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NEWS LETTER N° 2 INFOS SPORT SANTE 30 JANVIER 2026

  • 2 févr.
  • 30 min de lecture

Convaincu que l'activité physique DEVRAIT devenir un élément central de la politique de prévention santé, j'ai souhaité en créant cette newsletter mettre à votre disposition des informations utiles à la compréhension d'un écosystème centré sur la santé et ses déterminants. La plus grande partie de mon activité pour rédiger cette news letter consiste à identifier des sources pertinentes pour chaque sujet, et à conduire une veille permanente pour repérer des sources supplémentaires. Vous trouverez donc de nombreuses informations, études, rapports, textes , recommandations etc ... utiles j'espère pour évoluer ,en meilleure connaissance de cause, dans l'univers de la santé.

BONNE LECTURE…

N'oubliez pas si vous jugez utile de diffuser de l'information de liker ou/et de Republier merci😊


DIGITAL-E SANTE

  • L'influence des réseaux sociaux : Un rapport remis au gouvernement en janvier 2026 alerte sur les dérives de l’influence commerciale et des réseaux sociaux, en particulier pour les mineurs. Il pointe les risques liés aux lives, aux dons, aux marketplaces et aux contenus pour adultes, ainsi que la montée des discours masculinistes violents. Le texte propose 78 recommandations pour mieux protéger les citoyens, structurer la filière de l’influence et mieux redistribuer la valeur captée par les plateformes. Il appelle aussi à renforcer les moyens des régulateurs et à utiliser pleinement le Digital Services Act, en préparant un futur Digital Fairness Act au niveau européen.

  • Usages des réseaux sociaux numériques et santé des adolescents Connaître, évaluer, protéger Avis de l’Anses Rapport d’expertise collective L’Anses alerte sur les effets négatifs des réseaux sociaux numériques sur le sommeil, l’image du corps, la santé mentale et certaines conduites à risque chez les adolescents, avec une vulnérabilité accrue chez les filles et les jeunes déjà fragilisés. Les usages sont fortement façonnés par des plateformes qui captent l’attention via des interfaces persuasives, rendant possibles des usages dits « problématiques » sans qu’une addiction spécifique soit encore reconnue dans les classifications internationales. L’usage intensif et émotionnellement engagé favorise troubles du sommeil, insatisfaction corporelle, symptômes anxiodépressifs, cyberharcèlement et participation à des défis ou conduites à risque, tout en pouvant aggraver des troubles préexistants. Les effets délétères passent notamment par la comparaison sociale, le FoMO, la cybervictimisation et le renforcement algorithmique de contenus nocifs (troubles alimentaires, automutilation, suicide, consommation de substances). L’Agence souligne enfin le rôle protecteur majeur de l’encadrement parental, du climat scolaire, de l’estime de soi et de l’éducation au fonctionnement des réseaux sociaux et à la prévention des cyberviolences.​


EDUCATION NATIONALE

  • L’ouvrage « L’état de l’École 2025 » présente une synthèse statistique du système éducatif français pour éclairer les choix de politique publique et améliorer la réussite de tous les élèves. Il décrit les élèves, les investissements, le contexte scolaire, les acquis et les parcours, en intégrant comparaisons internationales, sociales et territoriales. La place de l’EPS et plus largement de l’éducation à la santé et au bien-être apparaît en filigrane à travers les chapitres sur le climat scolaire, le bien-être, les inégalités sociales de compétences et les conditions d’accueil, qui soulignent l’importance des pratiques éducatives globales pour la réussite et l’émancipation des élèves. L’ouvrage montre aussi que les politiques éducatives récentes (priorité au primaire, inclusion, réduction des inégalités) constituent un contexte favorable pour renforcer l’EPS comme levier de santé, de confiance et de cohésion à l’École.

  • L'OMS exhorte les écoles à promouvoir une alimentation saine chez les enfants  


SANTE MENTALE

  • Les facteur influençant la santé mentale des étudiants   Ce document présente une synthèse des facteurs qui influencent la santé mentale des étudiant·es dans l’enseignement supérieur et les principaux leviers d’action pour les établissements. Il propose une approche systémique en quatre niveaux : la personne étudiante, les relations interpersonnelles, le milieu d’enseignement et le contexte global. Il montre que santé mentale et réussite étudiante sont étroitement liées et invite à dépasser les interventions seulement individuelles pour transformer structures, politiques et environnements d’apprentissage. De nombreux exemples concrets de leviers (politiques, pédagogie, vie étudiante, services, partenariats, innovation) sont détaillés pour guider l’action. Enfin, l’outil se veut un support de mobilisation et de responsabilité partagée, adaptable à chaque établissement selon son contexte.

  • Rapport sur la santé mentale des enfants et adolescents en Wallonie  Ce rapport synthétise des données récentes sur la santé mentale des enfants et adolescent·e·s en Wallonie et à Bruxelles, issues surtout des enquêtes HBSC 2022 et OEJAJ 2024. Il décrit un modèle multidimensionnel de la santé mentale incluant comportements de santé, soutien social, bien‑être émotionnel, stress, solitude et risques de troubles mentaux. Les résultats montrent une faible proportion de jeunes ayant une activité physique suffisante, une réduction marquée du temps de sommeil avec l’âge et une insécurité alimentaire touchant environ un jeune sur six à un sur cinq selon la région. On observe également une baisse du bien‑être émotionnel, une hausse du stress et du sentiment de solitude au fil de la scolarité, avec une vulnérabilité nettement plus forte chez les filles que chez les garçons. Enfin, les indicateurs de risque de troubles psychiques (questionnaire SDQ) suggèrent qu’une part non négligeable des adolescent·e·s présentent des difficultés émotionnelles ou comportementales, dans un contexte post‑COVID où les symptômes ne semblent pas revenir aux niveaux antérieurs.​

  • Analyse mensuelle des indicateurs à partir des réseaux OSCOUR® et SOS Médecins Point mensuel numéro # 53 Ce bilan sur l’évolution nationale des indicateurs de santé mentale produits à partir des données de passages aux urgences du réseau OSCOUR® et des actes médicaux SOS Médecins est publié une fois par mois.


