NEWSLETTER INFO-SPORT-SANTE N° 21 du 2 DECEMBRE 2025
- Preston Lee Ravail
- 2 déc. 2025
- 17 min de lecture

Convaincu que l'activité physique DEVRAIT devenir un élément central de la politique de prévention santé, j'ai souhaité en créant cette newsletter mettre à votre disposition des informations utiles à la compréhension d'un écosystème centré sur la santé et ses déterminants. La plus grande partie de mon activité pour rédiger cette news letter consiste à identifier des sources pertinentes pour chaque sujet, et à conduire une veille permanente pour repérer des sources supplémentaires. Vous trouverez donc de nombreuses informations, études, rapports, textes , recommandations etc ... utiles j'espère pour évoluer ,en meilleure connaissance de cause, dans l'univers de la santé.
BONNE LECTURE
POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE
Amendement N° 254 Le document présente un amendement visant à instaurer un abattement des cotisations sociales patronales pour les entreprises engagées dans la prévention de l’absentéisme salarié. Cette expérimentation, prévue trois ans à partir de janvier 2026, nécessite un accord de branche définissant un plan de prévention santé et qualité de vie au travail. Les branches adoptant ces mesures bénéficieraient d’un taux réduit de cotisation patronale, avec suivi et évaluation des actions engagées. Un dispositif innovant, le Compte Individuel Active (CIA), inspiré de celui de la formation, permettrait de financer la pratique d’activités physiques encadrées pour les salariés. Enfin, une compensation financière est prévue pour la sécurité sociale, et un rapport fera le bilan du dispositif en 2028.
Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat 2025 / 2030 Ce texte présente le contexte justifiant la Stratégie nationale alimentation, nutrition et climat (SNANC) 2025‑2030, dans un pays où l’agriculture pèse lourd économiquement mais où l’alimentation est à la fois plus calorique, plus transformée et socialement inégalitaire. Il montre le fardeau majeur des maladies chroniques liées à la nutrition, l’impact de l’inactivité physique et la montée de la précarité alimentaire, particulièrement dans les milieux défavorisés et en Outre‑mer. Il décrit aussi les pressions du système alimentaire sur le climat, la biodiversité, les ressources en eau et la qualité de l’air, ainsi que les nouveaux risques sanitaires (contaminants, perturbateurs endocriniens, autoproduction en milieu pollué). Le texte insiste sur les coûts « cachés » sanitaires, sociaux et environnementaux de l’alimentation actuelle, chiffrés à plus de 170 milliards d’euros par an, pour légitimer une action publique renforcée. Enfin, il définit la SNANC comme un cadre intégré qui articule PNA et PNNS pour rendre les systèmes alimentaires plus sains, durables, bas carbone, résilients et garants de la souveraineté alimentaire française.
Le Gouvernement prolonge en 2026 la Grande Cause Nationale dédiée à la Santé mentale
SANTE MENTALE
La santé mentale dans les cités éducatives : une montée en puissance à accompagner La santé mentale des enfants et des jeunes en France s’est fortement dégradée, notamment depuis la crise sanitaire, avec une augmentation marquée des troubles psychiques et un manque de moyens pour y répondre. Face à cette crise, la santé mentale a été déclarée grande cause nationale en 2025. Les cités éducatives, dispositif copiloté par l’État et les collectivités, jouent un rôle croissant dans la promotion et la prévention de la santé mentale en milieux urbains défavorisés, sans que cela ne leur soit systématiquement imposé. Elles agissent surtout en facilitant le bien-être, le développement des compétences psychosociales, la prévention et l’orientation, mais pas sur l’offre de soins proprement dite. Le rapport constate une forte montée en puissance de leur implication (par exemple, les actions pour développer les compétences psychosociales ont été multipliées par 10 entre 2022 et 2024) mais ce mouvement reste inégal selon les territoires. La souplesse d’action locale des cités éducatives est vue comme un atout pour expérimenter et adapter les réponses aux besoins spécifiques, mais la coordination avec les acteurs institutionnels reste partielle. Dix recommandations sont formulées, dont : intégrer explicitement la santé mentale dans les orientations nationales des cités éducatives ; renforcer le suivi et la coordination avec les agences régionales de santé ; favoriser le partage d’informations et la complémentarité avec l’offre de droit commun ; encourager la formation et la montée en compétences ; préserver la liberté locale d’adaptation ; et privilégier la complémentarité plutôt que la substitution aux dispositifs existants. Le rapport conclut que les cités éducatives ne doivent pas devenir un guichet supplémentaire d’accès aux soins, mais qu’elles peuvent, par la promotion, la prévention, et leur capacité de mise en relation locale, jouer un rôle fondamental dans la prévention des troubles et le repérage précoce des situations à risque, particulièrement dans les quartiers populaires.
