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NEWSLETTER INFOS-SPORT-SANTE N° 16 DU 25 SEPTEMBRE 2026

25 sept.
21 min de lecture


Convaincu que l'activité physique DEVRAIT devenir un élément central de la politique de prévention santé, j'ai souhaité en créant cette newsletter mettre à votre disposition des informations utiles à la compréhension d'un écosystème centré sur la santé et ses déterminants. La plus grande partie de mon activité pour rédiger cette newsletter consiste à identifier des sources pertinentes pour chaque sujet, et à conduire une veille permanente pour repérer des sources supplémentaires. Vous trouverez donc de nombreuses informations, études, rapports, textes , recommandations etc ... utiles j'espère pour évoluer en meilleure connaissance de cause, dans l'univers de la santé.

SOMMAIRE

  1. VEILLE SCIENTIFIQUE

  2. PRATIQUES SPORTIVES

  3. TEXTES DE LOI-DECRETS-INSTRUCTIONS-RAPPORTS

  4. PROFESSIONNELS DE SANTE

  5. UNESCO

  6. SANTE MENTALE

  7. ACTEURS DU SPORT

  8. MAISONS SPORT SANTE

  9. INNOVATIONS EN SANTE

  10. NUTRITION

  11. RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES

  12. EQUIPEMENTS SPORTIFS

  13. DIGITAL-I.A

  14. SOCIOLOGIE

  15. PREVENTION SANTE

  16. POLITIQUES PUBLIQUES DE SANTE CANADA

  17. ECONOMIE DE SANTE

  18. MOBILITES ACTIVES

  19. ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

  20. POLITIQUES SPORTIVES DANS LES TERRITOIRES

  21. HAUTE AUTORITE DE SANTE

  22. POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE

 

1 VEILLE SCIENTIFIQUE

  • Les activités de renforcement musculaire sont associées à une diminution du risque et de la mortalité liés aux principales maladies non transmissibles : revue systématique et méta-analyse d’études de cohorte. Cette revue systématique et méta-analyse de 16 études de cohorte évalue les liens entre renforcement musculaire, mortalité et maladies non transmissibles chez l’adulte, indépendamment de l’activité aérobie. La pratique était associée à une réduction de 10 à 17% du risque de mortalité toutes causes, de maladies cardiovasculaires, de cancer total, de diabète et de cancer du poumon. Les bénéfices maximaux semblaient observés autour de 30 à 60 minutes hebdomadaires pour la mortalité, les maladies cardiovasculaires et le cancer, tandis que le risque de diabète diminuait surtout jusqu’à 60 minutes. L’association avec l’exercice aérobie renforçait les bénéfices.

  • Le rôle de l’activité physique et des modifications épigénétiques dans la prévention du cancer colorectal. : Cette revue examine comment une activité physique régulière peut contribuer à prévenir le cancer colorectal et soutenir les personnes traitées ou en rémission. Les auteurs rapportent une diminution du risque estimée à environ 24% chez les hommes et 23% chez les femmes, tout en soulignant que l’ampleur du bénéfice varie selon les personnes, le sexe, le contexte génétique et les habitudes de vie. L’exercice agirait par plusieurs mécanismes complémentaires : réduction de l’inflammation chronique, amélioration de l’immunosurveillance antitumorale, meilleure régulation du poids, de l’insuline et de l’IGF-1, diminution du stress oxydatif, amélioration de la réparation de l’ADN et stimulation de l’élimination des cellules anormales. Il pourrait aussi influencer des mécanismes épigénétiques — méthylation de l’ADN, modifications des histones et microARN — qui régulent l’expression de gènes impliqués dans la cancérogenèse.

  • Mode de vie méditerranéen et risque d’événements cardiovasculaires défavorables, de mortalité toutes causes et de mortalité cardiovasculaire chez les personnes atteintes de diabète de type 2 Cette étude prospective analyse 3 612 adultes britanniques âgés de 40 à 70 ans, atteints de diabète de type 2 et suivis pendant environ onze ans dans la cohorte UK Biobank. Elle évalue l’adhésion au score MEDLIFE, qui combine alimentation méditerranéenne, habitudes alimentaires, activité physique, repos et relations sociales. Une forte adhésion est associée à une diminution progressive des événements cardiovasculaires majeurs, de la mortalité toutes causes et de la mortalité cardiovasculaire. Comparés au quartile le moins adhérent, les participants les plus adhérents présentent respectivement 27%, 26% et 51% de risque en moins. Ces résultats observationnels soutiennent l’intérêt d’une approche globale du mode de vie.