SOCIOLOGIE

  • A la conquête de la forme  L’ouvrage analyse sociologiquement le vaste champ contemporain de la culture physique et du fitness, envisagé comme un marché mature, mondialisé et très concurrentiel, structuré par d’importants enjeux économiques et symboliques. Il retrace l’essor historique des pratiques d’entretien du corps en France depuis les années 1960, en montrant la succession et la coexistence d’idéaux corporels (minceur, muscle, bien‑être, harmonie) et de techniques (aérobic, step, yoga, CrossFit, etc.). L’introduction propose de définir la «culture physique» comme l’ensemble des démarches visant l’optimisation des qualités physiques pour elles‑mêmes, en la distinguant d’autres pratiques centrées d’abord sur la santé globale ou la spiritualité. Le livre met en évidence la diversité des acteurs (fédérations, salles privées, franchises, coachs, dispositifs numériques) et la prolifération de méthodes et programmes en tension permanente, alimentant controverses, «Fitgame» et luttes de légitimation. Enfin, il s’appuie sur une riche littérature francophone et anglophone (bodybuilding, CrossFit, salles non mixtes, forums en ligne, glocalisation du fitness) pour éclairer les liens entre culte du corps, néolibéralisme, vulnérabilités contemporaines et marché du bien‑être.


POLITIQUES TERRITORIALES

  • Observatoire des élections municipales « Les Français et la santé locale » Les Français placent la santé et l’accès aux soins au cœur de leurs préoccupations à l’approche des municipales 2026, avec 40% déclarant des difficultés à se soigner près de chez eux et plus d’un tiers se sentant en « désert médical ». Les problèmes d’accessibilité concernent surtout les médecins généralistes (47% jugent l’accès difficile) et les spécialistes (63%), notamment dermatologues et ophtalmologues. Ces tensions conduisent à un renoncement important aux soins : 81% ont déjà renoncé pour au moins un motif, principalement les délais d’attente, le manque de spécialistes et le coût. Les communes sont perçues comme ayant un rôle majeur en santé et en prévention (70% et 64%), mais leur action reste jugée peu visible ou insuffisante, alors que la santé pèsera dans le vote d’environ un électeur sur deux. Enfin, les Français expriment un fort attachement à l’hôpital public (71%), tout en restant partagés sur la capacité réelle de leur commune à agir efficacement en matière de santé.


ECONOMIE DU SPORT

  • Sports for People and Planet INSIGHT REPORT JANUARY 2026   Le rapport montre que l’économie du sport, déjà à 2,3 billions de dollars, pourrait atteindre 8,8 billions en 2050, mais avec jusqu’à 1,6 billion de pertes annuelles si l’inactivité physique et les risques environnementaux ne sont pas maîtrisés. Il décrit un écosystème sportif mondial en forte croissance (tourisme sportif, sport féminin, sport comme classe d’actifs, essor dans les économies émergentes), mais très vulnérable à la sédentarité, au climat et à la dégradation de la nature. Ces risques menacent à la fois la participation, les infrastructures, les chaînes d’approvisionnement et l’attractivité financière des événements, tout en étant aggravés par l’empreinte carbone, hydrique et matérielle du secteur lui‑même. Pour sécuriser sa prospérité, le rapport propose trois grands leviers : la sobriété en ressources (eau, circularité, événementiel), l’intégration du sport au cœur des villes actives et résilientes, et des flux de capitaux “purpose-driven” (investissements et sponsoring alignés sur des objectifs sociaux et environnementaux). L’enjeu est de faire de l’économie du sport un moteur de santé publique, d’inclusion et de transition écologique, en reliant rentabilité, sociétés plus actives et écosystèmes naturels préservés.

  • Le marché du sport en Inde:  Le rapport montre que le marché du sport en Inde est déjà important (52 milliards de dollars en 2023) et devrait presque tripler pour atteindre environ 130 milliards de dollars d’ici 2030, porté par une forte croissance des équipements et vêtements sportifs, des technologies sportives et du numérique (streaming, fantasy sports, esports). L’Inde compte 655 millions de fans de sport, de plus en plus jeunes, connectés, féminins et ruraux, qui se diversifient au‑delà du cricket vers le kabaddi, le football, le badminton, le kho‑kho et l’esport, ce qui ouvre des opportunités commerciales majeures pour les ligues, les marques et les diffuseurs. Le rapport insiste aussi sur le rôle clé des politiques publiques (programmes Khelo India, TOPS, Fit India, hausse du budget fédéral) et sur la nécessité d’investir davantage dans les infrastructures, la formation des entraîneurs et le développement du sport de base pour transformer ce potentiel commercial en performances sportives de haut niveau et en impact socio‑économique (emplois, fiscalité, cohésion sociale).

  •  Le sport: un poumon économique, social et territorial    Le document montre que le sport constitue une filière économique dynamique en France, portée par 147000 entreprises, 220000 associations et un poids estimé à 2,7% du PIB en 2024. Les entreprises du sport investissent et innovent davantage que la moyenne, stimulées notamment par l’effet Paris 2024, mais restent exposées au contexte économique et énergétique. Les piscines publiques, infrastructures stratégiques mais vieillissantes, concentrent près de 3 milliards d’euros de dépenses locales et illustrent un modèle économique sous pression, entre coûts de fonctionnement élevés et enjeux de rénovation. De fortes inégalités territoriales d’accès au service public aquatique apparaissent entre métropoles, territoires ruraux, QPV et ZRR, révélant des choix politiques et budgétaires contrastés. Enfin, la transition écologique (énergie, eau) devient un levier incontournable pour assurer la soutenabilité de ces équipements et transformer la contrainte environnementale en opportunité d’investissement.


LITTERATIE EN SANTE

  • Les français et les maladies cardiométaboliques  Ce baromètre a pour objectif de nous informer sur la perception des maladies cardiométaboliques par les Français. Il explore trois dimensions clés : La notoriété et la compréhension des maladies cardiométaboliques Les comportements face à ces pathologies Les attentes en matière de prise en charge

  • Document d’information sur les traitements médicamenteux de l’obésité à remettre au patient   Les traitements médicamenteux de l’obésité (TMO) aident à perdre du poids en renforçant le signal de rassasiement, en réduisant la faim et en ralentissant la digestion, à condition d’être associés à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière. Ils sont prescrits au long cours, avec une montée progressive des doses, une efficacité variable selon les patients et des effets secondaires digestifs fréquents mais le plus souvent modérés, nécessitant un accompagnement diététique adapté et une surveillance des signes de complications plus rares (vésicule biliaire, pancréas).