dossier "Santé mentale : comprendre les déterminants pour agir" issu de La Santé en action n°471 : La santé mentale, longtemps stigmatisée et cantonnée à la sphère privée, est aujourd’hui reconnue comme une priorité publique, notamment depuis la crise du Covid-19 et sa médiatisation récente. Elle ne se limite plus aux troubles psychiatriques mais inclut le bien-être psychique, influencé par de nombreux facteurs individuels, sociaux et environnementaux. La Charte d’Ottawa sert de fil conducteur pour l’action : politiques publiques, environnement, actions communautaires et développement des compétences individuelles sont mobilisés pour promouvoir la santé mentale. Les liens sociaux, l’accès au logement, à l’éducation et la lutte contre les discriminations sont essentiels à cette démarche. Enfin, l’implication de tous les acteurs sociaux permet d’assurer une prévention et une promotion plus globale et inclusive de la santé mentale.
Analyse mensuelle des indicateurs à partir des réseaux OSCOUR® et SOS Médecins Le bulletin mensuel du 3 novembre 2025 sur la santé mentale analyse les indicateurs issus des passages aux urgences et actes médicaux du réseau OSCOUR® et SOS Médecins en France. En octobre 2025, les passages pour troubles psychiques et comportements suicidaires chez les enfants étaient en diminution, sauf une hausse marquée pour intoxication alcoolique chez les 15-17 ans, alors qu'ils restent supérieurs à la moyenne des trois années précédentes. Chez les adultes, les actes et passages concernant dépression, angoisse et idées suicidaires étaient stables ou en baisse, mais dépassent encore les niveaux précédents chez les 18-24 ans et 25-64 ans. Les épisodes de troubles anxieux et alimentaires étaient globalement stables ou en diminution, avec des niveaux proches des années précédentes. La surveillance reste attentive sur les tendances concernant gestes suicidaires et troubles graves chez les jeunes et jeunes adultes.
DIGITAL- IA
La stratégie nationale pour l’intelligence artificielle Le texte présente le bilan des deux premières phases de la stratégie nationale française pour l’intelligence artificielle et les priorités de la troisième phase à venir. La phase 2018‑2022 a surtout renforcé la recherche et les pôles d’excellence en IA, avec 1,3 Md€ engagés, mais a peu avancé sur la formation, l’action publique et la diffusion dans l’économie. La phase 2023‑2025, dotée de 1,1 Md€, a consolidé la recherche, fait émerger un écosystème de startups et d’IA générative performant, et amélioré la position internationale de la France, tout en restant en retrait sur la massification des usages dans les entreprises, les formations et les administrations. La Cour des comptes estime qu’un changement d’échelle est désormais nécessaire pour diffuser l’IA bien au‑delà du cercle des spécialistes et en faire un levier de transformation économique, sociale et publique. Elle formule dix recommandations, centrées sur un pilotage interministériel renforcé, l’augmentation durable des capacités de calcul, le transfert vers l’industrie, l’adaptation des formations et l’usage de l’IA au service du bien commun et de la souveraineté.
RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES
Activité physique à des fins de santé chez l’enfant et l’adolescent Ce guide aborde la prescription et la consultation médicales de l’activité physique chez l’enfant et l’adolescent dans une démarche de santé. Il explique l’importance de l’activité physique régulière pour prévenir les maladies chroniques et améliorer le bien-être global. Le texte détaille les modalités d’évaluation médicale, la personnalisation des recommandations, ainsi que le suivi des jeunes patients. Il met en avant le rôle des professionnels de santé dans l’accompagnement et l’éducation à l’activité physique adaptée. Enfin, il propose des outils pratiques pour faciliter la prescription et le suivi au quotidien.
L’accompagnement vers et dans l’habitat par les professionnels des ESSMS Ce texte présente la recommandation de la HAS sur l’accompagnement vers et dans l’habitat des personnes vulnérables par les professionnels des ESSMS, dans un contexte de crise profonde du logement et de fortes tensions socioéconomiques. Il rappelle que le logement est au cœur de l’autonomie, de la dignité et de la qualité de vie, et que les projets d’habitat doivent être co-construits avec la personne, ses proches et les acteurs du territoire, en respectant ses droits (logement, vie privée, liberté de circulation, protection juridique). Le document constitue le volet 2 d’une série de RBPP, centré sur l’élaboration du projet d’habitat (expression des besoins, évaluation de la situation, définition des ressources et étapes d’accompagnement) pour des publics variés (personnes âgées, handicap, jeunes majeurs, précarité). Il propose un socle transversal de pratiques communes, insiste sur l’adaptation des supports de communication, la coordination intersectorielle et la nécessité de partenariats hors champ social/médico-social (bailleurs, santé, immobilier). Enfin, il détaille une méthodologie de travail fondée sur la participation active des personnes, l’ajustement continu du projet et le suivi des transitions résidentielles, dans une logique de parcours décloisonné et inclusif.
PREVENTION-PROMOTION SANTE
Evaluation du Projet Article 51 « As du Cœur Multicentrique » Ce rapport évalue l’expérimentation « As du Cœur Multicentrique », un programme passerelle d’activité physique adaptée pour patients cardiovasculaires en sortie de réadaptation, déployé dans 5 régions et coordonné par Azur Sport Santé. La faisabilité est jugée bonne avec 466 patients inclus (93% de l’objectif révisé), une forte adhésion des structures SMR et APA et un taux d’abandon limité (18%), malgré la crise sanitaire et des contraintes de ressources humaines. Le programme améliore nettement le niveau d’activité physique, la qualité de vie et l’expérience patient, tout en réduisant les hospitalisations et les passages aux urgences par rapport à des groupes témoins appariés. Sur le plan économique, les patients As du Cœur génèrent environ 3 224 € de dépenses de santé en moins sur 12 mois, essentiellement via une baisse des coûts hospitaliers, ce qui conduit à un impact budgétaire net favorable pour l’Assurance Maladie (environ 1,2 M€ d’économies pour 466 patients). L’évaluation conclut à l’intérêt de pérenniser et étendre ce modèle au niveau national, sous réserve d’ajustements sur la gouvernance, le financement, la rémunération des effecteurs et le système d’information, afin d’en faire un cadre structurant pour l’APA en droit commun.
Comment renforcer l’expertise au service du virage préventif ? Le texte explique que, pour réussir le « virage préventif », il faut fonder les décisions de prévention et promotion de la santé (PPS) sur des données probantes bien évaluées. Il constate une insuffisance actuelle en France, malgré de nombreuses initiatives, à cause d’un manque de cadre commun d’évaluation et de diffusion des résultats. Le document propose de créer une « boîte à outils » composée d’un cadre de référence (définitions, types de données probantes, niveaux de preuve) et d’un guide pratique de mise en œuvre (cadrage en amont, budget, données, méthodes). Il précise quatre grandes catégories de données attendues pour la décision : efficacité, données économiques, conditions de réussite de la mise en œuvre et externalités positives ou négatives. Enfin, le texte insiste sur la nécessité d’anticiper systématiquement l’évaluation, de structurer le dialogue entre acteurs et de rendre les résultats lisibles et accessibles, éventuellement via des dispositifs de type registre ou « labellisation » des actions de PPS.
