vise surtout le développement de la condition physique et des capacités physiologiques.[file] À partir des années 1980‑1990, se construit un paradigme sport‑santé et une véritable éducation à la santé fondée sur des habitudes de vie durables.[file] Au XXIᵉ siècle, l’EPS devient un acteur de la santé inclusive, cherchant à garantir à chaque élève une pratique physique source de bien‑être, d’autonomie et

    d’émancipation.


18 ECONOMIE DU SPORT

  • Le financement des équipements sportifs structurants par l’agence nationale du sport Le rapport montre une politique de financement utile mais peu lisible, avec une notion de « structurant » et de « carence » insuffisamment objectivée et une mise en œuvre surtout départementale. L’Agence nationale du sport consacre en moyenne 70 M€ par an aux équipements sportifs structurants, dans un cadre de compétences partagées avec les collectivités qui portent l’essentiel de l’investissement. La catégorie « équipements structurants » repose sur des critères administratifs (taille, coût, impact territorial) sans définition juridique stabilisée et reste peu opérante pour les acteurs locaux. Le ciblage des territoires « carencés » s’appuie surtout sur des zonages extérieurs (QPV, rural, outre‑mer) et sur l’appréciation des services déconcentrés, faute d’outils nationaux harmonisés malgré le potentiel de la base Data‑ES. La gouvernance est officiellement régionalisée mais l’instruction, la priorisation et le suivi des projets reposent en réalité sur les SDJES au niveau départemental. L’évaluation de l’impact demeure embryonnaire, ce qui affaiblit la capacité du dispositif à réduire effectivement les inégalités territoriales d’accès aux équipements.


19 ADDICTION

  • « Rapport mondial sur la situation concernant l’alcool, la santé et le traitement des troubles liés à l’usage de substances psychoactives » Ce rapport de l’OMS dresse un état des lieux mondial de l’usage de substances psychoactives, en particulier de l’alcool, et de leurs impacts sur la santé et le développement, dans la perspective de l’Objectif de développement durable 3.5. Il montre une légère baisse de la consommation d’alcool depuis 2010, mais un fardeau sanitaire et social toujours très élevé, surtout chez les 20–39 ans, et dans les pays à revenu faible et intermédiaire . Il détaille les politiques en place, les lacunes de mise en œuvre des « best buys », ainsi que l’insuffisance massive de l’accès aux traitements efficaces pour les troubles liés à l’usage de substances, avec de fortes inégalités de capacité de services entre pays .


 20 GUIDES - RECOMMANDATIONS

  • Guide de repères professionnels Santé affective, relationnelle et sexuelle des personnes en situation d'obésité . Ce guide régional ObéCentre propose des repères pour aborder la santé affective, relationnelle et sexuelle des personnes en situation d’obésité, dans une perspective bio‑psycho‑sociale et non stigmatisante. Il décrit l’impact de l’obésité sur la vie intime (mécanismes hormonaux, contraintes mécaniques, souffrance psychosociale), les préjugés et biais grossophobes des soignants et des patients, ainsi que les liens avec violences et isolement. Le document détaille l’anamnèse (modèle des 5 P, échelles validées), les prises en charge pluridisciplinaires, les adaptations matérielles de consultation et la structuration des parcours en Centre‑Val de Loire.

  • Partenariat en santé et patients partenaires Le guide de la HAS, adopté le 28 mai 2026, définit le partenariat en santé comme une co-construction entre patients, proches aidants et professionnels pour améliorer le bien-être, les parcours de soins, l’organisation des services, la formation et la recherche. Il précise que le patient partenaire mobilise son savoir expérientiel pour soutenir d’autres patients, renforcer leur pouvoir d’agir, contribuer à l’éducation thérapeutique et participer à l’amélioration de la qualité des soins. Le document distingue ce partenariat de la représentation des usagers et limite son périmètre au niveau organisationnel du système sanitaire, tout en reconnaissant des liens avec la pair-aidance et l’expérience patient. La HAS insiste aussi sur les conditions de réussite: formation, soutien institutionnel, régulation, valorisation et cadre de référence clair. Enfin, le guide souligne des effets attendus sur les patients, les professionnels, les organisations et la recherche, en appelant à un déploiement plus structuré en France.