  • « La faible littératie en santé coûte à la santé »  Ce document montre que la faible littératie en santé est très répandue dans le monde (environ la moitié de la population en Europe, et jusqu’à 70–80% en Chine ou au Liberia ont un niveau faible) et constitue un enjeu majeur de santé publique. Elle est associée à plus de passages évitables aux urgences, à des hospitalisations plus longues, à davantage de complications et à des dépenses de santé nettement plus élevées, avec plusieurs pourcents des dépenses de santé qui pourraient être attribués à cette situation, notamment aux États-Unis. À l’inverse, des interventions structurées pour améliorer la littératie en santé, en particulier en milieu scolaire, présentent un bon retour sur investissement, avec des économies potentielles supérieures à 2 fois le montant investi et des bénéfices à long terme pour la santé et les trajectoires professionnelles. Le document conclut qu’un investissement accru dans la littératie en santé, via des politiques nationales, des organisations plus « health-literate », l’école et la mesure régulière de la littératie de la population, permettrait de réduire les coûts évitables et d’améliorer la santé globale.​

  • Information en santé Bilan des forces et des faiblesses Recommandations pour une stratégie nationale d’information et de lutte contre la désinformation en santé Ce rapport décrit une montée massive de la désinformation en santé en France, qui fragilise la confiance, menace la cohésion sociale et met en danger la santé publique. Il souligne trois fragilités majeures : faible littératie scientifique et en santé, difficulté à juger la fiabilité des sources, et bouleversement des rapports à l’information avec le numérique. Les auteurs montrent que la réponse actuelle est dispersée, lente et asymétrique par rapport aux acteurs organisés de la désinformation. Ils proposent une stratégie nationale structurée autour de six piliers (Éducation, Formation, Information, Détection, Sanctions, Recherche) et de neuf recommandations, incluant notamment un Info-Score Santé, un Observatoire de l’information en santé et un système d’infovigilance. L’objectif est de construire une résilience collective durable, en outillant citoyens, professionnels, médias et institutions pour produire, relayer et défendre une « bonne information » en santé.​


LITTERATIE SPORTIVE

  • The Australian physical literacy framework   Le cadre australien de la physical literacy propose une vision globale de l’apprentissage par le mouvement tout au long de la vie, intégrant capacités physiques, psychologiques, sociales et cognitives. Il définit la physical literacy comme l’acquisition et l’usage de compétences, connaissances et comportements permettant confiance, motivation et engagement durable dans l’activité physique. Le Framework détaille 30 éléments répartis en 4 domaines (physique, psychologique, social, cognitif), chacun décliné en 5 stades de développement, de “pré‑fondation” à “transfert & empowerment”. Il montre que les progrès sont non linéaires, contextuels (environnement, culture, ressources) et spécifiques à chaque individu. L’outil est conçu pour guider individus, familles, écoles, coachs et décideurs dans la planification, l’évaluation et la promotion d’une pratique physique active, plaisante et inclusive tout au long de la vie.


I.A ACTUALITES

  • Intelligence artificielle générative et emploi: révision 2025   L’IA va-t-elle détruire massivement l’emploi en France d’ici 2025 ? Le brief « French AI and Jobs 2025 » nuance fortement cette idée.Cette note actualise les estimations d’exposition des métiers français à l’IA générative et montre surtout une transformation profonde des tâches plutôt qu’une disparition générale des postes. Elle rappelle que les effets dépendront des choix d’investissement, de formation et de gouvernance que nous faisons maintenant, au niveau des entreprises comme des politiques.

  • Protéger les enfants contre les abus  L’article ONU Info alerte sur l’explosion de contenus en ligne nuisibles générés par l’IA qui exposent les enfants à des risques majeurs (abus, exploitation, traumatismes psychologiques) et appelle à des mesures urgentes de protection.[news.un] Des trucages vidéo aux manipulations en ligne, l’intelligence artificielle ouvre un champ inédit de menaces pour les enfants : cyberharcèlement amplifié, contenus choquants, deepfakes et stratégies de prédation de plus en plus ciblées. Face à cette « nouvelle génération » de risques, l’ONU appelle les États, les régulateurs, l’école, les parents et les plateformes à renforcer de toute urgence la protection des mineurs : encadrement de l’IA, sécurité dès la conception, protection renforcée des données et priorité absolue à l’intérêt supérieur de l’enfant dans tous les usages numériques.

  • Premières clefs d’usage de l’IA générative en santé dans les secteurs sanitaire, social et médico-social  Ce guide de la HAS vise à accompagner les professionnels des secteurs sanitaire, social et médico-social dans un usage raisonné de l’IA générative afin d’en tirer parti tout en en maîtrisant les risques. Il rappelle le fort potentiel de ces outils pour réduire la charge administrative, améliorer l’organisation des soins et la qualité de vie au travail, tout en soulignant leurs limites (erreurs, « hallucinations », enjeux de confidentialité et impact écologique). Le bon usage repose sur le cadre A.V.E.C. : Apprendre (s’informer, se former, choisir et tester les systèmes), Vérifier (conformité réglementaire, pertinence des usages, qualité des requêtes et contrôle des contenus), Estimer (définir des objectifs, suivre des indicateurs et analyser ses usages dans le temps) et Communiquer (informer les patients, échanger avec les développeurs et les autres utilisateurs). L’objectif est de construire un cadre de confiance où l’IA générative soutient les pratiques, sans se substituer aux compétences professionnelles ni aux responsabilités des soignants.​

  • Numériques» et promotion de la santé   Ce numéro d’Horizon Pluriel explore comment le numérique, omniprésent, agit comme un déterminant de santé aux effets ambivalents, entre risques et opportunités. Il montre l’importance d’une éducation au numérique centrée sur les usages, le pouvoir d’agir et la participation des jeunes, des parents et des professionnels. Plusieurs articles analysent l’impact des environnements numériques sur la santé mentale, la santé sexuelle, les inégalités et la fracture numérique en santé, en soulignant les enjeux de régulation et d’accès à une information fiable. Des témoignages de terrain (Liberté Couleurs, REEB, projets handicap, expérimentations régionales) illustrent des démarches concrètes, participatives et inclusives pour accompagner les usages numériques. L’ensemble défend l’idée d’un numérique au service de la promotion de la santé, de l’autonomie, de l’égalité et du lien au vivant, plutôt que subi.​


SOCIOLOGIE

  • L’espérance de vie sans incapacité à 65 ans est de 11,8 ans pour les femmes et de 10,5 ans pour les hommes en 2024.   La note montre que l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans progresse en France, mais plus lentement depuis 2019, et moins vite que l’espérance de vie à la naissance. En 2024, à 65 ans, les femmes peuvent espérer vivre 11,8 ans sans incapacité (18,5 ans sans incapacité forte) et les hommes 10,5 ans (15,9 ans sans incapacité forte), soit une augmentation d’1 an et 9 mois depuis 2008. À la naissance, l’espérance de vie sans incapacité est de 64,1 ans pour les femmes et 63,7 ans pour les hommes, avec un écart de seulement 5 mois malgré 5 ans et 7 mois d’écart d’espérance de vie totale. La part des années vécues sans incapacité dans l’espérance de vie à la naissance tend toutefois à diminuer légèrement entre 2008 et 2024 pour les deux sexes. En 2023, la France se situe au‑dessus de la moyenne européenne pour l’espérance de vie sans incapacité, particulièrement pour les femmes à 65 ans, où elle se classe au 3ᵉ rang de l’UE‑27.