Littératie en santé Rapport de l’étude Heath Literacy Survey France 2020-2021 L’étude montre que la littératie en santé (LS) des adultes en France est globalement élevée, avec un score moyen de 77,5/100, mais qu’une part importante de la population présente des difficultés importantes (14,3% niveau « inadéquat », 29,8% « problématique »). La LS spécifique est plus fragile : près de la moitié des répondants ont un niveau inadéquat pour naviguer dans le système de santé (49,2%) et pour la littératie numérique (52,0%), contre 18,5% pour la communication avec les médecins. Les faibles niveaux de LS, générale et spécifiques, sont associés à un statut social perçu défavorable, des difficultés financières et la présence de problèmes de santé chroniques, ce qui met en évidence un fort gradient social. Beaucoup de répondants déclarent des difficultés à juger la fiabilité et les éventuels intérêts commerciaux des informations de santé en ligne, à comprendre les réformes du système de santé ou à se défendre lorsque les soins ne répondent pas à leurs besoins. L’enquête conclut que ces difficultés fréquentes justifient des interventions à plusieurs niveaux (local, national, international) pour améliorer la littératie en santé et réduire les inégalités sociales de santé.
ETUDES ET VEILLES SCIENTIFIQUES
E Cigarette et cancer Le rapport conclut que les cigarettes électroniques exposent clairement les vapoteurs à plusieurs cancérogènes (aldéhydes, nitrosamines de la nicotine, métaux, dérivés du propylène, arômes) et provoquent des lésions et marqueurs biologiques compatibles avec un risque de cancer. L’usage de la vape a fortement augmenté chez les adolescents et jeunes adultes en Australie, souvent avec une transition secondaire vers le tabagisme, au point d’être qualifié d’« épidémie » de santé publique. Des études cliniques montrent, chez les utilisateurs d’e‑cigarettes, une exposition mesurable à des cancérogènes, une inflammation et des lésions des tissus respiratoires et buccaux, ainsi que des biomarqueurs de dommage à l’ADN, de stress oxydatif, d’inflammation et d’immunosuppression. Chez l’animal, l’aérosol de cigarette électronique est carcinogène : dans une étude d’inhalation de 54 semaines, environ un quart des souris exposées développent un adénocarcinome pulmonaire, avec de multiples mécanismes carcinogènes mis en évidence. Les auteurs estiment que les e‑cigarettes sont « probablement carcinogènes » pour l’humain, en particulier pour le poumon et la cavité orale, même si le risque exact reste difficile à quantifier faute de recul épidémiologique à long terme.En Australie, les autorités ont réagi par un encadrement très strict (accès via pharmacie, interdiction large des dispositifs jetables et des produits non thérapeutiques) afin de limiter l’usage récréatif, surtout chez les jeunes, tout en réservant un usage thérapeutique possible dans le sevrage tabagique.
Physical activity as a modifiable risk factor in preclinical Alzheimer’s disease: L’activité physique comme facteur de risque modifiable dans la maladie d’Alzheimer préclinique ».
LES ACTEURS DU MARCHE DU SPORT
État des lieux des adhérents du COSMOS Le rapport expose la situation préoccupante des structures sportives adhérentes du COSMOS, dont 19 % jugent leur état financier fragile et une part importante a subi une dégradation en douze mois. Les baisses de subventions publiques, jugées essentielles, et la difficulté à mobiliser des financements privés aggravent ces fragilités. En réponse, les structures ont renforcé la recherche de mécénat, augmenté les cotisations, ou diversifié leurs activités. L’impact des JOP 2024 demeure avec hausse de la fréquentation, obligeant à des recrutements ou à la formation, particulièrement dans l’encadrement sportif. Enfin, malgré une sensibilité aux enjeux ESG et à l’inclusion, peu de structures mettent en œuvre des stratégies approfondies, privilégiant des actions générales d’accessibilité et de sensibilisation.