  • Ce document de la SFD présente une prise de position actualisée sur l’utilisation des traitements antihyperglycémiants dans le diabète de type 2, en insistant sur le contrôle glycémique individualisé et la protection cardio-rénale. Il articule la médecine fondée sur les preuves et la décision médicale partagée, en intégrant les préférences du patient, son profil de risque cardiovasculaire et sa situation clinique globale. Le texte rappelle le bénéfice majeur d’un contrôle glycémique optimal sur les complications microvasculaires, avec un effet plus tardif sur les événements macrovasculaires, et reconnaît l’HbA1c comme critère de substitution fiable pour les complications microvasculaires mais pas pour les macrovasculaires. Les objectifs d’HbA1c sont personnalisés selon l’âge, l’espérance de vie, les comorbidités, la fragilité et la grossesse, avec des cibles plus strictes chez les sujets jeunes et les femmes enceintes, et plus lâches chez les personnes âgées fragiles ou dépendantes. L’article détaille les avantages, limites et indications des principales classes thérapeutiques (metformine, sulfamides, iDPP4, iSGLT2, agonistes GLP‑1, tirzépatide, insuline), en soulignant le rôle préférentiel des iSGLT2, GLP‑1 et GIP/GLP‑1 chez les patients à haut risque cardiovasculaire, en insuffisance cardiaque, en maladie rénale chronique ou en situation d’obésité/MASLD/MASH. Enfin, la SFD insiste sur l’évaluation régulière de l’efficacité, de la tolérance, de l’adhésion, la lutte contre la polymédication et la déprescription raisonnée, ainsi que sur l’intégration d’outils modernes (TIR/TBR/TAR, télésurveillance, éducation thérapeutique, patient expert) pour renforcer la qualité de la prise en charge.


21 MOBILITE ACTIVE

  • Plus de 4,8 millions de déplacements sont réalisés chaque jour par les habitants du Département de Loire-Atlantique. C’est ce que révèle cette enquête de 2025, qui permet, en plus, de livrer des premières tendances inédites, puisqu’elle est réalisée sur le même périmètre que la précédente enquête effectuée en 2015. Plus de 24 500 personnes et 15 860 foyers ont été enquêtés sur leurs déplacements qu’il s’agit d’exploiter pour révéler la grande diversité de nos comportements (mobilité quotidienne, utilisation des différents modes de transports, motif du déplacement selon les caractéristiques des ménages et la proximité ou pas des services).

  • Vers une Praticabilité Universelle des Infrastructures de Glisse Urbaine et de Mobilité Ce guide présente une démarche structurée pour concevoir des infrastructures de glisse urbaine véritablement inclusives, en passant de la simple accessibilité réglementaire à une praticabilité universelle pensée pour tous les usagers, notamment en fauteuil roulant. Le document vise à accompagner les collectivités dans la création, l’adaptation et l’évaluation de skateparks, pumptracks, bowls et street parks accessibles, en intégrant les besoins des pratiquants en situation de handicap et les principes d’accessibilité universelle. Il distingue pratiques adaptées (Para-Skate, Para-BMX, Para-Roller) et pratiques spécifiques (WCMX, hand-bike), en soulignant leurs impacts sur autonomie, motricité, mixité sociale et cohésion urbaine, ainsi que la nécessité de concevoir des espaces de glisse partagés et sécurisants. Le guide détaille les exigences techniques des pumptracks, street parks, aires acrobatiques et bowls pour une glisse en fauteuil, insiste sur la notion de praticabilité universelle (revêtements, transitions, signalétique lisible) et valorise l’expertise ergothérapique et la méthodologie MOBIL’iKi pour piloter des projets inclusifs.

  • Chiffres clés du tourisme à vélo 2025 Le document présente les chiffres clés 2025 du Schéma national des véloroutes (SNV) et du tourisme à vélo en France, avec un focus sur la réalisation des infrastructures, la fréquentation, l’économie touristique, l’offre de services et l’intermodalité rail–vélo. En 2025, 83,2% du SNV est réalisé, soit 21 900 km de véloroutes, dont 46,6% en site propre, et 94,1% du schéma EuroVelo sont achevés en France. La fréquentation progresse de 5% sur le SNV et de 4% sur EuroVelo par rapport à 2024, avec une pratique étalée sur toutes les saisons. Les études ÉVA-VÉLO confirment un poids économique important, avec des retombées annuelles de plusieurs dizaines de millions d’euros selon les itinéraires (ex. La Vélodyssée, Loire à vélo). Le label Accueil Vélo dépasse 10 000 services en 2025, soutenu par une forte dynamique marketing de France Vélo Tourisme. Enfin, l’emport des vélos dans les trains s’intensifie encore, malgré des travaux réduisant l’offre, et la proximité entre SNV et réseau navigable atteint près de 90% de réalisation des itinéraires.