  • Freins, facilitateurs et préférences en matière d’activité physique dans la prévention primaire et tertiaire du cancer du sein : une étude observationnelle nationale française. Cette étude française en ligne, menée auprès de 2 306 femmes avec ou sans antécédent de cancer du sein, analyse les freins, facilitateurs et préférences liés à l’activité physique. Près de 64% des participantes étaient insuffisamment actives. Le manque de motivation constituait le principal frein, tandis que le plaisir, le bien-être corporel, l’amélioration des capacités et de la qualité de vie étaient les principaux moteurs. La marche était l’activité privilégiée, de préférence en extérieur, encadrée, d’intensité modérée et durant 30 à 60 minutes. Les femmes atteintes d’un cancer métastatique exprimaient un besoin particulièrement élevé de conseils adaptés. Les programmes doivent donc être personnalisés.

  • Suivi de la fatigue liée au cancer pendant la chimiothérapie : enseignements d’une étude de cohorte comparative chez des patientes atteintes d’un cancer du sein précoce. Cette étude de cohorte a suivi 100 patientes traitées par chimiothérapie pour un cancer du sein, avant le traitement, à huit semaines et après son achèvement. La fatigue liée au cancer a augmenté de 13% avant chimiothérapie à 54% en fin de traitement. Sept trajectoires ont été identifiées, trois concernant 78% des patientes : absence de fatigue, fatigue précoce persistante, ou fatigue apparaissant après chimiothérapie. Les patientes fatiguées présentaient une moindre capacité à l’effort, davantage de fatigabilité neuromusculaire et un niveau d’activité physique inférieur. Ces paramètres expliquaient 39% de l’évolution de la fatigue, soutenant une activité physique adaptée précoce.

 

  • Consensus international sur les recommandations optimales d’exercice pour favoriser une longévité en bonne santé chez les personnes âgées (ICFSR). Ce consensus international affirme que l’activité physique constitue un levier majeur de prévention et de prise en charge pour préserver la longévité en bonne santé des personnes âgées. Il recommande des programmes individualisés associant endurance aérobie, renforcement musculaire progressif, équilibre, mobilité et souplesse. Le renforcement musculaire est particulièrement essentiel en cas de fragilité, sarcopénie, ostéoporose, hospitalisation ou perte d’autonomie. Les interventions multicomposantes, incluant parfois des tâches cognitives, améliorent la fonction physique, la cognition et la prévention des chutes. Les auteurs plaident pour une prescription de l’exercice comparable à celle d’un traitement, adaptée aux capacités, pathologies, objectifs et réponses individuelles de chaque personne âgée.

  • Supplémentation quotidienne ou intermittente en vitamine D chez les personnes avec ou à risque d'ostéoporose : position du GRIO Le GRIO recommande, chez les adultes atteints ou à risque d’ostéoporose, une supplémentation en vitamine D individualisée après dosage sanguin de 25(OH)D, avec un objectif de 30 à 60 ng/mL. La prise quotidienne, idéalement 800 à 1 000 UI associée à un apport calcique adapté, est à privilégier : elle réduit modestement chutes et fractures chez les personnes carencées. À l’inverse, les fortes doses intermittentes prolongées, notamment 60 000 UI mensuelles ou les bolus annuels, peuvent augmenter les chutes, fractures et possiblement la mortalité. Une dose de charge est indiquée en cas de carence sévère ou d’ostéomalacie, puis un entretien. Si nécessaire, privilégier des prises intermittentes inférieures ou égales à 50 000 UI

  • Les caractéristiques du vieillissement : un univers en expansion. Cet article actualise le cadre des « caractéristiques du vieillissement », proposé initialement en 2013. Les auteurs identifient douze mécanismes interconnectés : instabilité génomique, attrition des télomères, altérations épigénétiques, perte de protéostasie, défaut d’autophagie, dérégulation de la détection des nutriments, dysfonction mitochondriale, sénescence cellulaire, épuisement des cellules souches, communication intercellulaire altérée, inflammation chronique et dysbiose. Un mécanisme est retenu s’il apparaît avec l’âge, accélère expérimentalement le vieillissement et peut être ciblé pour le ralentir. L’article souligne que ces processus forment un système intégré, ouvrant des perspectives pour mesurer l’âge biologique, prévenir les maladies liées à l’âge et développer des interventions favorisant la longévité en bonne santé.