POLITIQUES PUBLIQUES

  • Les politiques publiques de santé environnementale   Ce rapport montre que la pollution environnementale (pesticides, PFAS, particules fines, bruit) est aujourd’hui un déterminant majeur de la santé, avec une mortalité comparable à celle du tabac en France et des effets encore mal connus du fait des « effets cocktail » et des limites de la recherche sur les expositions réelles et cumulées. Les politiques publiques sont nombreuses mais fragmentées, avec une gouvernance éclatée entre Europe, État et collectivités, des plans peu coordonnés (PNSE et plans sectoriels) et un recours encore insuffisant à la prévention à la source, aux contrôles et à l’évaluation socioéconomique des impacts sanitaires. Le rapport souligne que des politiques ambitieuses peuvent être efficaces (forte baisse des émissions de particules fines et des décès associés, interdiction progressive des PFAS), à condition d’être stables, contraignantes, accompagnées financièrement et socialement acceptables. Il recommande de structurer une véritable stratégie nationale de santé environnementale, mieux articulée aux niveaux régionaux et européens, de renforcer la recherche (cohortes, biosurveillance), l’expertise (Anses, OPECST), l’intégration systématique de la santé environnementale dans les études d’impact des lois et projets d’aménagement, ainsi que la transparence et le débat public (information des citoyens, convention citoyenne) pour permettre des choix collectifs éclairés entre enjeux sanitaires, économiques et sociaux.

  • Construire une politique publique de lutte contre l’isolement des personnes âgées Guide thématique et méthodologique  Ce guide de la CNSA (2025) propose une méthodologie pour construire une politique territoriale de lutte contre l’isolement des personnes âgées, en deux grandes parties. Il définit l’isolement social comme une situation de souffrance et de danger liée à la pauvreté ou la mauvaise qualité des relations, en rappelant son impact majeur sur la santé et la cohésion sociale. Il décrit d’abord comment bâtir une stratégie partagée à l’échelle d’un territoire : repérage des partenaires, modes de pilotage, valeurs communes, diagnostic des besoins et de l’offre, mobilisation des ressources et évaluation de la coopération. Il détaille ensuite la mise en œuvre opérationnelle : promotion des liens sociaux (bénévolat, activités physiques et culturelles, clubs de seniors, numérique), prévention ciblée dans les moments de rupture (retraite, veuvage, perte d’autonomie, situation d’aidant), repérage des situations d’isolement et organisation de l’orientation vers les bonnes réponses. Le document fournit enfin de nombreux outils et exemples (observatoires, sites ressources, dispositifs nationaux comme Monalisa, CFPPA, SPDA) pour aider départements et collectivités à adapter et coordonner leurs actions au contexte local.​


ETUDES-VEILLE SCIENTIFIQUE

  • le syndrome des jambes sans repos   Ce texte explique le syndrome des jambes sans repos (SJSR), un trouble neurologique provoquant un besoin irrésistible de bouger les membres, surtout le soir ou la nuit, ce qui altère le sommeil et la qualité de vie. Les symptômes sont une envie pressante de bouger les jambes, associée à des sensations désagréables (douleurs, fourmillements) qui surviennent au repos (assis ou allongé) et s’améliorent transitoirement avec le mouvement. Le SJSR touche environ 8% des adultes américains par an, avec 3% présentant des symptômes modérés à sévères, plus fréquents après 65 ans et deux fois plus chez les femmes; il est associé notamment à la sclérose en plaques, l’insuffisance rénale terminale, l’anémie ferriprive, les neuropathies périphériques, la maladie de Parkinson et la grossesse. Le diagnostic est clinique, sans nécessité d’étude du sommeil; il faut arrêter, si possible, les médicaments aggravants (certains antihistaminiques, antidépresseurs sérotoninergiques, antagonistes dopaminergiques) et rechercher puis corriger une carence martiale par fer oral ou intraveineux. Le traitement repose sur des prises « à la demande » (lévodopa ou agonistes dopaminergiques) pour les symptômes rares, des gabapentinoïdes (gabapentine, prégabaline) en première intention pour les symptômes fréquents, éventuellement des opioïdes faibles ou agonistes dopaminergiques avec surveillance, et, en cas d’échec, un dispositif de stimulation du nerf péronier porté sur la jambe en soirée.

  • Quel type d’obésité augmente plus particulièrement le risque de dépression ?   L’obésité abdominale (obésité centrale, mesurée notamment par le tour de taille) est le type d’obésité le plus clairement associé à un sur-risque de dépression par rapport à l’obésité globale.Les études montrent que l’obésité augmente le risque de dépression, avec un lien bidirectionnel (la dépression augmente aussi le risque d’obésité).Parmi les phénotypes, l’excès de graisse abdominale et la présence d’un syndrome métabolique sont des marqueurs plus prédictifs de dépression que l’IMC seul. L’inflammation de bas grade, les perturbations métaboliques et hormonales, ainsi que la stigmatisation sociale contribuent à ce lien entre obésité centrale et troubles dépressifs.

  • Évaluation des effets de la metformine sur les fonctions intestinales et le microbiote, et de leur contribution à l’amélioration de la tolérance au glucose chez des souris diabétiques.

  • JFN 2025 – Obésité, malabsorption : apports des derniers consensus 

  • Nouveau rapport de l'ANSM surle rapport bénéfice/risque des analogues du GLP-1 RA : est-il toujours favorable ? 


PREVENTION-PROMOTION SANTE

  • La prévention de l’obésité au québec : Portrait analytique des initiatives et politiques gouvernementales visant les jeunes Août 2014 Le rapport dresse un portrait analytique des politiques et programmes publics de prévention de l’obésité chez les jeunes au Québec, aux niveaux fédéral et provincial. Il recense 105 interventions, dont 70 provinciales et 35 fédérales, principalement portées par le MSSS, le MELS et Santé Canada. L’analyse montre une forte diversité de mesures surtout financières et de sensibilisation, mais peu coercitives, avec des objectifs souvent mal définis et peu évalués. Douze constats majeurs soulignent la multiplication des actions depuis 2005, leur manque de cohérence, la faiblesse de l’évaluation et l’absence de cibles chiffrées robustes. Malgré ces limites, les auteurs estiment que ces politiques ont probablement freiné une progression encore plus inquiétante de l’obésité juvénile, ce qui justifie de renforcer la coordination et l’évaluation des interventions.