  • Santé en mouvement : le pouvoir de la marche et du vélo Ce document défend une stratégie de santé publique centrée sur la promotion de la marche et du vélo, intégrées aux politiques de mobilités actives du prochain mandat présidentiel. Il part du constat d’une crise majeure de sédentarité en France, particulièrement chez les jeunes, liée à des modes de vie peu actifs, au télétravail, au temps d’écran et au recours systématique à la voiture. Les auteurs critiquent des politiques trop médicales et individuelles, alors que 70% de l’état de santé dépend de déterminants socio‑environnementaux et que moins de 3% des dépenses sont consacrées à la prévention. Marche et vélo sont présentés comme des leviers structurants, capables de prévenir les maladies chroniques, d’améliorer la santé mentale, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de renforcer l’autonomie et la cohésion sociale, à condition d’investir dans des infrastructures sûres et d’inscrire ces mobilités dans une stratégie nationale décloisonnée. Le rapport propose ainsi une feuille de route opérationnelle pour faire de la promotion de la santé un véritable choix politique, plutôt qu’une variable d’ajustement budgétaire.


22 FINANCEMENT APA

  • Cartographie des sources de financement de l'activité physique adaptée (apa) Contrairement à une idée reçue, l'APA prescrite sur ordonnance médicale (depuis la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 puis son élargissement par la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 et les décrets n° 2023-234 et n° 2023-235 du 30 mars 2023) n'est, à ce jour, pas remboursée par l'Assurance Maladie obligatoire, sauf dans le cadre d'expérimentations ponctuelles ou du tout premier parcours coordonné renforcé (cf. §V). Tout l'écosystème de financement décrit ci-dessous s'est donc construit en réaction à ce vide : il est fragmenté, non pérenne dans sa majorité, et repose sur la superposition d'acteurs publics, privés et associatifs. La distinction entre financement direct (finançant l'accès du patient à une séance ou un programme d'APA) et financement indirect (finançant les conditions d'accès : infrastructures, formation des encadrants, structuration de l'offre, recherche) reste le fil conducteur de ce document, avant un focus dédié sur l'Europe et sur la fiscalité, puis les compléments apportés dans cette édition enrichie : frise chronologique, reste à charge par pathologie, suivi régional des expérimentations Article 51, conclusions IGAS-IGESR sur les Maisons Sport-Santé, et comparaison internationale.


23 ECOLOGIE- DEVELOPPEMENT DURABLE

  • Les changements environnementaux inquiètent, mais les pratiques quotidiennes ne sont pas guidées par l’écologie En France métropolitaine, seuls 9% des habitants citent l’environnement comme premier enjeu national en 2025, loin derrière la santé, la sécurité et les inégalités, alors même que 39% se disent très inquiets du dérèglement climatique. Cette inquiétude est plus marquée chez les diplômés du supérieur, les urbains, les femmes et les personnes les plus satisfaites de leur vie, et elle s’accompagne de symptômes d’écoanxiété pour environ 10% de la population. Les pratiques à fort impact carbone évoluent mais restent peu guidées par l’écologie. Si 82% limitent leur chauffage en hiver, cela relève surtout de contraintes budgétaires (65%) et rarement de motivations environnementales (12%). De même, 70% réduisent ou évitent la viande rouge, principalement pour des raisons de santé ou économiques, l’argument écologique ou le bien-être animal restant minoritaires. Pour les trajets de plus de 100 km, 75% utilisent la voiture, faute d’alternatives jugées pratiques. Enfin, 39% estiment faire plus d’efforts environnementaux que les autres, mais les freins psychologiques, sociaux et structurels limitent la traduction des préoccupations en actions.

  • « Rapport sur le développement durable en Europe 2026 : trajectoires ODD vers 2030 et le milieu du siècle ». Le Rapport sur le développement durable en Europe 2026 est la septième édition de l’ESDR, préparée par le SDG Transformation Center du SDSN à Paris, en coopération avec SDSN Europe, le Comité économique et social européen et la fondation Heinrich-Böll. Il actualise l’Indice et les tableaux de bord ODD pour 41 pays européens, en intégrant des données officielles, académiques et issues de la société civile, ainsi que des outils d’intelligence artificielle comme le JRC SDG Mapper. Le rapport montre que, malgré un leadership historique et des niveaux de bien-être élevés, la mise en œuvre des ODD en Europe stagne, avec de fortes lacunes sur le climat, la biodiversité, l’agriculture durable et les modes de production et de consommation. Il analyse le recul des références explicites aux ODD dans l’agenda de la Commission européenne, les tensions géopolitiques et la montée des dépenses de défense, tout en documentant la dynamique portée par les villes, régions, parlements et réseaux scientifiques autour des ODD et d’une diplomatie « Green Deal/SDG » plus ambitieuse.