  • Activité physique et sous-types moléculaires du cancer colorectal : analyse observationnelle groupée et étude de randomisation mendélienne. Cette étude examine le lien entre activité physique et risque de cancer colorectal selon plusieurs caractéristiques moléculaires tumorales : instabilité des microsatellites, phénotype méthylateur des îlots CpG, mutations de BRAF et de KRAS. Les auteurs ont combiné cinq études observationnelles (5 386 cas, 6 798 témoins) et une analyse de randomisation mendélienne. Une activité physique plus élevée était associée à un risque réduit de cancer colorectal, surtout chez les hommes. Cette association protectrice concernait l’ensemble des sous-types moléculaires, sans différence statistiquement significative entre eux. Les résultats soutiennent donc une prévention du cancer colorectal par l’activité physique, quels que soient les principaux mécanismes moléculaires impliqués.

  • Courtes séquences d’exercice cumulées : revue et déclaration de consensus sur la définition, l’efficacité, la faisabilité, les applications pratiques et les perspectives futures: Cette revue et déclaration de consensus définit les courtes séquences d’exercice cumulées comme des activités physiques de moins de dix minutes, réalisées plusieurs fois par jour et séparées par des périodes de récupération. Fondée sur 27 revues systématiques, 135 études et l’avis de 48 experts internationaux, elle montre que ces séquences réduisent les effets immédiats de la sédentarité prolongée, notamment sur la glycémie, l’insuline et certains marqueurs vasculaires. Sur plusieurs semaines, elles peuvent améliorer la capacité aérobie, la pression artérielle, la santé métabolique et la composition corporelle. Cette stratégie, bien acceptée et applicable, constitue une option réaliste de prévention.

  • Une intervention autochtone « l’alimentation comme médicament » : essai clinique randomisé MUTTON-HF Cet essai clinique randomisé pragmatique a évalué le programme MUTTON-HF auprès de 206 adultes vivant avec une insuffisance cardiaque dans la Nation navajo rurale. Pendant huit semaines, le groupe intervention a reçu quatorze repas hebdomadaires adaptés sur les plans médical et culturel, élaborés à partir d’aliments et de recettes navajos traditionnels ; le groupe témoin a bénéficié des conseils alimentaires habituels. À 90 jours, les hospitalisations ou passages aux urgences étaient moins fréquents avec l’intervention (40,6% contre 57,0%). Les hospitalisations, notamment pour insuffisance cardiaque, ont diminué. L’intervention a également amélioré la sécurité alimentaire, la qualité de vie, le poids, la pression artérielle et la contrainte financière.

  • Une expérience naturelle à l’échelle nationale établit un lien entre l’environnement bâti et l’activité physique. Cette étude américaine examine l’effet de l’environnement urbain sur l’activité physique à partir des données de smartphones de plus de deux millions d’utilisateurs. Les chercheurs ont analysé 7 447 déménagements entre 1 609 villes, en comparant les pas quotidiens avant et après l’installation. S’installer dans une ville plus favorable à la marche augmente significativement l’activité : passer du 25e au 75e percentile de marchabilité apporte environ 1 100 pas quotidiens supplémentaires, surtout à intensité modérée à soutenue. L’effet persiste trois mois et concerne la plupart des groupes d’âge, de sexe et d’IMC. Les auteurs soulignent l’intérêt de l’urbanisme favorable à la marche pour la prévention.

  • L’exercice physique pour favoriser la plasticité cérébrale : aperçu des mécanismes oscillatoires sous-jacents



2 PRATIQUES SPORTIVES

  • Rapport mondial sur le padel 2026. Le rapport analyse la montée en puissance internationale du padel, qui atteint environ 58 300 terrains après l’ouverture de près de 8 000 nouveaux terrains et 5 000 clubs en 2025. Il distingue cinq profils de marchés selon leur maturité et la qualité de la demande ; la France est classée parmi les marchés « Sweet Spot », caractérisés par une croissance plus structurée et durable. Le document souligne que la création de valeur ne dépend plus seulement du nombre de terrains, mais de leur occupation, des prix, du numérique et de la diversification des services. Les clubs évoluent ainsi vers des lieux de vie combinant jeu, convivialité, bien-être et restauration.


3 TEXTES DE LOI-DECRETS-INSTRUCTIONS-RAPPORTS

4 PROFESSIONNELS DE SANTE

  • Les médecins généralistes libéraux travaillent en moyenne 46 heures par semaine en 2025 En 2025, les médecins généralistes libéraux déclarent travailler en moyenne 46 heures par semaine, réparties sur 8,6 demi-journées. Le temps consacré directement aux patients atteint 36 h 30, auquel s’ajoutent près de 6 heures de gestion et coordination, et 2 h 30 de formation. Ils réalisent environ 4 800 actes annuels. Les femmes travaillent moins que les hommes (44 heures contre 48 h 30) et les moins de 45 ans moins que leurs aînés. Une consultation dure en moyenne 19 minutes ; 73% réalisent des visites et 32% des téléconsultations. Enfin, 58% jugent leurs horaires compatibles avec leur vie personnelle.