  • Remise des propositions citoyennes sur la santé des enfants : une mobilisation des acteurs de terrain en faveur du bien grandir 

  • « Le potentiel de la personnalité et le bien‑être des enseignants comme moteurs du développement de la personnalité, de la santé et du bien‑être des élèves ».​ Ce brief montre que la personnalité et le bien‑être des enseignants sont des leviers majeurs de réussite, de santé et de bien‑être chez les élèves. Il décrit le « potentiel de personnalité » des enseignants (autonomie, auto‑efficacité, résilience, optimisme) et ses effets sur leurs pratiques, leur climat de classe et la prévention de l’épuisement professionnel. Il présente ensuite plusieurs modèles du bien‑être enseignant, soulignant l’importance des facteurs relationnels, du climat scolaire, de l’autonomie professionnelle et du leadership positif. Le document détaille des interventions efficaces (mindfulness, programmes de psychologie positive, communautés professionnelles d’apprentissage, programmes de formation structurés) qui réduisent stress et dépression, renforcent l’engagement et améliorent la qualité de l’environnement d’apprentissage. Il conclut en appelant à des politiques et dispositifs contextualisés, centrés sur le soutien du bien‑être et du développement personnel des enseignants comme condition d’une éducation de qualité pour tous.​

  • CPTS et Prévention : Promouvoir la santé : partager pour s’améliorer » Synthèse des ateliers et propositions   Ce document présente la démarche de promotion de la santé et de prévention portée par les CPTS en Bourgogne–Franche-Comté, structurée autour des 5 axes de la Charte d’Ottawa. Il insiste sur le « aller vers », la littératie en santé, l’universalisme proportionné et l’approche communautaire pour réduire les inégalités sociales de santé. Les ateliers thématiques abordent addictions, nutrition/activité physique, santé mentale, vaccinations, santé-environnement et dépistage des cancers, en identifiant à chaque fois points forts, freins et pistes d’action. Des approches populationnelles ciblent enfants, personnes en situation de handicap et personnes âgées, avec un fort accent sur l’interprofessionnalité, le repérage précoce et le soutien à la parentalité et à l’autonomie. L’ensemble conclut à la complémentarité CPTS–MSP/CDS et à la nécessité de mieux coordonner, outiller et former les acteurs pour inscrire durablement la prévention dans les pratiques territoriales.​


ETATS DE SANTE DES POPULATIONS

  • Panorama de la santé 2025 Les indicateurs de l’OCDE   Le rapport « Panorama de la santé 2025 » dresse un état des lieux comparatif de la santé et des systèmes de santé dans les 38 pays de l’OCDE, plus quelques pays partenaires. Il montre que l’espérance de vie s’est redressée après la pandémie mais reste sous son niveau d’avant‑COVID dans 13 pays, avec plus de 3 millions de décès prématurés évitables chez les moins de 75 ans en 2023. Les systèmes de santé représentent environ 9.3% du PIB de l’OCDE en 2024, autour de 15% des dépenses publiques, et près d’un emploi sur dix concerne la santé ou le social. Les indicateurs d’accès et de qualité s’améliorent (chute des mortalités à 30 jours après infarctus et AVC, satisfaction élevée des patients), mais persistent des inégalités sociales, des délais d’attente et d’importantes marges sur la sécurité des soins. Le rapport insiste enfin sur la nécessité d’optimiser les dépenses en renforçant la prévention et les soins primaires, alors que l’obésité, l’alcool, le tabac et la pollution continuent d’alimenter la charge de maladies chroniques et mentales, notamment chez les jeunes.


SANTE AU TRAVAIL

  • Le rôle des acteurs de la santé au travail face aux risques professionnels  Le document présente le rôle des acteurs de la santé au travail dans la prévention des risques professionnels en France, en s’appuyant sur le cadre réglementaire et institutionnel. Il détaille les missions des services de prévention et de santé au travail (SPST), des employeurs, des représentants du personnel et des organismes institutionnels (CARSAT, INRS, ANACT, etc.). Il insiste sur la nécessaire coordination entre ces acteurs pour l’évaluation des risques, la mise en œuvre d’actions de prévention et le suivi de la santé des salariés. Le texte souligne l’importance du document unique d’évaluation des risques (DUER), du suivi individuel de l’état de santé et des actions de sensibilisation et de formation. Il met enfin en avant les enjeux actuels : nouveaux risques (psychosociaux, TMS, risques chimiques émergents), évolution du travail et nécessité de renforcer une culture de prévention partagée.

  • Mesurer la qualité de l’emploi : un enjeu de bien-être et de compétitivité  Ce texte explique que la qualité de l’emploi est devenue un enjeu majeur de bien‑être, d’attractivité et de compétitivité, et que la France est en retrait sur plusieurs dimensions par rapport à d’autres pays européens. Il présente des expériences étrangères (États‑Unis, Royaume‑Uni, Allemagne) qui ont développé des indices ou enquêtes multidimensionnels pour suivre la qualité des emplois et nourrir le dialogue social. Les auteurs montrent qu’en France, les données existent (enquêtes, données administratives, CNAM, CSRD) mais restent éparpillées et incomplètes pour un suivi régulier, notamment au niveau des entreprises. Ils proposent de créer une mission/observatoire réunissant administrations, partenaires sociaux et chercheurs pour bâtir un index national adossé à un tableau de bord couvrant conditions de travail, sécurité, conciliation vie pro‑vie perso, carrières, représentation et rémunérations. Cet outil servirait à la fois à informer citoyens et acteurs économiques, à piloter les politiques publiques et à renforcer la négociation collective pour améliorer le bien‑être au travail et la compétitivité des entreprises.​

  • Santé mentale au travail : les entreprises françaises n’ont plus le choix de l’attentisme Ce rapport de Terra Nova montre que la santé mentale au travail est devenue une crise systémique en France, touchant particulièrement les jeunes et représentant désormais le premier poste de dépenses de l’Assurance maladie. Les entreprises françaises, longtemps dans le déni, sont en retard en prévention et en moyens consacrés à la santé mentale, avec seulement une minorité de salariés estimant bénéficier d’un environnement de travail sain. Le texte souligne que les causes organisationnelles (charge mentale, manque d’autonomie, pression temporelle, conflits de valeurs, violences internes) sont des prédicteurs majeurs du mal‑être et d’un absentéisme très élevé. Il appelle les organisations à passer d’une posture défensive à une stratégie proactive, en agissant à tous les niveaux : salariés, managers et dirigeants, via prévention primaire, diagnostic, formation, dialogue social et adaptation du travail. Enfin, il insiste sur les bénéfices considérables d’un investissement dans la santé mentale, en termes de performance globale, d’engagement, d’attractivité et de réduction des coûts socio‑économiques.​


RECOMMANDATIONS

  • Lecture critique des essais thérapeutiques   Ce document présente une méthode pratique de lecture critique des essais thérapeutiques destinée aux cliniciens, afin de juger eux‑mêmes de l’intérêt réel des nouveaux traitements. Il explique pourquoi il faut se méfier des « spins » de conclusion, des biais méthodologiques et de l’erreur statistique alpha qui peuvent conduire à des faux positifs. Il insiste sur la nécessité de preuves de bénéfice clinique (et pas seulement d’effets intermédiaires ou mécanistiques), en montrant les limites des études observationnelles et des études non comparatives. Une grille structurée est proposée pour vérifier la validité interne (biais, randomisation, insu, contrôle du risque alpha global) et la pertinence clinique (critère de jugement, comparateur, taille d’effet, balance bénéfice‑risque). L’objectif final est de permettre au médecin de se forger sa propre conclusion, indépendante des résumés promotionnels ou des leaders d’opinion, pour décider d’intégrer ou non un traitement en pratique.