24 PROFESSIONNEL DE SANTE

  • Incitation à une prise en charge partagée (Ipep) et Responsabilité populationnelle (RP) : la difficile articulation de deux expérimentations visant à promouvoir des actions de santé coordonnées Ce rapport analyse la mise en œuvre de l’expérimentation Ipep dans cinq GHT engagés parallèlement dans la démarche de Responsabilité populationnelle (RP) portée par la FHF, et montre la difficulté d’articuler ces deux dispositifs pourtant proches dans leurs objectifs de coordination des soins et de transformation territoriale de l’hôpital. Ipep teste un modèle de financement incitatif collectif adossé à la patientèle des médecins traitants, visant des gains d’efficience et de qualité, tandis que RP propose un modèle organisationnel centré sur la prise en charge de populations diabétiques et insuffisantes cardiaques définies par un algorithme territorial, sans cadre économique spécifique. L’étude de cas met en évidence des divergences de méthodes de comptage des populations, de temporalité et de registre d’intervention, qui empêchent la construction d’indicateurs communs pour l’intéressement Ipep et conduisent à une « coexistence sans dialogue » entre les deux expérimentations. Elle souligne néanmoins le rôle structurant de RP pour l’ancrage territorial des GHT et le rôle central des infirmières dans l’organisation et la coordination des parcours, ainsi que l’intérêt d’une évaluation sociologique pour comprendre les effets de ces dispositifs sur les pratiques professionnelles et les dynamiques locales de santé publique.

  • Mission « flash » sur les infirmiers en pratique avancée La mission « flash » de la commission des affaires sociales, créée le 25 février 2026, évalue huit ans après leur création le déploiement des infirmiers en pratique avancée (IPA). Les rapporteurs (A. Bamana, J. Corneloup, N. Dubré-Chirat, S. Viry) dressent un constat globalement négatif : seulement environ 4 000 IPA sont recensés, dont une minorité exerçant en libéral, et la profession reste entravée par de multiples freins organisationnels, juridiques et économiques. Le rapport souligne le poids des réticences médicales, un cadre initial très médico‑centré, une autonomie clinique limitée et un modèle économique peu attractif, en ville comme à l’hôpital. Il formule une vingtaine de recommandations : généraliser l’accès direct, simplifier et élargir la primo‑prescription, revoir l’architecture des mentions vers une approche populationnelle, assouplir les conditions d’accès à la formation et renforcer le pilotage national du déploiement. L’objectif est de consolider la place des IPA dans l’offre de soins et de mieux répondre aux besoins des patients.

  • Les établissements de santé en 2024 En 2024, le secteur hospitalier français compte 2 962 établissements, dont 1 330 publics, 977 cliniques privées et 655 établissements privés à but non lucratif. Les capacités d’hospitalisation complète poursuivent leur baisse de long terme, tandis que les places d’hospitalisation partielle, l’ambulatoire et l’hospitalisation à domicile progressent nettement. L’activité augmente surtout en hospitalisation partielle et rebondit modérément en hospitalisation complète, avec 21,3 millions de passages aux urgences et des parcours majoritairement constitués d’un seul épisode de soins. Les établissements publics concentrent les prises en charge les plus complexes, la psychiatrie, le long séjour et l’essentiel de la médecine d’urgence. Sur le plan économique, les hôpitaux publics voient leur déficit se creuser à 2,9 milliards d’euros, alors que les cliniques privées restent légèrement excédentaires, dans un contexte de ralentissement des dépenses mais de maintien d’un haut niveau d’investissement.


25 APPEL A CANDIDATURE

  • Programme mieux manger pour tous Le document présente l’appel à candidatures local du programme « Mieux manger pour tous » destiné à lutter contre la précarité alimentaire dans les Yvelines (78), les Hauts-de-Seine (92) et le Val-de-Marne (94), via des projets améliorant l’accès à une alimentation de qualité, durable et respectueuse de la dignité. Doté de financements publics jusqu’en 2027, il soutient des actions d’alliances locales solidaires, de participation aux projets alimentaires territoriaux, d’expérimentations (chèques alimentaires, paniers solidaires, épiceries sociales, jardins solidaires) et de couverture des « zones blanches » sans offre alimentaire suffisante, portées par des structures à but non lucratif ou des collectivités. Les projets, subventionnés pour 1 à 2 ans avec un minimum de 20 000 € par an, doivent être structurés, évaluables, innovants et intégrés dans l’écosystème local, et leur sélection repose sur des critères de qualité, méthodologie, impact, partenariat et participation des publics précaires. Les candidatures complètes sont à déposer en ligne via « Démarche numérique » entre le 8 et le 31 juillet 2026, et les porteurs retenus s’engagent à un reporting annuel et à une communication mentionnant le programme « Mieux manger pour tous » et l’État.

 Bonne lecture Preston-Lee Ravail 

 


 
 
 

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