Animateurs socioculturels et de loisirs : une profession plus souvent en CDD et à temps partiel Les auteurs décrivent une profession nombreuse (386 000 personnes en 2023) mais dont moins de la moitié en font leur emploi principal, avec un profil très féminisé, jeune et globalement peu diplômé. Les animateurs occupent souvent des postes dans la fonction publique territoriale ou le secteur associatif, avec une ancienneté faible liée à la fréquence des CDD et à l’usage de contrats courts, ce qui en fait souvent un premier emploi ou une étape transitoire. Le temps partiel est très répandu et souvent subi, ce qui entraîne un sous-emploi nettement supérieur à la moyenne des salariés. À équivalent temps plein, les salaires sont nettement inférieurs à ceux de l’ensemble des salariés, avec des écarts selon le type de contrat, les fonctionnaires étant les mieux rémunérés. Dans ce contexte, beaucoup d’animateurs souhaitent travailler davantage ou changer d’emploi, principalement pour augmenter leurs revenus plutôt que pour améliorer leurs conditions de travail.
Etat des lieux du secteur du fitness en 2025 Le document présente la structure du « Fitness Rapport 2025 », avec un mot d’introduction du CEO d’Eversports et plusieurs grandes parties thématiques. Il annonce un panorama chiffré du secteur du fitness et un zoom spécifique sur la communauté des pratiquants. Une section est dédiée à la place de la diversité dans le fitness et à ce qu’il faut en retenir pour l’avenir. Le rapport inclut aussi des conseils pratiques pour l’été et sept questions d’auto‑évaluation pour faire le point sur soi. Enfin, il met en perspective le fitness comme « Great Good Place » et invite à faire grandir les projets collectifs en 2025.
Reconnaître et réguler les émotions: Un guide pratique pour les entraîneur.e.s Ce guide pratique vise à: 1) définir les émotions, leurs fonctions et leur régulation; 2) déconstruire les mythes entourant la reconnaissance et la régulation des émotions en tant qu'entraîneur.e; 3) transmettre aux entraîneur.e.s des stratégies pour les aider à identifier, comprendre, nommer, exprimer et réguler leurs propres émotions et guider leurs athlètes.
l’« héritage » des JOP 2024 en nouvelle aquitaine Le texte présente les résultats d’une enquête menée en Nouvelle-Aquitaine sur la capacité des clubs sportifs à absorber l’« héritage » des JOP 2024, face à l’afflux attendu de nouveaux licenciés.[file:page:1] Environ un quart des clubs répondants déclarent avoir dû refuser des licenciés par incapacité d’accueil, mais la saturation n’est pas générale : elle touche surtout les clubs urbains de 201 à 500 licenciés, dans les sports collectifs et les activités d’expression, de la forme et de la force, avec un impact particulièrement marqué sur les mineurs.[file:page:1] Les principaux freins identifiés sont les infrastructures sportives (manque et partage des équipements) et le bénévolat, tandis que le manque de professionnels et les difficultés financières jouent un rôle plus indirect.[file:page:1] Plus la commune est grande et plus le club est important, plus les infrastructures sont hiérarchisées comme problématique « très importante », notamment dans les clubs déjà en incapacité.[file:page:1] L’enquête conclut ainsi à une saturation sectorielle et contextuelle du mouvement sportif néo-aquitain, appelant des réponses différenciées selon les profils de clubs et les territoires.
ECONOMIE DU SPORT
Poids économique du sport en 2023 Le document analyse le poids économique du sport en France pour l’année 2023. Il indique que le secteur du sport représente une part significative du PIB national, avec une augmentation notable des emplois directs et indirects liés à cette filière. Les dépenses des ménages et des collectivités dans le domaine sportif restent dynamiques malgré les contextes de crise. Plusieurs tendances émergent, telles que la croissance du sport professionnel et l’importance croissante des entreprises innovantes dans le secteur. Enfin, le rapport souligne les enjeux pour l’avenir, notamment l’adaptation aux transformations numériques et l’évolution des pratiques sportives.