5 UNESCO

  • Vers un sport sûr : recommandations de politiques publiques formulées par des personnes touchées par la violence. Ce rapport de l’UNESCO et de la Sport & Rights Alliance présente les enseignements d’une consultation menée auprès de personnes touchées par des violences dans le sport : survivants, athlètes, entraîneurs, responsables et militants. Réunissant 150 participants de 24 pays et 17 disciplines, elle alimente les futurs Standards mondiaux de l’UNESCO pour un sport et une éducation physique inclusifs, équitables et sûrs. Le document appelle à clarifier les concepts, renforcer la prévention, le signalement, le suivi et l’accompagnement, instaurer des mécanismes de redevabilité indépendants, former les acteurs et associer réellement les survivants. Il privilégie une approche centrée sur les personnes et informée par les traumatismes.


6 SANTE MENTALE

  • Guide sur la santé mentale et le bien-être pour le secteur du fitness et de l’activité physique — Pour des environnements de pratique plus sûrs, inclusifs et positifs. ce guide #BEACTIVE DAY 2026 aide les acteurs du fitness et de l’activité physique à intégrer la santé mentale dans leurs pratiques quotidiennes. Il souligne que l’activité physique peut favoriser l’humeur, l’énergie, la confiance, la gestion du stress et le lien social, sans se substituer aux soins spécialisés. Il analyse aussi les risques : intimidation, pression esthétique, comparaison sociale, exclusion, pratique compulsive et enjeux de protection des mineurs. Le document propose des actions concrètes : accueil des débutants, communication non jugeant, formation des équipes, environnement psychologiquement sûr, règles de conduite et procédures d’orientation vers les ressources adaptées.

  • La santé mentale des jeunes à l’ère numérique. Cette étude du Parlement européen analyse la dégradation de la santé mentale des jeunes de 2 à 24 ans dans l’Union européenne, dans un contexte marqué par les usages numériques. Environ un jeune sur cinq présente un trouble mental , principalement l’anxiété et la dépression. Les filles, les jeunes précaires, discriminés, migrants ou exposés à des traumatismes sont davantage touchés. Les plateformes numériques peuvent amplifier les vulnérabilités via leurs mécanismes d’engagement, les contenus nocifs et les interactions avec l’IA. Le rapport préconise prévention scolaire, intervention précoce, soutien communautaire, régulation numérique protectrice, outils numériques sûrs et données renforcées.

  • Préserver la santé mentale en vieillissant. Modélisation d’un programme probant de santé mentale pour les personnes âgées vivant à domicile Cette revue systématique PRISMA, menée pour la CNSA et l'Union des gérontopôles de France, identifie les interventions efficaces de prévention primaire en santé mentale chez les seniors autonomes vivant à domicile. Sur 1412 études repérées, 23 ont été retenues, révélant sept catégories d'interventions. L'activité physique modérée (2-3 séances/semaine, ≥12 semaines) et les interventions psychologiques (pleine conscience, autocompassion) montrent la meilleure efficacité pondérée. La multimodalité et l'ancrage communautaire favorisent l'applicabilité. Le principal défi identifié n'est plus l'identification des interventions probantes, mais leur diffusion, leur adaptation aux publics vulnérables et leur pérennisation dans les territoires.



7 ACTEURS DU SPORT

  • Rapport de recherche européen sur les défis de l’emploi et les formes innovantes d’emploi dans le sport : Publié en 2025 dans le cadre du projet Erasmus+ Sport IN-FORMS, ce rapport analyse les difficultés de recrutement et de fidélisation des salariés du secteur sportif européen. Il s’appuie sur les données Eurostat, une enquête auprès de 2 264 organisations sportives et 60 entretiens réalisés dans dix pays partenaires. L’emploi sportif a progressé de 32,3% entre 2011 et 2023, mais demeure marqué par le temps partiel, la précarité, une faible représentation des femmes et le départ des jeunes professionnels. Le rapport étudie des formes d’emploi innovantes — partage de salariés, télétravail, emploi intermittent, plateformes ou pluriactivité — afin d’améliorer flexibilité, attractivité, stabilité des parcours et accès aux compétences.