  • Ostéopathie néo natale : de la non indication à la contre-indication ?  La Société Française de Pédiatrie déconseille l’ostéopathie chez le nouveau-né et le nourrisson, en l’absence de preuve d’efficacité et face à des risques potentiels. Elle dénonce un engouement important en France, nourri par la démographie des ostéopathes, les relais de certains soignants, les réseaux sociaux et l’anxiété parentale, pour une pratique coûteuse et non médicalement validée. Le concept d’ostéopathie crânienne est jugé dogmatique, sans fondement scientifique crédible (flux cérébraux rétablis, os du crâne remis en place, etc.). Les essais cliniques disponibles montrent l’absence d’effet sur l’allaitement à 1 mois et sur la prévention des déformations crâniennes, ce qui ne justifie pas ces indications. Face à une balance bénéfice‑risque défavorable à cet âge, la SFP va jusqu’à poser la question d’une véritable contre‑indication, au nom du principe « Primum non nocere ».

  • Activité physique à des fins de santé chez l’enfant et l’adolescent HAS  Ce guide définit les modalités de consultation et de prescription médicale d’activité physique à des fins de santé chez l’enfant et l’adolescent, dans un parcours de soins coordonné. Il rappelle le poids majeur de l’inactivité et de la sédentarité dans les maladies chroniques, en s’appuyant sur les recommandations internationales de l’OMS et les données françaises (ONAPS, HBSC, ESTEBAN…). Il décrit les différents types d’activités physiques de l’enfant (utilitaires, jeux actifs, EPS, sport scolaire et fédéral) et montre la baisse des déplacements actifs et la montée des temps d’écran, avec de fortes inégalités sociales et de genre. Il présente le cadre réglementaire français de la prescription d’activité physique adaptée (lois de 2016 et 2022, décrets de 2023, rôles des médecins, MK, enseignants en APA, éducateurs sportifs) et la classification HAS en 4 niveaux d’intervention, où l’APA est une thérapeutique non médicamenteuse structurée et individualisée. Enfin, il positionne la consultation pédiatrique standard comme un moment clé pour dépister l’inactivité, réduire la sédentarité, sécuriser la pratique et orienter vers des programmes adaptés ou des activités ordinaires, afin d’ancrer précocement des habitudes de vie actives durables.​

  • Mesure de la force, du travail et de la puissance musculaire du rachis, par dynamomètre informatisé et motorisé

  • Analyse métrologique instrumentale de la préhension


PRATIQUES SPORTIVES  

  • Adolescentes & sport : le grand décrochage  L’étude MGEN/Kantar montre qu’en France près d’une adolescente sur deux arrête le sport pour des raisons subies plus que choisies, malgré un réel intérêt pour la pratique. Quatre grands freins structurent ce décrochage : la méconnaissance du corps féminin (puberté, règles, encadrement peu adapté), un milieu sportif vécu comme peu bienveillant et sous pression (insécurité, moqueries, sexisme, réseaux sociaux), des obstacles d’accessibilité (coût, manque de structures, horaires et scolarité peu compatibles) et une culture de la compétition jugée épuisante et décourageante. Ces facteurs combinés transforient le sport en source de stress plutôt qu’en espace de bien-être, ce qui nourrit une trajectoire durable de sédentarité et d’inégalités de santé entre filles et garçons.

  • 15° Baromètre sport santé FFEPGV   Le 15e Baromètre Sport-Santé montre que près de 3 Français sur 4 déclarent pratiquer une activité sportive, pour un volume hebdomadaire en hausse par rapport à 2015. L’activité physique est surtout individuelle et en extérieur, fortement modulée par les saisons et la météo, mais les sportifs s’adaptent (lieux, horaires, équipements). Les Français identifient clairement les bénéfices du sport sur la santé physique et surtout mentale, le bien-être et le lien social, et souffrent rapidement lorsqu’ils réduisent leur pratique. L’offre locale d’équipements et d’activités est jugée de plus en plus satisfaisante, avec des améliorations perçues depuis les municipales de 2020. Enfin, le sport devient un enjeu politique croissant : il comptera dans le vote aux municipales 2026 et pourrait être renforcé par une offre plus accessible et par la recommandation médicale.​


STRATEGIES NATIONALES

  • Stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé :  La désinformation en santé est devenue une priorité de santé publique, car elle fragilise la confiance envers les institutions, détourne des soins et alimente les peurs et dérives sectaires. Une stratégie nationale est mise en place autour d’une mobilisation collective (comité de pilotage, mission d’expertise, consultations citoyennes) afin de décrypter le phénomène et proposer des actions durables. Elle repose sur quatre axes : écoute et baromètre de l’opinion, création d’un Observatoire de la désinformation, déploiement d’un dispositif d’infovigilance, et renforcement d’un socle de confiance (éducation critique, responsabilisation des plateformes, soutien à la recherche). Le dispositif d’infovigilance prévoit veille, analyse par le Service public d’information en santé et diffusion de contenus de riposte adaptés (formats courts sur les réseaux sociaux, espace « Décryptages » de Santé.fr). L’ensemble vise à garantir une information fiable, accessible et compréhensible, en associant citoyens, professionnels, chercheurs, médias, plateformes et pouvoirs publics dans une démarche coordonnée et continue.