Les structures sportives largement fragilisees face aux incertitudes liées à leur financement Les structures sportives apparaissent fragilisées par les fortes incertitudes liées à leurs financements. Seuls 39% des employeurs du sport anticipent une bonne situation financière à 12 mois, dans un contexte de baisse des subventions publiques pour 67% d’entre eux, alors que 89% jugent ces aides importantes voire indispensables. Pour s’adapter, les principaux leviers évoqués sont la recherche de mécénat ou sponsoring (58%) et la hausse des cotisations ou tarifs (49%). Sur le plan de l’activité, 30% des structures déclarent une augmentation du nombre de pratiquants et 44% ont recruté ou augmenté le temps de travail. Enfin, 59% ont une vision claire des enjeux ESG et 93% mènent des actions pour favoriser l’accès à leurs services à tous les publics, dont 45% de manière régulière.
LOIS-DECRETS-INSTRUCTIONS
Décret no 2025-1103 du 20 novembre 2025 portant modification du décret no 2016-1377 du 12 octobre 2016 portant création du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse
POLITIQUES SPORTIVES
NUTRITION
Publicité alimentaire aux enfants dans les commerces de détails Ce rapport montre que, malgré la loi québécoise, les commerces de détail restent un lieu majeur de publicité alimentaire ciblant les moins de 13 ans, surtout pour des produits de faible valeur nutritive. Les emballages utilisent en moyenne plusieurs stratégies combinées (écriture enfantine, personnages, magie, aliments-jouets, éditions spéciales) pour rendre la malbouffe très attractive aux enfants, alors que peu d’aliments réellement sains sont mis en avant. Les présentoirs et affiches en magasin, souvent fournis par de grandes multinationales, valorisent principalement bonbons, céréales sucrées, collations ultra-transformées et boissons sucrées, parfois via concours, jouets et partenariats sportifs. L’étalage (emplacement à hauteur des yeux, bouts de rangées, caisses) renforce encore cette pression d’achat sur les familles, en particulier avec la présence systématique de friandises près des caisses. Le rapport conclut à la nécessité d’un encadrement plus strict de ces pratiques en magasin pour protéger les enfants et favoriser des environnements alimentaires plus sains (ex. caisses sans malbouffe, meilleure application des normes d’étiquetage).
RAPPORTS- ETUDES- ENQUETES
Notre santé menacée : comment la proximité peut tout changer Le texte montre que, malgré des indicateurs de santé globalement en amélioration en France, la santé de la population reste fortement menacée par de nouveaux risques sanitaires et de profondes inégalités sociales et territoriales. Il souligne le vieillissement démographique, l’augmentation des maladies chroniques, les fragilités de la santé mentale et la saturation des urgences comme défis structurants pour le système de soins. Le rapport met en avant le rôle historique et actuel de la Croix‑Rouge française, qui développe des actions de proximité (vaccimobiles, SAMU social, établissements de santé, soutien psychosocial, Option Croix‑Rouge à l’école) pour atteindre les publics isolés et vulnérables. Il montre aussi les progrès (meilleure couverture vaccinale des enfants, baisse des consommations d’alcool, tabac et cannabis chez les adolescents, allongement de l’espérance de vie en bonne santé) mais pointe la persistance de fortes inégalités et d’une méfiance vaccinale. L’idée centrale est que la résilience sanitaire de la société française dépend de solutions de proximité, d’une meilleure prise en compte des déterminants sociaux et de la santé mentale, et d’une coopération renforcée entre État et secteur associatif pour que personne ne soit laissé de côté.