  • Transformer les mutationsdusport en opportunités pour vos clubs. Ce livre blanc de Hello Asso invite les clubs sportifs à transformer les évolutions des pratiques en opportunités. Face à une demande plus flexible, hybride et numérique, le modèle « une licence, une saison, une compétition » doit évoluer vers un « club 360 », véritable tiers-lieu associant pratique, services, accompagnement et communauté. Le document propose quatre leviers : intégrer le numérique et les pratiques virtuelles, coopérer avec les acteurs privés, diversifier les ressources grâce à une adhésion de soutien et valoriser une licence enrichie de services. Les exemples du Ping VR, de l’escalade et des fédérations non compétitives illustrent ces nouvelles passerelles. L’enjeu central demeure le lien social.


8 MAISONS SPORT SANTE

  • Fonctionnement des maisons sport santé L’enquête 2025 sur 491 Maisons Sport-Santé, soit 85% des structures habilitées, montre un réseau principalement associatif (314 structures). Elles mobilisent 2 176 équivalents temps plein, dont 61% de professionnels du sport et de l’activité physique adaptée. Leur action est territorialisée, notamment en quartiers prioritaires et zones rurales. Plus de 544 000 personnes ont été informées ; près de 280 000 ont intégré des programmes d’activité physique ou d’APA, majoritairement des femmes. Les MSS accompagnent particulièrement les personnes vivant avec une ALD, des facteurs de risque, un handicap ou une perte d’autonomie. Elles assurent bilans, orientation, sensibilisation et coordination partenariale locale.


9 INNOVATIONS EN SANTE

  • Rapport au parlement 2026 sur les expérimentations innovantes en santé Le rapport 2026 sur l’Article 51 présente un dispositif d’innovation organisationnelle en santé, fondé sur des expérimentations locales dérogatoires et évaluées. Au 31 décembre 2025, 1 339 projets ont été déposés, 166 autorisés et 114 achevés ; 33 sont en phase transitoire vers le droit commun. Les initiatives visent surtout l’accès aux soins de proximité, la prévention, l’autonomie, la coordination ville-hôpital-médico-social et la participation des usagers. Elles mobilisent soins mobiles, numérique, nouvelles compétences et coopérations territoriales. Des modèles tels qu’urgences dentaires, OSyS, ICOPE ou DRAD illustrent une transformation progressive, centrée sur les besoins des patients et l’équité territoriale


10 NUTRITION

  • Ce numéro d’Équation Nutrition montre que la biodiversité alimentaire — diversité des espèces végétales, animales et autres consommées — peut soutenir à la fois la santé humaine, la sécurité alimentaire et la résilience environnementale. L’étude britannique présentée associe une plus grande richesse en espèces à davantage de fruits, légumes, poisson et fibres, sans que le nombre d’espèces suffise seul à définir la qualité nutritionnelle. La revue souligne aussi le potentiel des plantes traditionnelles sous-utilisées : riches en nutriments, adaptées au climat et favorables aux économies locales. Leur essor suppose recherche, politiques publiques, chaînes de valeur, disponibilité et transmission des savoir-faire culinaires.

  • Les complexes liés à son poids et les nouvelles solutions minceur des Français « Étude Ifop pour Darwin Nutrition réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 17 au 21 mai 2026 auprès d’un échantillon de 3004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.»


11 RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES

  • Recommandations ESC 2026 pour la prise en charge de l’insuffisance cardiaque. Ces recommandations 2026 de la Société européenne de cardiologie actualisent la prise en charge de l’insuffisance cardiaque et remplacent la version de 2021. Elles renforcent la prévention, le repérage précoce des personnes à risque et une classification intégrant les stades de la maladie. Le diagnostic associe évaluation clinique, peptides natriurétiques, échocardiographie et recherche étiologique. Le traitement combine médicaments de fond, notamment inhibiteurs SGLT2, antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes, bêtabloquants et traitements du système rénine-angiotensine, selon la fraction d’éjection. Les recommandations abordent aussi décompensation aiguë, insuffisance avancée, dispositifs implantables, comorbidités, réadaptation, activité physique, télésurveillance, éducation thérapeutique et soins multidisciplinaires centrés sur le patient.



12 EQUIPEMENTS SPORTIFS

  • Livre blanc sur la durabilité sociale et les équipements sportifs. Ce livre blanc du Conseil de l’Europe analyse la contribution des équipements sportifs à la durabilité sociale des territoires. Il définit celle-ci par la santé, le bien-être, la qualité de vie, l’équité, l’inclusion et la capacité des communautés à s’adapter. Le rapport examine trois leviers : l’accessibilité effective des équipements pour tous, leur utilisation optimale et leur durabilité économique et environnementale. Il souligne que la proximité ne garantit pas l’accès, notamment pour les personnes handicapées, précaires ou marginalisées. Il recommande d’améliorer les données, la cartographie, l’évaluation de l’utilité sociale et la participation des usagers dans la conception et la gestion des installations.