  • Prise en charge des personnes en situation d’obésité feuille de route 2026-2030  La feuille de route obésité 2026‑2030 fait de la prise en charge de l’obésité une priorité de santé publique, face à une prévalence en hausse, surtout pour les formes sévères et socialement marquées. Elle fixe quatre objectifs : infléchir la courbe de l’obésité, élargir l’accès à des soins personnalisés au long cours, augmenter le nombre de professionnels formés et capitaliser sur des parcours innovants. Trois axes la structurent : repérage précoce et amélioration des données, structuration des filières Obésité appuyées sur les CSO, et développement de la formation initiale et continue des intervenants. Huit mesures et vingt‑deux actions opérationnelles détaillent ces axes, de la PMI au milieu scolaire, du travail, jusqu’aux parcours bariatriques et à la prise en charge des obésités très complexes. Dès 2025, des actions préparatoires ont été engagées, dont l’extension à 42 CSO, une prise de position nationale sur les traitements médicamenteux de l’obésité et la transposition d’un premier parcours coordonné renforcé pour l’adulte.​

Feuille de route interministérielle en faveur d’un sommeil de qualité 2025 - 2026 La feuille de route interministérielle 2025‑2026 vise à faire du sommeil un déterminant central de la santé, au même niveau que l’activité physique et l’alimentation. Elle s’appuie sur un constat alarmant : diminution du temps de sommeil, fréquence élevée des troubles (insomnie, apnées), forte exposition au stress et aux écrans, notamment chez les jeunes. Elle comporte 25 mesures regroupées en 5 axes : informer le public, améliorer l’hygiène de sommeil des enfants et des jeunes, agir sur l’environnement (logement, bruit, travail), renforcer le repérage des troubles et soutenir la recherche. Les actions vont de l’enrichissement des sites institutionnels et du carnet de santé, aux adaptations de l’école, du supérieur, du monde du travail et de l’hôpital, jusqu’au déploiement d’outils numériques comme l’application Jardin Mental. Un volet de recommandations pratiques (horaires réguliers, activité physique, limitation des excitants et des écrans, environnement de chambre adapté) complète l’ensemble pour aider chacun à mieux dormir au quotidien.​


MAISONS SPORT-SANTE

  • Les Maisons sport‑santé : des enjeux de coordination, de légitimation et de financement  Les Maisons sport-santé (MSS), créées en 2019 dans la stratégie nationale sport-santé, visent à lutter contre la sédentarité et les maladies chroniques en ciblant en priorité les personnes en affection de longue durée et les publics éloignés de l’activité physique. Elles offrent une activité physique adaptée, encadrée par des professionnels formés (APA), à la fois sur prescription médicale (« sport sur ordonnance ») et pour des personnes sans pathologie mais peu actives. Leur essor est rapide (573 structures en 2023), mais leur développement est freiné par un choc de cultures entre professionnels de santé et du sport, une légitimité encore incomplète auprès des médecins, et des financements instables, peu pérennes et insuffisamment pris en charge par l’Assurance maladie et les mutuelles. Les MSS peinent aussi à toucher tous les publics, avec une fréquentation surtout féminine et senior, et des difficultés spécifiques à mobiliser habitants de QPV et zones rurales, freinés par des obstacles sociaux, symboliques et géographiques. Malgré ces limites, elles s’inscrivent dans une dynamique de transition vers un modèle plus préventif, structurent un champ professionnel hybride sport–santé et contribuent à une organisation conjointe des soins et des activités physiques de proximité.​

  • Reconnaitre l’intérêt général dans les Maisons Sport Santé : vers une typologie pour mieux orienter les financements publics

  • Maisons sport-santé : l’émergence et la structuration d’un nouvel instrument d’action publique  L’étude analyse les maisons sport-santé (MSS) comme un nouvel instrument de l’action publique, visant à passer d’un modèle de soins curatif à un modèle préventif via l’activité physique adaptée. Les MSS ont une quadruple mission : accueillir, informer, conseiller et orienter les publics (surtout femmes et seniors) vers des pratiques physiques adaptées, souvent à travers des programmes passerelles d’environ 12 séances, généralement payants. Structurées en statuts variés (associatif, public, privé lucratif), elles maillent le territoire mais se heurtent à des freins : financements peu pérennes, faible prise en charge par l’Assurance maladie, distances géographiques, représentations floues du sport-santé et réticences d’une partie du corps médical. La labellisation « Maison sport-santé » renforce leur visibilité, leur légitimité locale et la mise en réseau interprofessionnelle, tout en laissant subsister des tensions de concurrence et de définition autour du sport-santé. Globalement, le développement des MSS illustre une territorialisation de la santé publique où des coordinateurs, souvent issus de l’APA, jouent un rôle central d’intermédiation entre sport, santé et publics pour réduire les inégalités d’accès à l’activité physique.​


TEXTES DE LOI-DECRETS-INSTRUCTIONS

  • Projet de loi de finances pour 2026 Budget et grandes orientations « Sport » - La mission « Sport, jeunesse et vie associative » voit ses crédits de paiement passer de 1,50 Md€ à 1,24 Md€ en 2026, soit une baisse marquée liée notamment à la fin des dépenses exceptionnelles JO 2024. - Le programme « Sport » lui‑même passe d’environ 593 M€ à 554 M€ de crédits de paiement, ce qui traduit un effort de rationalisation des dépenses tout en maintenant les priorités. - Les indicateurs de performance insistent sur la réduction des inégalités d’accès à la pratique sportive et la part des crédits de l’ANS fléchés vers publics, territoires et thématiques prioritaires (sport scolaire, QPV, ruralité, sport‑santé, handicap). Mesures en faveur de la pratique sportive: L’objectif explicite du programme Sport est de « réduire les inégalités d’accès à la pratique sportive et promouvoir l’insertion du sport dans les différentes politiques publiques », avec un indicateur dédié à la pratique des publics prioritaires. - Une partie des crédits déconcentrés de l’ANS reste fléchée vers les publics éloignés de la pratique, via les projets sportifs fédéraux et les appels à projets territoriaux (QPV, ruralité, sport en entreprise, sport‑santé). - Des moyens spécifiques sont prévus pour l’héritage des Jeux (Mission JO d’hiver 2030, investissements via la SOLIDEO Alpes 2030), ce qui inclut des équipements et aménagements susceptibles de soutenir durablement la pratique sur certains territoires. En pratique, cela signifie : moins de volume global que l’année JO, mais un ciblage renforcé sur les publics prioritaires (jeunes éloignés, quartiers prioritaires, territoires peu dotés, sport‑santé). Qu’en est‑il du Pass’Sport ? - Le document PLF 2026 ne mentionne pas explicitement le Pass’Sport dans les tableaux budgétaires ou les commentaires de programme reproduits dans l’extrait accessible. - Il apparaît seulement que les crédits d’intervention du programme Sport (où est traditionnellement logé le Pass’Sport) diminuent entre 2025 et 2026, ce qui suggère soit un recalibrage, soit une intégration/rationalisation avec d’autres dispositifs, mais sans détail nominatif dans cet extrait. En l’état de ce PLF le sort précis du Pass’Sport (montant, périmètre, éventuelle réforme) n’est pas explicitement détaillé dans la partie accessible du texte.