Rapport de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant
PRATIQUES SPORTIVES
Les chiffres clés du sport en île-de-france 2025 Les “Chiffres clés du sport en Île-de-France 2025” montrent que deux tiers des adultes font au moins une heure de sport par semaine, surtout pour la santé et les loisirs, mais près de la moitié ne sont pas encadrés et les freins principaux restent le coût, le temps et la santé. L’Île-de-France compte 18 130 clubs et environ 2,5 millions de licences, avec une forte concentration dans le football, le tennis et quelques disciplines olympiques, et une majorité de licenciés de moins de 15 ans. Les équipements sportifs sont nombreux mais moins denses qu’en moyenne nationale, avec une grande diversité d’espaces (courts de tennis, bassins, équipements de nature) et des efforts sur l’accessibilité et la proximité des quartiers prioritaires. Le parasport progresse, même si les licenciés y sont plus âgés, et la région dispose d’un réseau important de grands équipements structurants, renforcé par l’héritage des Jeux de Paris 2024. Enfin, les Franciliens suivent massivement les grands événements sportifs et les Jeux, la région concentre une part importante des athlètes médaillés et des sportifs de haut niveau, ce qui confirme son rôle moteur dans le sport français.
MEDECINES ALTERNATIVES
Le texte de 2014 présente l’essor des médecines alternatives et complémentaires en France, en décrivant leur diversité (acupuncture, ostéopathie, hypnose, méditation, chiropraxie, mésothérapie, thermalisme psychiatrique, auriculothérapie, homéopathie) et les raisons de l’engouement du public (rejet des médicaments, quête de relation plus humaine, sentiment d’écoute). Il souligne les enjeux économiques et de santé publique, ainsi que l’hétérogénéité des formations et l’absence fréquente de réglementation, avec un risque de dérives et de pseudo-thérapeutes. Les évaluations scientifiques menées notamment par l’Inserm montrent, pour plusieurs pratiques, un effet possible sur certaines douleurs ou troubles (douleurs chroniques, anxiété, dépression, migraine), mais souvent sans supériorité claire par rapport aux traitements conventionnels, et avec de grandes limites méthodologiques. Certaines techniques semblent prometteuses comme adjuvantes (hypnose, méditation de pleine conscience, acupuncture dans quelques indications, thermalisme psychiatrique), tandis que pour d’autres (mésothérapie, homéopathie, auriculothérapie) l’efficacité spécifique reste non démontrée. L’ensemble du dossier conclut à la nécessité de mieux encadrer les praticiens, de renforcer l’information du public et de poursuivre des recherches rigoureuses pour situer ces pratiques à leur « juste place » aux côtés de la médecine fondée sur les preuves.
SOCIOLOGIE
Premier baromètre de l’Observatoire Seniors et société Les seniors en France déclarent majoritairement être heureux à la retraite et bien intégrés, mais se sentent en décalage avec l’évolution de la société et souvent considérés comme « vieux » par le regard social. L’étude met en évidence trois profils de retraités (en alerte, en fragilité, pleinement épanouis) et alerte sur le risque de hausse des situations de fragilité dans les décennies à venir. Trois grands défis sont identifiés : lutter contre l’âgisme et changer le regard social, développer une véritable culture préventive du vieillissement, et innover pour améliorer l’accès aux soins, notamment via les solutions mobiles, la télémédecine et l’IA. Le baromètre souligne aussi la peur de vieillir, le pessimisme sur l’aide future aux personnes âgées et les inquiétudes des actifs d’aujourd’hui quant à leur propre retraite. L’Observatoire Seniors et société se donne enfin pour mission de suivre ces évolutions et d’éclairer les politiques publiques afin de construire une société plus inclusive pour tous les âges.
LA SANTE EN EUROPE
Le texte présente un plan décennal pour transformer le NHS, jugé en « condition critique », en un système durable, plus efficace et plus équitable. Il propose trois grands basculements : de l’hôpital vers la communauté, de l’analogique vers le numérique, et du soin de la maladie vers la prévention, avec un fort recours à l’IA, aux données et à la génomique. L’organisation doit être plus dévolue et transparente, avec des pouvoirs renforcés pour les structures locales, des indicateurs publics de qualité et un rôle accru des patients dans leurs choix et leurs feedbacks. Le plan prévoit aussi une refonte profonde des métiers, avec des carrières plus attractives, l’intégration massive des technologies et une réduction de la dépendance au recrutement international. Enfin, un nouveau cadre financier, fondé sur la productivité, la valeur et le déplacement des ressources vers la communauté et la prévention, doit garantir la soutenabilité budgétaire du NHS.
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