13 DIGITAL-I.A

14 SOCIOLOGIE

  • Des jeunes actifs satisfaits mais en quête d’ailleurs : les ressorts d'un paradoxe Le Céreq montre que les jeunes actifs français ne sont pas désengagés du travail : la plupart se déclarent satisfaits et épanouis. Pourtant, plus d’un tiers souhaite se réorienter, tandis qu’un jeune en emploi sur cinq recherche un autre poste. Ces aspirations traduisent moins une insatisfaction qu’un besoin de sens, de meilleures conditions de travail et d’expérimentation. Elles s’expliquent par la rigidité des parcours scolaires, l’intériorisation de la mobilité sur un marché du travail flexible et des débuts de carrière souvent précaires ou pénibles. Les jeunes les plus vulnérables souhaitent davantage changer, mais disposent de moins de ressources pour concrétiser leur projet.

  • Démographie 2050 Quels scénarios et quels choix pour la France ? L’étude de Dylan Buffinton analyse les conséquences de la baisse durable de la natalité et du vieillissement en France à l’horizon 2050. Elle souligne que la France, longtemps plus féconde que ses voisins européens, connaît désormais un solde naturel négatif et une accélération du vieillissement. Plutôt que de prédire l’avenir, l’auteur propose quatre scénarios : vieillissement assumé, familialisme exacerbé, ouverture active par l’immigration et natalisme progressiste. Ces trajectoires interrogent l’organisation des retraites, du travail, de la santé, des territoires, de l’école et de la cohésion sociale. L’enjeu central est d’anticiper les choix collectifs pour orienter une démographie largement engagée, mais non totalement irréversible.

  • Balise d’opinion L’état d’esprit des Français à la rentrée : optimisme et enjeux prioritaires Selon cette enquête Ifop-Fiducial menée fin août 2026 auprès de 1 000 Français, le pessimisme domine nettement à la rentrée : 82% des personnes interrogées se disent pessimistes pour leur avenir et celui de leurs enfants, contre 18% d’optimistes, un recul marqué depuis 2025. La santé constitue la priorité principale pour 86% des répondants, devant l’inflation (78%), l’éducation (75%) et le pouvoir d’achat (70%). La délinquance (69%), le terrorisme et le climat (64% chacun) restent également centraux. Les préoccupations diffèrent selon l’âge et les sensibilités politiques.

  • L’étude Solitudes 2025 analyse l’isolement social et le sentiment de solitude à partir des réseaux relationnels et des réalités territoriales. L’isolement demeure globalement stable, mais la solitude reste élevée, notamment chez les jeunes et en milieu urbain, tandis que les contraintes de mobilité et l’accès limité aux services aggravent les fragilités rurales. La famille, les amis et le travail constituent des soutiens essentiels, mais leur accès est inégal selon les ressources, l’emploi, la santé ou le parcours de vie. Le voisinage, les associations et les commerces de proximité peuvent restaurer des liens. L’étude appelle à des réponses territorialisées, durables et fondées sur la proximité



15 PREVENTION SANTE

  • Favoriser l’engagement des bénéficiaires dans un programme sport-santé accessible sur prescription médicale : perspectives phénoménologiques et microsociologiques Cette étude analyse l’engagement des bénéficiaires du programme « Mulhouse Sport Santé », accessible sur prescription médicale. À partir d’observations ethnographiques et de 39 entretiens auprès de 28 participants, les auteurs montrent que la participation ne dépend pas seulement de la motivation individuelle. Elle repose sur quatre « appuis » : corporels (progrès et gestion des limites), relationnels (accompagnement personnalisé de l’enseignant en APA et dynamique de groupe), matériels (routines et équipements familiers) et spatiaux (environnement sécurisant et prévisible). L’enseignant en APA est central pour adapter les séances, restaurer la confiance et favoriser une réappropriation progressive du corps.

  • L’expertise collective de l’Inserm analyse le dopage et les pratiques dopantes dans tous les milieux sportifs, du haut niveau aux loisirs. Fondée sur plus de 3 800 publications, elle souligne la difficulté à estimer précisément la prévalence, du fait de méthodes et populations très hétérogènes. Les contrôles détectent peu de violations, sans refléter l’ensemble des usages. Les substances concernées incluent stéroïdes anabolisants, stimulants, antalgiques, opioïdes, compléments alimentaires et produits psychoactifs. Les risques sont physiques, psychiques et sociaux. Le rapport insiste sur les déterminants individuels, culturels et organisationnels, ainsi que sur la nécessité d’une prévention multidisciplinaire, adaptée aux publics, plutôt que fondée uniquement sur le contrôle et la sanction.