  • Instruction n° DGOS/P3/DGS/SP4/DGCS/SD3B/DMSMP/2025/129 du 1er décembre 2025 relative à l’actualisation des projets territoriaux de santé mentale

  • LOI no 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 


EUROPE ET ACTIVITES PHYSIQUES

  • Se mobiliser : réduire le fardeau de l’insuffisance d’activité physique en Europe »  Ce document montre que l’activité physique a des bénéfices majeurs sur la santé, mais que l’inactivité reste très répandue en Europe, surtout chez les femmes et les groupes socio‑économiques défavorisés. L’insuffisance d’activité physique contribue à des millions de nouveaux cas de maladies non transmissibles d’ici 2050, réduit l’espérance de vie et pèse lourdement sur les dépenses de santé. Atteindre les recommandations de l’OMS permettrait de gagner plusieurs mois d’espérance de vie et d’économiser environ 8 milliards d’euros par an en dépenses de santé dans l’UE. Un large éventail de politiques (école, ville, transport, santé, travail, clubs sportifs, campagnes d’information) peut augmenter l’activité physique de la population. Un « paquet » coordonné de mesures est un investissement rentable, avec un retour estimé à 1,7 euro pour chaque euro investi.​​


NUTRITION

  • Dietary Guidelines For Americans   Les Dietary Guidelines for Americans 2025–2030 promeuvent une alimentation centrée sur des aliments « réels » et peu transformés : protéines, produits laitiers entiers, légumes, fruits, bonnes graisses et céréales complètes. Elles recommandent de limiter fortement les aliments ultra-transformés, les sucres ajoutés, les glucides raffinés, l’alcool et l’excès de sel, tout en privilégiant l’eau comme boisson principale. Les apports sont ajustés en fonction des besoins individuels (âge, sexe, activité), avec des repères comme 1,2–1,6 g de protéines/kg/j et une attention particulière à la santé digestive et au microbiote. Le document détaille des recommandations spécifiques pour chaque étape de la vie (nourrissons, enfants, adolescents, adultes, femmes enceintes ou allaitantes, personnes âgées, patients avec maladies chroniques, végétariens et vegans). L’objectif global est de réduire les maladies chroniques liées au mode de vie et de « Make America Healthy Again » en réalignant l’environnement alimentaire et les politiques publiques sur la densité nutritionnelle.​


ECONOMIE DE SANTE

  • The economic cost of physical inactivity in Europe An ISCA / Cebr report June 2015  L’inactivité physique est devenue un enjeu majeur de santé publique en Europe, favorisée par la sédentarisation du travail et des modes de vie. Elle augmente fortement le risque de maladies chroniques (cardiopathie coronarienne, diabète de type 2, cancers du sein et colorectal) et de troubles mentaux, contribuant à plus de 500 000 décès annuels en Europe, soit environ 10% de la mortalité. Son coût économique direct et indirect dépasse 80 milliards d’euros par an dans l’UE‑28, principalement lié aux maladies cardiovasculaires, au diabète et aux troubles de l’humeur et de l’anxiété. Une réduction de 20% de la prévalence de l’inactivité permettrait d’économiser environ 16 milliards d’euros par an et d’éviter plus de 100 000 décès, notamment des centaines de milliers de cas de diabète de type 2. Le rapport souligne enfin que des politiques multisectorielles et des actions locales simples (marche quotidienne, activités de loisir accessibles, partenariats ville‑école‑santé) sont essentielles pour “désamorcer la bombe à retardement” de l’inactivité en Europe.​


ACTIVITES PHYSIQUES ADAPTEES

  • Mémento APA n° 2 Activité Physique Adaptée De l’APA-santé à la prescription d’APA (2006 - 2025)  Ce mémento retrace l’évolution sociohistorique de l’Activité Physique Adaptée (APA) en France entre 2006 et 2025, à l’interface du sport, de la santé et du médico-social. Il montre comment un projet initialement éducatif et social, centré sur l’autonomie et la citoyenneté des personnes en situation de handicap ou présentant des besoins spécifiques, a été progressivement reconfiguré par les politiques publiques en outil de santé publique prescriptible. L’ouvrage analyse la montée en puissance du « sport-santé » (programmes fédéraux) et du « sport santé » (politique nationale), la médicalisation des APS comme thérapeutiques non médicamenteuses et l’organisation territoriale (PRSSBE, Maisons sport-santé, SNSS). Il met en évidence une profession d’EAPA encore inachevée, prise entre reconnaissance institutionnelle, dépendance aux prescriptions médicales et maintien d’une identité éducative et sociale.​


FORMATIONS

  • Les diplômés 2023-2024 d’un brevet professionnel d’éducateur sportif ou d’animateur (BPJEPS)   Entre mai 2023 et avril 2024, près de 14 500 personnes ont obtenu un BPJEPS, majoritairement dans la spécialité éducateur sportif (77% contre 23% en animation).​ Début 2025, neuf mois après la formation, 79% des diplômés sont en emploi, un niveau revenu à celui d’avant‑Covid.​ Les emplois sont le plus souvent en lien direct avec le diplôme (69% des emplois principaux, jusqu’à 89% en tenant compte des activités secondaires), surtout en animation.​ La part d’emplois stables progresse : 49% des éducateurs sportifs et 65% des animateurs sont en CDI ou assimilé, des niveaux supérieurs à l’avant‑crise.​ Le secteur sportif se distingue par une forte pluriactivité et davantage de statuts indépendants, alors que l’animation compte plus de salariés à temps plein.​


POLITIQUES TERRITORIALES

  • La qualité de vie de vos concitoyens ... Et si c’était (d’abord) une question de santé ?  Ce plaidoyer montre comment les municipalités peuvent faire de la santé un levier central d’action publique, en lien avec la qualité de vie et la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. Il propose d’abord de « connaître son territoire » via un état des lieux, des données locales et une évaluation systématique des impacts sur la santé, pour prioriser les actions utiles et accessibles. Il insiste ensuite sur la nécessité d’« agir sur l’offre de santé » en informant, orientant, créant des environnements favorables (espaces verts, sport, alimentation) et en s’appuyant sur des dispositifs de coordination territoriale. Le document invite à « impliquer la population » par des démarches participatives, des actions d’« aller vers » et la co‑construction de projets, afin de renforcer l’appropriation et l’efficacité des mesures. Enfin, il encourage les élus à « se donner en exemple » en valorisant leurs actions, en rejoignant des réseaux labellisants et en recourant aux appels à projets pour diffuser les bonnes pratiques et amplifier les initiatives locales.​



BONNE LECTURE


 
 
 

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