  • Place des offreurs de soins dans la prévention Le rapport du HCSP analyse la place des offreurs de soins dans la prévention en France. Il constate des actions souvent dispersées, dépendantes des personnes, insuffisamment coordonnées, financées et évaluées. Il recommande d’intégrer pleinement la prévention et la promotion de la santé aux pratiques des hôpitaux, GHT, maisons et centres de santé. Huit missions sont proposées : prévention personnalisée, orientation, relais des campagnes, promotion interne, indicateurs, recherche, repérage et partenariats territoriaux. Le HCSP appelle à former les professionnels, développer la recherche interventionnelle, améliorer les systèmes d’information, financer durablement les actions et organiser une coordination territoriale associant soins, collectivités, associations et ARS.

  • Activité physique, sédentarité et ménopause : comprendre et agir guide à destination du grand public


16 POLITIQUES PUBLIQUES DE SANTE CANADA

  • CCNPPS :Une collection pour soutenir les collaborations entre les municipalités et la santé publique : contexte et méthodologie Ce document du CCNPPS présente une collection de fiches destinée aux professionnels de santé publique souhaitant mieux collaborer avec les municipalités canadiennes. Il souligne que les décisions municipales influencent fortement les milieux de vie et les déterminants de santé. Les fiches expliquent les rôles des élus et de l’administration, les processus décisionnels, le budget, la participation publique, les approches de collaboration, les structures à paliers multiples et les relations avec les gouvernements autochtones. Leur élaboration repose sur l’analyse des cadres des dix provinces et trois territoires, une consultation de professionnels et une revue documentaire. Des limites demeurent selon les contextes locaux et l’actualisation des informations.

  • La prise de décision municipale : repères pour la santé publique Cette fiche explique comment influencer les décisions municipales en faveur de la santé publique. Le conseil municipal détient le pouvoir de décider, tandis que l’administration analyse les enjeux, formule des recommandations et assure leur mise en œuvre, avec une influence informelle importante. Le processus suit généralement six étapes : émergence d’un enjeu, prise en charge par le conseil, étude administrative, recommandations, débat et vote, puis application. Les comités peuvent jouer un rôle de filtre et de consultation. Pour les acteurs de santé publique, il est préférable d’intervenir tôt, de privilégier le dialogue avec les fonctionnaires, d’adapter les messages aux contraintes locales et de proposer des solutions éprouvées, réalistes et compatibles avec les objectifs municipaux.

  • La création de conditions pour agir sur les déterminants structurels de la santé Le rapport du CCNDS appelle la santé publique canadienne à agir davantage sur les déterminants structurels de la santé — politiques, économiques, sociaux, culturels, historiques et environnementaux — qui produisent des inégalités évitables. Fondée sur une revue de littérature, une enquête, des entretiens, des groupes de discussion et un dialogue avec des chercheurs menés entre 2021 et 2024, l’analyse met en évidence des obstacles persistants : déficit de compétences, ressources limitées, pénurie de personnel et recul des priorités d’équité. Elle souligne aussi la volonté des professionnels d’intervenir par le plaidoyer, la coopération intersectorielle, l’engagement communautaire et la prise en compte de savoirs divers. Le CCNDS recommande de développer une approche critique des rapports de pouvoir et des oppressions, d’investir dans cinq champs d’action, et d’accélérer l’utilisation de ses cadres existants. L’objectif est de transformer durablement les pratiques, les organisations et les politiques afin de renforcer une équité en santé réelle, collective et écologique.

 

17 ECONOMIE DE SANTE

  • L’aide sociale départementale : bénéficiaires, dépenses, financement, personnel L’édition 2024 de la DREES souligne le rôle central des départements dans l’aide sociale. En 2022, 4,3 millions de mesures ont bénéficié à 6,5% de la population, principalement via le RSA, l’aide aux personnes âgées, le handicap et la protection de l’enfance. Les dépenses nettes atteignent 41,6 milliards d’euros, soit 69% des dépenses de fonctionnement départementales. Malgré une hausse nominale de 1,4%, elles reculent de 3,6% en euros constants sous l’effet de l’inflation. Le RSA diminue, tandis que les aides liées au handicap, notamment la PCH, et l’ASE progressent. Les disparités territoriales restent importantes.



18 MOBILITES ACTIVES

  • ALLER DE SOI Inspirations pour favoriser l’écomobilité des enfants Le guide « Aller de soi » de l’ADEME propose des repères et initiatives pour développer l’écomobilité des enfants. Il relie marche, vélo et transports collectifs à la santé, à l’autonomie, à la réduction de la sédentarité, des pollutions et des inégalités. La voiture demeure très présente, souvent en raison des craintes parentales liées à la sécurité. Le document recommande une approche territoriale : aménagements sécurisés, rues scolaires, itinéraires ludiques, apprentissage du vélo, plans de mobilité scolaire et concertation avec enfants, parents, écoles, associations et collectivités. Les exemples locaux montrent que des actions combinées favorisent des déplacements plus libres, inclusifs et durables.

  • Intégrer le tourisme sportif dans la future stratégie européenne pour un tourisme durable.


19 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

  • En retard pour 2030 : rapport de synthèse sur les niveaux mondiaux d’inactivité physique chez les adultes Ce rapport de l’OMS alerte sur la progression mondiale de l’inactivité physique chez les adultes. En 2022, 31% des adultes, soit environ 1,8 milliard de personnes, ne respectaient pas les recommandations minimales d’activité physique. L’inactivité touche davantage les femmes (34%) que les hommes (29%) et augmente nettement après 60 ans. Depuis 2010, sa prévalence mondiale a augmenté de cinq points ; elle pourrait atteindre 35% en 2030, éloignant le monde de l’objectif de réduction relative de 15%. L’OMS appelle à renforcer les politiques intersectorielles, les environnements favorables, les financements, la formation, l’action auprès des femmes et des aînés, ainsi que l’engagement des employeurs.


20 POLITIQUES SPORTIVES DANS LES TERRITOIRES

  • La revue de la fédération nationale des offices du sport Le carnet 2026 de la Fédération nationale des Offices municipaux du sport (FNOMS) présente un réseau de partenaires destiné à renforcer l’action des Offices du Sport et des clubs. Il propose des solutions concrètes pour simplifier la gestion administrative et des paies, trouver des financements, aménager des espaces sportifs écoresponsables, développer la communication numérique et former les équipes. La FNOMS assure l’orientation, l’accompagnement juridique et l’ingénierie de projet, tandis que ses partenaires fournissent des services opérationnels adaptés au terrain. Les Offices adhérents sont invités à identifier leurs besoins, mobiliser leurs clubs, contacter les partenaires et partager leurs retours afin d’améliorer durablement l’offre collective.



21 HAUTE AUTORITE DE SANTE

  • Guide du parcours de santé – Accident vasculaire cérébral de l’adulte Ce guide de parcours de santé consacré à l’accident vasculaire cérébral (AVC) vise à améliorer la continuité, la qualité et la coordination des soins, de la prévention au retour à domicile. Il rappelle que l’AVC constitue une urgence absolue : la reconnaissance rapide des symptômes et l’appel immédiat au 15 conditionnent l’accès aux traitements spécialisés et limitent les séquelles. Le document organise le parcours autour de plusieurs étapes : prévention des facteurs de risque cardiovasculaires, prise en charge aiguë en unité neurovasculaire, réadaptation précoce, accompagnement médico-social et suivi à long terme. Il insiste sur une approche personnalisée, associant médecins, rééducateurs, infirmiers, professionnels du social, patients et proches aidants. La rééducation doit débuter précocement et se poursuivre selon les besoins, notamment pour les troubles moteurs, cognitifs, du langage, de la déglutition et de l’autonomie. L’objectif est de prévenir les récidives, réduire le handicap et favoriser une vie sociale et professionnelle satisfaisante.


22 POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE

  • Conférence nationale du handicap 2026 La Conférence nationale du handicap 2026 fixe une feuille de route 2026-2029 pour passer d’une société inclusive à une société pleinement accessible. Elle comprend 16 engagements et 65 mesures, construits avec les personnes concernées. Les priorités portent sur l’accessibilité des transports, logements, services publics et outils numériques, ainsi que sur l’école, l’enseignement supérieur, l’emploi, la santé, la parentalité et l’accès aux droits. Le dossier renforce aussi l’autodétermination, la participation citoyenne, l’accompagnement médico-social, la pratique sportive et culturelle, et l’usage des technologies d’assistance. Une stratégie nationale de l’accessibilité doit garantir des droits effectifs sur l’ensemble du territoire.

BONNE LECTURE

 

 
 
 

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